Posté par cmal .
En réponse au journal Grand débat.
Évalué à 7.
Dernière modification le 25 février 2019 à 14:57.
Tu rejettes les compromis, mais c'est la base de la vie en société qui fonctionne
Bien sûr qu'un compromis est nécessaire, mais il ne doit pas être un prétexte pour maintenir en place des mécaniques de domination et d'exploitation.
Pour moi, un bon compromis c'est l'autonomie à l'échelle des communes, via ce qu'on appelle municipalisme libertaire. Si je ne suis pas d'accord avec le fonctionnement de ma commune (qui peut être de quelques dizaines à quelques centaines de personnes) alors libre à moi de rejoindre ou fonder une autre commune dont le fonctionnement est différent. Ce qui n'empêche d'établir des liens de solidarité matérielle entre les communes, malgré les désaccords.
Au Rojava (Kurdistan révolutionnaire syrien), c'est le confédéralisme démocratique qui est mis en place. C'est une forme plus spécifique de municipalisme libertaire prenant en compte les considérations ethniques et religieuses propres aux régions cosmopolites comme la Syrie. Chaque communauté (y compris les communautés qui ne sont pas ethniques ou religieuses au sens traditionnel du terme) est représentée de façon paritaire dans la fédération des communes.
si par exemple on écoutait les Gilets Jaunes, ça serait une petite partie de la société qui déciderait unilatéralement de faire payer "les autres", personnes qui fuiraient le pays et il restera un pays pauvre dictatorial
C'est faux. Tu décris le système actuel où les capitalistes exploitent de façon dictatoriale les petites mains qui n'ont que le choix de courber l'échine ou de crever la dalle. C'est la situation que les ancienNEs esclaves lors de l'abolition au 19ème siècle ont appelé wage slavery (esclavage salarié) pour indiquer que la relation de salariat n'a rien d'un choix libre et égalitaire.
Si tu écoutais les revendications de la base, déjà toute l'économie fonctionnerait en coopératives, sans patrons ni actionnaires. Qu'ils se cassent à l'étranger avec leur capitaux virtuels, ça n'arrêtera pas les usines de tourner, les champs de pousser, etc. Seule une milice du capital (la police nationale) peut empêcher une société de fonctionner sans propriété privée, comme aujourd'hui où la mission principale de la police est de garantir que les banques ne soient pas attaquées et que les immeubles vides restent vides pendant que certainEs crèvent de froid dans la rue.
Pour les personnes en manque de curiosité intellectuelle et historique, le documentaire Vivre l'utopie (traduit par Arte) revient sur la révolution sociale espagnole de 1936, l'abolition (temporaire) de l'État et du patronat et l'autogestion dans les usines et les coopératives agricoles, et dans la défense contre le régime fasciste de Franco.
On y apprend par exemple (et c'est confirmé par moult documents historiques), que la production des usines catalanes a augmenté suite à l'abolition du patronat.
PS: Si tu t'intéresses un peu à l'histoire moderne du Vénézuela, tu verras très vite que certes le pouvoir politique est dictatorial, mais que la crise alimentaire vénézuélienne est le fait de forces politiques extérieures qui cherchent à renverser le pouvoir politique vénézuélien. Personnellement, je refuse de choisir mon camp entre la dictature locale et l'Empire capitaliste.
[^] # Re: Le temps
Posté par cmal . En réponse au journal Grand débat. Évalué à 7. Dernière modification le 25 février 2019 à 14:57.
Bien sûr qu'un compromis est nécessaire, mais il ne doit pas être un prétexte pour maintenir en place des mécaniques de domination et d'exploitation.
Pour moi, un bon compromis c'est l'autonomie à l'échelle des communes, via ce qu'on appelle municipalisme libertaire. Si je ne suis pas d'accord avec le fonctionnement de ma commune (qui peut être de quelques dizaines à quelques centaines de personnes) alors libre à moi de rejoindre ou fonder une autre commune dont le fonctionnement est différent. Ce qui n'empêche d'établir des liens de solidarité matérielle entre les communes, malgré les désaccords.
Au Rojava (Kurdistan révolutionnaire syrien), c'est le confédéralisme démocratique qui est mis en place. C'est une forme plus spécifique de municipalisme libertaire prenant en compte les considérations ethniques et religieuses propres aux régions cosmopolites comme la Syrie. Chaque communauté (y compris les communautés qui ne sont pas ethniques ou religieuses au sens traditionnel du terme) est représentée de façon paritaire dans la fédération des communes.
C'est faux. Tu décris le système actuel où les capitalistes exploitent de façon dictatoriale les petites mains qui n'ont que le choix de courber l'échine ou de crever la dalle. C'est la situation que les ancienNEs esclaves lors de l'abolition au 19ème siècle ont appelé wage slavery (esclavage salarié) pour indiquer que la relation de salariat n'a rien d'un choix libre et égalitaire.
Si tu écoutais les revendications de la base, déjà toute l'économie fonctionnerait en coopératives, sans patrons ni actionnaires. Qu'ils se cassent à l'étranger avec leur capitaux virtuels, ça n'arrêtera pas les usines de tourner, les champs de pousser, etc. Seule une milice du capital (la police nationale) peut empêcher une société de fonctionner sans propriété privée, comme aujourd'hui où la mission principale de la police est de garantir que les banques ne soient pas attaquées et que les immeubles vides restent vides pendant que certainEs crèvent de froid dans la rue.
Pour les personnes en manque de curiosité intellectuelle et historique, le documentaire Vivre l'utopie (traduit par Arte) revient sur la révolution sociale espagnole de 1936, l'abolition (temporaire) de l'État et du patronat et l'autogestion dans les usines et les coopératives agricoles, et dans la défense contre le régime fasciste de Franco.
On y apprend par exemple (et c'est confirmé par moult documents historiques), que la production des usines catalanes a augmenté suite à l'abolition du patronat.
PS: Si tu t'intéresses un peu à l'histoire moderne du Vénézuela, tu verras très vite que certes le pouvoir politique est dictatorial, mais que la crise alimentaire vénézuélienne est le fait de forces politiques extérieures qui cherchent à renverser le pouvoir politique vénézuélien. Personnellement, je refuse de choisir mon camp entre la dictature locale et l'Empire capitaliste.