les édités vendent souvent à peine quelques centaines d'exemplaires, et les auto-édités réussissent très souvent à vendre moins de dix exemplaires
Peut-être qu'à un moment il faut se dire qu'il y a trop? On parle de milliers de nouveaux ouvrages par an, est-ce utile à la société?
Et ne pas oublier que dans le logiciel, la grande majorité des développeurs (libre ou pas) n'ont pas plus que de quoi se payer un café, pour les mêmes raisons.
L'exemple en question est assez particulier
Je suis bien d'accord, mais justement il faudrait peut-être en débattre plutôt que de rejeter viscéralement le libre, voir ce qu'on peut en faire. Je ne dis pas que c'est simple, mais en tant que développeur libre (je suis nul en écriture de mots ou dessins) j'en chie aussi et c'est je trouve un peu trop facile de balancer que le libre n'est pas à regarder.
D'ailleurs, tu l'as dit un peu plus haut avec un exemple : quelqu'un a fait du libre, et ça n'a certes pas amélioré sa vie, mais ne l'a pas empirée non plus. Du coup si ce n'est pas pire, on pourrait se demander si ce ne serait pas si horrible de faire du libre et communiquer un peu dessus à ses heures perdues le temps de comprendre comment marketer le libre, sans se couper des habitudes d'avant en attendant?
qui a su communiquer sur le sujet (compétence annexe pas évidente à avoir)
Le problème est peut-être d'être frustré de ne pas pouvoir vendre assez car on sait juste écrire. Désolé, mais des gens qui savent écrire, il y en a plein (on est des milliards sur Terre...) et ceux qui sortent du lot sont ceux qui ont "quelque chose en plus".
Pas lié au l'écriture, c'est le cas partout (des chanteurs qui ont une superbe voix mais sont nuls en concert disparaissent car l'argent se trouve dans les concerts, des développeurs qui savent coder mais insultent les collègues se font de plus en plus virer...).
la seule solution satisfaisante que je vois clairement pour motiver à faire du libre dans ce domaine serait le revenu universel et arrêter de ne penser qu'à l'argent et à se casser la tête pour rendre rentables des choses indispensables mais difficilement rentables dans une économie de marché. Sur ce, je pars vite me cacher --->[].
Tu peux, car le revenu universel n'est pas vraiment basé sur cette idée, juste d'avoir de quoi tenter sans avoir peur. Tenter de faire de l'art, pourquoi pas, mais dire que le revenu universel sert à arrêter de penser à comment rentabiliser un travail est donner des munitions aux anti-revenu universel. dit plutôt que ça permet de tenter des approches différentes.
L'art n'a payé avec aucun système jusqu'à présent, en fait :-)
Il y a de l'argent dans l'art, beaucoup d'argent... Mais comme dans le logiciel et d'autres domaines, il y a une énorme disparité entre les "premiers" et les "autres". Se complaire en imaginant que c'est limité à l'art est se victimiser pour ne pas comprendre que l'art n'est pas pire qu'ailleurs (tous les domaines ont ces problèmes de disparité), c'est un peu la facilité (pareil pour des phrases comme "pour la personne que je connais ça paye pas mais tous les autres se sucrent sur son dos", si les autres se sucrent tant que ça on peut le remplacer, et oups en fait les autres font du taf qui coûte quand on regarde... Certains agriculteurs ou éleveurs ont le même discours, pas mal on ensuite essayé de remplacer les "méchants" et se sont alors aperçus que ces "méchants" ben ils taffent aussi; bon ceux qui ont un bons produits à vendre gagnent plus, certes, faut juste savoir le faire ce bon produit :) ).
A noter que pas mal d'artistes sont tombé sur l'auteur libre qui avait de plus en plus de succès en le traitant de traître car il demandait moins qu'eux à l'éditeur physique, sans vraiment s’interroger sur le pourquoi et comment, juste car il faisait pas pareil que le système habituel, ce système qu'ils critiquent car pas rémunérateur d'après eux, gloups pour l'ouverture d'esprit et la curiosité sur une tentative de faire différemment. J'aurai bien aimé avoir un avis argumenté de l'auteur du journal sur le sujet vu qu'il semble sensibilisé au libre tout en faisant la pub de non libre, mais bon la question n'était pas celle qu'il suggérait de poser sans doute donc pas de réponse.
