En quoi cela implique-t-il, comme je l'ai demandé, que l'utilisateur repaie pour un nouveau service?
Le sujet est que l'art et le logiciel libre n'ont rien à voir (ou au contraire tout en commun). Je te sors l'exemple de l'achat d'un DVD avec des limitations fortes sur ce que l'utilisateur peut faire avec (pas de location, pas de diffusion avec une audience trop large, etc.).
Limitations qui sont arbitraires, contraignantes et similaire à ce que tu retrouves dans l'industrie logicielle. Tout comme tu ne peux pas installer Windows sur autant de postes que tu veux, tu ne peux pas utiliser certains logiciels pour faire ton activité pro avec une licence standard, etc.
Netflix, un SERVICE, et pas une œuvre d'art. De nouveau, rien de particuliers à l'art.
Mais ce service repose sur l'art qui est derrière. C'est évident. Quand on s'intéresse à l'art et au droit d'auteurs, on s'intéresse au milieu culturel et de sa diffusion : musée, cinéma, VOD, théâtres, livres, bibliothèques, etc.
Dans ce cas je pourrais te dire que comme Netflix est un service dans le nuage et non chez moi, on s'en fout que le code employé soit libre, pas vrai ?
Et de nouveau, où est-ce qu'un simple utilisateur est soudainement bloqué.
Bah typiquement, dans mon cas réel je précise, l'utilisateur qui est abonné à Netflix avec du contenu Disney aujourd'hui aura deux choix :
Soit se passer du contenu Disney quand l'échéance arrivera ;
Soit souscrire un abonnement supplémentaire pour bénéficier de ce contenu additionnel.
C'est quand même concret comme impact, non ?
Et puis, je n'aime pas cette façon de caricaturer Netflix méchante boîte capitaliste et simple utilisateur innocent. La beauté dans le Logiciel Libre (et dans les Droits de l'Homme, typiquement) c'est le caractère universel. Que tu sois Netflix, un particulier lambda, un terroriste, un violeur mangeur d'enfant, un activiste d'extrême gauche, un écolo, un marginal ou un pauvre, tout ce monde bénéfice exactement des mêmes droits.
C'est un concept puissant et qui fait tout l'intérêt du mouvement. Le Libre n'est pas réservé uniquement à ceux qui suivent l'idéologie du moment. Le libre a retiré justement le côté arbitraire qu'on retrouve dans le proprio.
Donc dans ce cas ci, Netflix est aussi un utilisateur de produits culturels pour son propre business et il est très sensible aux décisions des éditeurs et producteurs tel que Disney. Netflix aussi mérite une protection contre ce genre de pratiques.
Tout comme on n'hésite pas ici même à râler contre les pratiques commerciales de Microsoft ou d'autres éditeurs qui vendent des licences à bas prix à des PME ou administrations et qui subitement une fois le marché conquis augmentent les prix. Sans que tu ne puisses rien faire car ton activité en dépend et que le côté proprio te prive de te fournir ailleurs.
Le cas Netflix est vraiment très similaire en tout point. Que ce soit pour Netflix lui même tout comme ses clients.
Le problème serait similaire si tu achètes les droits pour les photos de l'église à monsieur X, mais que demain tu veuilles acheter des photos de la mairie, mais tu ne peux pas les acheter à monsieur Y au lieu de monsieur X, car il y a incompatibilité entre les deux.
Je te donne des exemples concrets, déjà arrivés dans la vie réelle, où le droit d'auteur dans le domaine artistique a des impacts pratiques pour les gens. Que ce soit des entreprises, administrateurs ou simples particuliers.
Qu'en somme, nous ne discutons pas d'une situation hypothétique tirée par les cheveux. On retombe réellement sur des problèmes qu'on critique ici allègrement quand cela se produit dans le monde logiciel.
Et de nouveau, en quoi est-ce que l'auteur du livre dans la langue X te capture ? Si tu achètes le livre X, est-ce vrai que tu ne peux plus acheter le livre Y parce qu'il a une langue différente ?
Le libre / proprio ne se résume pas à une question d'enfermement technique. Même dans le monde logiciel.
D'ailleurs on le voit bien, dans les arguments du libre tu as justement la possibilité de traduire les logiciels dans les langues peu communes (non rentables pour les éditeurs) pour améliorer l'accès à l'informatique dans ces coins reculés. Tiens donc, ça ressemble vachement à l'intérêt de traduire les livres pour améliorer l'accès à la culture. Étrange.
Ça parle aussi de la possibilité d'avoir la possibilité de changer de fournisseurs si jamais l'actuel ne te convient plus ou fait faillite. C'est étrange encore similaire au cas Netflix cité plus haut.
Je rappelle par ailleurs que RMS a initié le LL car le fournisseur de son imprimante défectueuse refusait de corriger le pilote et que RMS n'avait aucun fournisseur (faute de code) capable de le faire. Ce n'est as un problème d'incompatibilité technique qui a été à l'origine de tout ceci mais justement du monopole des droits sur le code du pilote (et dans le cas du libre, du monopole des droits pour la diffusion de l’œuvre).
Etc.
Il y a probablement des situations où le logiciel et l'art ne se comparent pas. Mais on constate à travers ces exemples qu'il y a beaucoup de points communs. Et étrangement dans le cas du LL on trouve normal de s'en indigner, dans l'art beaucoup moins.
