• [^] # Re: et ben

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal (Bonne nouvelle sur le) Renouvellement du droit d'auteur en Europe. Évalué à 6.

    La relation de causalité m'échappe complètement. Lorsque tu élis des gens tu n'as aucun outils pour les contraindre à respecter leur parole pré-électorale

    Tu en as des outils. Déjà le fait de voter à nouveau. Bizarrement certains candidats que ce soit municipaux ou nationaux, malgré des problèmes avec la justice ou un passé politique douteux ont toujours un soutien populaire dans les urnes.

    Si le citoyens étaient vraiment préoccupés par ces choses là, il sanctionnerait pas les urnes. Et le politique en question serait mis sur la touche de fait. Et si cela se passe suffisamment souvent, une culture politique s'installe et les politiques eux mêmes agiraient en amont, avant la pression populaire.

    Suffit de voir ce qui se passe dans certains pays où une note de frais pour un café non déclaré peut entrainer une démission. Cela n'est possible que parce que le peuple a une culture politique et a un historique qui fait que ce genre de choses ne passent plus électoralement.

    Le problème aussi de tout rejeter sur le politique, c'est qu'on oublie sa propre responsabilité. J'ai voté pour des politiques. S'il s'avère que ce choix était mauvais je partage cette responsabilité. Et si je trouve qu'il n'y a pas de candidats valables pour me représenter, plutôt que de râler dans mon coin, je fonde un parti et je me présente. C'est comme ça que la démocratie doit fonctionner.

    Il suffit d'ailleurs de voir les attentes à une élection présidentielle. On attend l'élection d'un sauveur. Celui qui va s'occuper de tous les problèmes, résoudre tout et bien sûr de manière magique et indolore. On oublie qu'il y a un compromis national à trouver, que la France est engagée dans des traités internationaux, que la France baigne dans une interconnexion économico-commercial dont on n'a pas le contrôle tout entier.

    cette impossibilité d'agir pour les ramener dans le monde réel, qui pousse les gilets jaunes à se réunir tout les samedi même s'ils risquent leurs yeux, mains et pieds.

    Le problème du mouvement comme celui des gilets jaunes c'est qu'il dénonce un problème mais pas une solution. Car ce genre de milieu attend des réponses contradictoires de manière individuelle. Or la politique c'est le compromis, est-ce qu'ils accepteraient une solution au problème même si cela ne va pas dans leur sens ? C'est ça aussi la difficulté de la politique qu'il faut intégrer.