Note : je ne dis pas que c'est exactement pareil entre logiciel et livres, le logiciel a trouvé une façon de faire en vendant du support (parfois) ou en vendant du libre (vendre le binaire sans empêcher le source libre, on profite du nom pour passer par chez soit) pour certains cas (par exemple pas foule a réussi pour du jeu libre), et il faut trouver ce qui pourrait déclencher la migration vers du libre qu'a pu avoir le logiciel libre (on me dit souvent que le libre est impossible à rentabiliser comme ici pour le livre, et pourtant RedHat vaut beaucoup et Microsoft s'y met à fond). Ca peut pour le moment être "on en parle mais on a pas trouvé de bonne idée pour", j'aurai trouvé normal cette réponse qu'aurait pu faire l'auteur plutôt que de sous-entendre que le libre est par définition de la merde et qu'une personne trouvant dommage que ce ne soit pas libre (ok, en jouant un peu en forçant le trait, mais je trouvais rigolo que le journal associe "moule de DLFP" à "on va écrire Geek dans le livre et ils achèteront peut-être, ils vont pas penser du tout à troller sur le non libre ni trouver chiant les DRM") soit forcément contre le non libre. Ce que j'ai trouvé dommage dans la présentation faite de ce livre dans le journal, c'est que je ne vois pas de lien avec les moules ici (en théorie plus intéressés par le libre que par nommer "Pixel" et "Linus" des personnages et en parlant d'un méchant qui contrôle tout, tout en ayant son site web principal avec une URL Facebook sous une excuse fallacieuse), du coup on a un livre présenté qui ressemble aux milliers d'autres qui existent déjà ou sortent en même temps (perso j'achète les BD et livres pour enfants clairement un peu au pif suivant du marketing de présentoir, je suis une victime de la pub de placement, mais je me vois quand même mal à tomber aussi bas que "on parle d'un ordi central donc toi geek libriste tu vas aimer", il m'en faut un peu plus sinon je prend d'autres histoires ou sur un coup de chance celle la d'histoire suivant l'humeur et non juste parce que je suis une moule aimant le libre).
PS : merci d'avoir relevé le niveau de l'échange :). bon, j'ai trop écrit, mais j'avais envie de réagir à la facilité de "l'art est le seul endroit qui ne paye pas et son système est pourri" trop stéréotype...
[^] # Re: En effet, mais on parle aussi de libre parfois ici
Posté par Zenitram (site web personnel) . En réponse au journal Le Guide du Voyageur Galactique a enfin un successeur : Pixel !. Évalué à -2. Dernière modification le 27 février 2019 à 21:08.
Peut-être qu'à un moment il faut se dire qu'il y a trop? On parle de milliers de nouveaux ouvrages par an, est-ce utile à la société?
Et ne pas oublier que dans le logiciel, la grande majorité des développeurs (libre ou pas) n'ont pas plus que de quoi se payer un café, pour les mêmes raisons.
Je suis bien d'accord, mais justement il faudrait peut-être en débattre plutôt que de rejeter viscéralement le libre, voir ce qu'on peut en faire. Je ne dis pas que c'est simple, mais en tant que développeur libre (je suis nul en écriture de mots ou dessins) j'en chie aussi et c'est je trouve un peu trop facile de balancer que le libre n'est pas à regarder.
D'ailleurs, tu l'as dit un peu plus haut avec un exemple : quelqu'un a fait du libre, et ça n'a certes pas amélioré sa vie, mais ne l'a pas empirée non plus. Du coup si ce n'est pas pire, on pourrait se demander si ce ne serait pas si horrible de faire du libre et communiquer un peu dessus à ses heures perdues le temps de comprendre comment marketer le libre, sans se couper des habitudes d'avant en attendant?
Le problème est peut-être d'être frustré de ne pas pouvoir vendre assez car on sait juste écrire. Désolé, mais des gens qui savent écrire, il y en a plein (on est des milliards sur Terre...) et ceux qui sortent du lot sont ceux qui ont "quelque chose en plus".
Pas lié au l'écriture, c'est le cas partout (des chanteurs qui ont une superbe voix mais sont nuls en concert disparaissent car l'argent se trouve dans les concerts, des développeurs qui savent coder mais insultent les collègues se font de plus en plus virer...).