Bien sur, personne ne nie ça. Tout ce que je dis, c'est que pour l'ensemble des problèmatiques, pour certains, l'important, c'est un aspect et pour d'autres c'est un autre aspect. Dire "j'appelle 'libre' ce qui correspond à mon aspect, donc, si tu n'appelles pas ça 'libre', tu es dans l'erreur" est incohérent, car aucun des deux aspects n'est plus légitime que l'autre.
Zenitram et moi (et probablement d'autres) nous ne mettons pas en avant un point particulier dans le LL ou l'art libre. Le libre c'est 4 libertés fondamentales. Et il n'y a pas de raison que l'art se différencie du logiciel sur ce point d'autant plus que comme je l'ai exprimé, les arguments concernant les deux se rejoignent allègrement.
[^] # Re: Pourquoi je viendrais ? J'ai pas compris !
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal En Francilie, on aime les oignons !. Évalué à 7.
Le sujet est que l'art et le logiciel libre n'ont rien à voir (ou au contraire tout en commun). Je te sors l'exemple de l'achat d'un DVD avec des limitations fortes sur ce que l'utilisateur peut faire avec (pas de location, pas de diffusion avec une audience trop large, etc.).
Limitations qui sont arbitraires, contraignantes et similaire à ce que tu retrouves dans l'industrie logicielle. Tout comme tu ne peux pas installer Windows sur autant de postes que tu veux, tu ne peux pas utiliser certains logiciels pour faire ton activité pro avec une licence standard, etc.
Mais ce service repose sur l'art qui est derrière. C'est évident. Quand on s'intéresse à l'art et au droit d'auteurs, on s'intéresse au milieu culturel et de sa diffusion : musée, cinéma, VOD, théâtres, livres, bibliothèques, etc.
Dans ce cas je pourrais te dire que comme Netflix est un service dans le nuage et non chez moi, on s'en fout que le code employé soit libre, pas vrai ?
Bah typiquement, dans mon cas réel je précise, l'utilisateur qui est abonné à Netflix avec du contenu Disney aujourd'hui aura deux choix :
C'est quand même concret comme impact, non ?
Et puis, je n'aime pas cette façon de caricaturer Netflix méchante boîte capitaliste et simple utilisateur innocent. La beauté dans le Logiciel Libre (et dans les Droits de l'Homme, typiquement) c'est le caractère universel. Que tu sois Netflix, un particulier lambda, un terroriste, un violeur mangeur d'enfant, un activiste d'extrême gauche, un écolo, un marginal ou un pauvre, tout ce monde bénéfice exactement des mêmes droits.
C'est un concept puissant et qui fait tout l'intérêt du mouvement. Le Libre n'est pas réservé uniquement à ceux qui suivent l'idéologie du moment. Le libre a retiré justement le côté arbitraire qu'on retrouve dans le proprio.
Donc dans ce cas ci, Netflix est aussi un utilisateur de produits culturels pour son propre business et il est très sensible aux décisions des éditeurs et producteurs tel que Disney. Netflix aussi mérite une protection contre ce genre de pratiques.
Tout comme on n'hésite pas ici même à râler contre les pratiques commerciales de Microsoft ou d'autres éditeurs qui vendent des licences à bas prix à des PME ou administrations et qui subitement une fois le marché conquis augmentent les prix. Sans que tu ne puisses rien faire car ton activité en dépend et que le côté proprio te prive de te fournir ailleurs.
Le cas Netflix est vraiment très similaire en tout point. Que ce soit pour Netflix lui même tout comme ses clients.
Je te donne des exemples concrets, déjà arrivés dans la vie réelle, où le droit d'auteur dans le domaine artistique a des impacts pratiques pour les gens. Que ce soit des entreprises, administrateurs ou simples particuliers.
Qu'en somme, nous ne discutons pas d'une situation hypothétique tirée par les cheveux. On retombe réellement sur des problèmes qu'on critique ici allègrement quand cela se produit dans le monde logiciel.
Le libre / proprio ne se résume pas à une question d'enfermement technique. Même dans le monde logiciel.
D'ailleurs on le voit bien, dans les arguments du libre tu as justement la possibilité de traduire les logiciels dans les langues peu communes (non rentables pour les éditeurs) pour améliorer l'accès à l'informatique dans ces coins reculés. Tiens donc, ça ressemble vachement à l'intérêt de traduire les livres pour améliorer l'accès à la culture. Étrange.
Ça parle aussi de la possibilité d'avoir la possibilité de changer de fournisseurs si jamais l'actuel ne te convient plus ou fait faillite. C'est étrange encore similaire au cas Netflix cité plus haut.
Je rappelle par ailleurs que RMS a initié le LL car le fournisseur de son imprimante défectueuse refusait de corriger le pilote et que RMS n'avait aucun fournisseur (faute de code) capable de le faire. Ce n'est as un problème d'incompatibilité technique qui a été à l'origine de tout ceci mais justement du monopole des droits sur le code du pilote (et dans le cas du libre, du monopole des droits pour la diffusion de l’œuvre).
Etc.
Il y a probablement des situations où le logiciel et l'art ne se comparent pas. Mais on constate à travers ces exemples qu'il y a beaucoup de points communs. Et étrangement dans le cas du LL on trouve normal de s'en indigner, dans l'art beaucoup moins.
Zenitram et moi (et probablement d'autres) nous ne mettons pas en avant un point particulier dans le LL ou l'art libre. Le libre c'est 4 libertés fondamentales. Et il n'y a pas de raison que l'art se différencie du logiciel sur ce point d'autant plus que comme je l'ai exprimé, les arguments concernant les deux se rejoignent allègrement.