De toutes manières, il ne semble pas y avoir de solution miracle. Soit tu mets un place un système de filtre a priori, au moment où un utilisateur uploade sa vidéo. Dans ce cas, il faut un système d'analyse installé soit chez l'hébergeur de contenu, soit chez les ayant-droit avec transmission automatique du fichier (ou d'un résumé du fichier). Dans tous les cas, c'est lourd, et c'est couteux pour toutes les parties (ayant-droits et hébergeur). Soit le filtrage se fait a posteriori, le fichier est mis à disposition, les ayant-droits aspirent en permanence le contenu des sites diffuseurs (bonjour la bande passante), et envoient rapidement une demande de retrait, analysée ou pas par un être humain. Et dans ce deuxième cas, il faudra "réparer" les dégats; il faudra évaluer les dommages (y compris la maintenance du système de tracking, la bande passante, etc?), porter plainte, laisser la justice retrouver les coupables, et les condamner à réparer les pertes d'exploitation. Et il faudra aussi que les diffuseurs «remboursent» d'une manière ou d'une autre les recettes publicitaires ou autres qu'ils ont engrangés par la diffusion sur une période de temps plus ou moins longue.
Au final, c'est quand même déconnant. Les ayant-droit ont droit (et c'est même leur fond de commerce) de contrôler et de monétiser la diffusion des œuvres de leur catalogue. Soit on leur retire ce droit, soit on leur donne les moyens de le faire respecter et/ou de récupérer le manque à gagner chez ceux qui les ont temporairement remplacés. Mais on ne peut pas rester dans une situation intermédiaire où le droit est inapplicable. Et être pris en sandwich entre les GAFAM et l'industrie culturelle, ça n'est pas une position très confortable, honnêtement. Je ne croyais pas un jour devoir défendre la SACEM, mais l'idée d'aider Google à se faire encore plus de bénéfices en les autorisant à remplacer les sociétés de collecte des droits d'auteur me semble encore moins souhaitable que les magouilles et le racket desdites sociétés...
[^] # Re: Débats contradictoires
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche Directive droit d’auteur : bientôt la dernière ligne droite pour enterrer un texte liberticide. Évalué à 5.
De toutes manières, il ne semble pas y avoir de solution miracle. Soit tu mets un place un système de filtre a priori, au moment où un utilisateur uploade sa vidéo. Dans ce cas, il faut un système d'analyse installé soit chez l'hébergeur de contenu, soit chez les ayant-droit avec transmission automatique du fichier (ou d'un résumé du fichier). Dans tous les cas, c'est lourd, et c'est couteux pour toutes les parties (ayant-droits et hébergeur). Soit le filtrage se fait a posteriori, le fichier est mis à disposition, les ayant-droits aspirent en permanence le contenu des sites diffuseurs (bonjour la bande passante), et envoient rapidement une demande de retrait, analysée ou pas par un être humain. Et dans ce deuxième cas, il faudra "réparer" les dégats; il faudra évaluer les dommages (y compris la maintenance du système de tracking, la bande passante, etc?), porter plainte, laisser la justice retrouver les coupables, et les condamner à réparer les pertes d'exploitation. Et il faudra aussi que les diffuseurs «remboursent» d'une manière ou d'une autre les recettes publicitaires ou autres qu'ils ont engrangés par la diffusion sur une période de temps plus ou moins longue.
Au final, c'est quand même déconnant. Les ayant-droit ont droit (et c'est même leur fond de commerce) de contrôler et de monétiser la diffusion des œuvres de leur catalogue. Soit on leur retire ce droit, soit on leur donne les moyens de le faire respecter et/ou de récupérer le manque à gagner chez ceux qui les ont temporairement remplacés. Mais on ne peut pas rester dans une situation intermédiaire où le droit est inapplicable. Et être pris en sandwich entre les GAFAM et l'industrie culturelle, ça n'est pas une position très confortable, honnêtement. Je ne croyais pas un jour devoir défendre la SACEM, mais l'idée d'aider Google à se faire encore plus de bénéfices en les autorisant à remplacer les sociétés de collecte des droits d'auteur me semble encore moins souhaitable que les magouilles et le racket desdites sociétés...