Tu peux, car le revenu universel n'est pas vraiment basé sur cette idée, juste d'avoir de quoi tenter sans avoir peur. Tenter de faire de l'art, pourquoi pas, mais dire que le revenu universel sert à arrêter de penser à comment rentabiliser un travail est donner des munitions aux anti-revenu universel. dit plutôt que ça permet de tenter des approches différentes.
Il y a de l'argent dans l'art, beaucoup d'argent... Mais comme dans le logiciel et d'autres domaines, il y a une énorme disparité entre les "premiers" et les "autres". Se complaire en imaginant que c'est limité à l'art est se victimiser pour ne pas comprendre que l'art n'est pas pire qu'ailleurs (tous les domaines ont ces problèmes de disparité), c'est un peu la facilité (pareil pour des phrases comme "pour la personne que je connais ça paye pas mais tous les autres se sucrent sur son dos", si les autres se sucrent tant que ça on peut le remplacer, et oups en fait les autres font du taf qui coûte quand on regarde... Certains agriculteurs ou éleveurs ont le même discours, pas mal on ensuite essayé de remplacer les "méchants" et se sont alors aperçus que ces "méchants" ben ils taffent aussi; bon ceux qui ont un bons produits à vendre gagnent plus, certes, faut juste savoir le faire ce bon produit :) ).
A noter que pas mal d'artistes sont tombé sur l'auteur libre qui avait de plus en plus de succès en le traitant de traître car il demandait moins qu'eux à l'éditeur physique, sans vraiment s’interroger sur le pourquoi et comment, juste car il faisait pas pareil que le système habituel, ce système qu'ils critiquent car pas rémunérateur d'après eux, gloups pour l'ouverture d'esprit et la curiosité sur une tentative de faire différemment. J'aurai bien aimé avoir un avis argumenté de l'auteur du journal sur le sujet vu qu'il semble sensibilisé au libre tout en faisant la pub de non libre, mais bon la question n'était pas celle qu'il suggérait de poser sans doute donc pas de réponse.
Note : je ne dis pas que c'est exactement pareil entre logiciel et livres, le logiciel a trouvé une façon de faire en vendant du support (parfois) ou en vendant du libre (vendre le binaire sans empêcher le source libre, on profite du nom pour passer par chez soit) pour certains cas (par exemple pas foule a réussi pour du jeu libre), et il faut trouver ce qui pourrait déclencher la migration vers du libre qu'a pu avoir le logiciel libre (on me dit souvent que le libre est impossible à rentabiliser comme ici pour le livre, et pourtant RedHat vaut beaucoup et Microsoft s'y met à fond). Ca peut pour le moment être "on en parle mais on a pas trouvé de bonne idée pour", j'aurai trouvé normal cette réponse qu'aurait pu faire l'auteur plutôt que de sous-entendre que le libre est par définition de la merde et qu'une personne trouvant dommage que ce ne soit pas libre (ok, en jouant un peu en forçant le trait, mais je trouvais rigolo que le journal associe "moule de DLFP" à "on va écrire Geek dans le livre et ils achèteront peut-être, ils vont pas penser du tout à troller sur le non libre ni trouver chiant les DRM") soit forcément contre le non libre. Ce que j'ai trouvé dommage dans la présentation faite de ce livre dans le journal, c'est que je ne vois pas de lien avec les moules ici (en théorie plus intéressés par le libre que par nommer "Pixel" et "Linus" des personnages et en parlant d'un méchant qui contrôle tout, tout en ayant son site web principal avec une URL Facebook sous une excuse fallacieuse), du coup on a un livre présenté qui ressemble aux milliers d'autres qui existent déjà ou sortent en même temps (perso j'achète les BD et livres pour enfants clairement un peu au pif suivant du marketing de présentoir, je suis une victime de la pub de placement, mais je me vois quand même mal à tomber aussi bas que "on parle d'un ordi central donc toi geek libriste tu vas aimer", il m'en faut un peu plus sinon je prend d'autres histoires ou sur un coup de chance celle la d'histoire suivant l'humeur et non juste parce que je suis une moule aimant le libre).
PS : merci d'avoir relevé le niveau de l'échange :). bon, j'ai trop écrit, mais j'avais envie de réagir à la facilité de "l'art est le seul endroit qui ne paye pas et son système est pourri" trop stéréotype...