Je suis assez d'accord. Les forces de l'ordre font bloc pour défendre une culture inacceptable (tutoiement, couverture de bavures, rapports et procès-verbaux commportant des omissions ou des éléments manifestement faux, abus de droit...). Typiquement, les policiers conspuent la justice pour une forme de laxisme, sans jamais remettre en question la qualité des dossiers (enquêtes à charge, vices de forme...), et sans jamais remettre en causes leurs méthodes de travail. Un exemple frappant, c'est de voir la quantité de gens qui sortent des commissariats ou gendarmerie sans avoir pu déposer plainte, ça illustre quand même l'idée que les OPJ se sentent complètement couverts par leur hiérarchie pour tout un tas de pratiques clairement inacceptables.
C'est aussi dû à une forme d'homogénéité sociale qu'il est très difficile de briser (je n'envie pas le sort des femmes et des arabes dans la police...), et d'une culture administrative très ancienne (l'esprit de corps fait partie de leur formation, et la voie hiérarchique est totalement homogène du fait des promotions internes). À décharge, on recrute des fonctionnaires de police dans le bas de la grille de la fonction publique, avec probablement l'idée ancienne du maintient de l'ordre qui nécessite des muscles et de l'obéissance. Sauf que le travail de la police est de plus en plus administratif, et que naviguer dans la justice moderne et toute sa complexité juridique, l'évolution de la jurisprudence, les lois qui se succèdent à un rythme fou, les ordonnances qui tombent ou non à n'importe quelle date, qui se contredisent, qui contredisent les instructions hiérarchiques... Et au final, un procès verbal rédigé en vitesse par un agent de terrain, bourré de fautes d'orthographes et de formulations peu claires, va faire l'objet d'un débat contradictoire entre avocats super-spécialisés, c'est problématique.
[^] # Re: Agressivité
Posté par arnaudus . En réponse au journal En Francilie, on aime les oignons !. Évalué à 10.
Je suis assez d'accord. Les forces de l'ordre font bloc pour défendre une culture inacceptable (tutoiement, couverture de bavures, rapports et procès-verbaux commportant des omissions ou des éléments manifestement faux, abus de droit...). Typiquement, les policiers conspuent la justice pour une forme de laxisme, sans jamais remettre en question la qualité des dossiers (enquêtes à charge, vices de forme...), et sans jamais remettre en causes leurs méthodes de travail. Un exemple frappant, c'est de voir la quantité de gens qui sortent des commissariats ou gendarmerie sans avoir pu déposer plainte, ça illustre quand même l'idée que les OPJ se sentent complètement couverts par leur hiérarchie pour tout un tas de pratiques clairement inacceptables.
C'est aussi dû à une forme d'homogénéité sociale qu'il est très difficile de briser (je n'envie pas le sort des femmes et des arabes dans la police...), et d'une culture administrative très ancienne (l'esprit de corps fait partie de leur formation, et la voie hiérarchique est totalement homogène du fait des promotions internes). À décharge, on recrute des fonctionnaires de police dans le bas de la grille de la fonction publique, avec probablement l'idée ancienne du maintient de l'ordre qui nécessite des muscles et de l'obéissance. Sauf que le travail de la police est de plus en plus administratif, et que naviguer dans la justice moderne et toute sa complexité juridique, l'évolution de la jurisprudence, les lois qui se succèdent à un rythme fou, les ordonnances qui tombent ou non à n'importe quelle date, qui se contredisent, qui contredisent les instructions hiérarchiques... Et au final, un procès verbal rédigé en vitesse par un agent de terrain, bourré de fautes d'orthographes et de formulations peu claires, va faire l'objet d'un débat contradictoire entre avocats super-spécialisés, c'est problématique.