• [^] # Re: Oui, enfin presque

    Posté par . En réponse au journal Grand débat. Évalué à 10. Dernière modification le 22 février 2019 à 21:10.

    Faciliter la lecture... C'est peut-être uniquement parce qu'on n'en n'a pas l'habitude.

    Non. La réforme de l'orthographe de 90 a fait beaucoup de bruit mais au final les gens l'utilisent plus ou moins parce que c'est souvent plus facile.
    L'écriture inclusive demande un effort, effort d'écriture avec une logique inversée par rapport au genre non-marqué du masculin/neutre classique, et effort de lecture et de compréhension qui pose davantage de difficultés pour les dyslexiques ou les gens qui sont en voie d'analphabétisation.
    En gros, sous couvert d'inclusivité, cette forme d'écriture chamboule les structures et complique l'intégration de certaines personnes ayant un handicap. Gros paradoxe n'est-ce pas ?

    Qui plus est, ce n'est pas juste une histoire de féminisme,

    C'est du féminisme intersectionnel, ce qu'on appelle généralement du féminisme de troisième ou quatrième génération. Un féminisme qui prend ses racines dans les gender studies américaines, maintes fois critiquées pour leur pertinence sociologique, psychologique et leur rigueur scientifique. Un féminisme qui n'a aucune racine avec les anciennes générations de militantes issus d'une réflexion marxiste ou libertaire et qui ne s'est répandu qu'à travers des discours sophistiques prédigérés dans des groupes où la pensée autocritique du mouvement est un facteur d'ostracisation.
    De tels biais font qu'en réaction des contradicteurs conservateurs comme Petersen ont le vent en poupe et l'image du féminisme ou de l'anti-racisme dans leur intégralité s'en voit dégradés.

    Et il ne faut pas oublier qu'il n'y aurait pas de féminisme si il y avait une réelle égalité entre les genres.

    tu confonds genre et sexe...
    Les combats sur la représentativité et l'apparence, qui sont de l'ordre de l'évolutions des mœurs, n'ont jamais dérangé le capitalisme et le libéralisme économique.