Une taxe pour fonctionner doit être intelligente. Monter le prix pour monter le prix n'est pas forcément le but à atteindre.
Déjà le prix de la taxe doit dépendre du kilométrage de l'avion. Si tu te bases sur des éléments plus forfaitaires, tu vas augmenter certes le prix du billet, mais cela n'aura pas l'effet escompté.
Cela pénaliserait probablement fortement les liaisons courts courriers mais pas les longs courriers (car le montant forfaitaire serait bien plus bas que le coût du vol pour le passager). Or bien évidemment il faudrait pénaliser le plus les longs courriers, qui polluent plus de manière absolue.
Pas impossible qu'une taxe basé sur le temps de vol ou la distance de vol soit considérée comme une taxe déguisée sur le kérosène.
Et le principal problème est qu'en appliquant cette taxe, tu peux déplacer le problème. Par exemple un parisien ou lillois irait prendre son avion à Bruxelles, un sudiste irait en Italie ou en Espagne, un alsacien ou alpiste en Allemagne ou en Suisse.
Le dernier point n'est pas une excuse pour ne rien faire. Je suis pour une taxation du kérosène sur les liaisons nationales dès maintenant par exemple. Chose parfaitement possible. Mais il faut réaliser que l'impact sera plus symbolique que réel, tant qu'une renégociation du traité sur la taxation du kérosène n'a pas été faite. Ou que l'UE impose la taxation au niveau continentale.
[^] # Re: R.I.C. / R.I.P
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal Cahier de doléances. Évalué à 5.
Une taxe pour fonctionner doit être intelligente. Monter le prix pour monter le prix n'est pas forcément le but à atteindre.
Déjà le prix de la taxe doit dépendre du kilométrage de l'avion. Si tu te bases sur des éléments plus forfaitaires, tu vas augmenter certes le prix du billet, mais cela n'aura pas l'effet escompté.
Cela pénaliserait probablement fortement les liaisons courts courriers mais pas les longs courriers (car le montant forfaitaire serait bien plus bas que le coût du vol pour le passager). Or bien évidemment il faudrait pénaliser le plus les longs courriers, qui polluent plus de manière absolue.
Pas impossible qu'une taxe basé sur le temps de vol ou la distance de vol soit considérée comme une taxe déguisée sur le kérosène.
Et le principal problème est qu'en appliquant cette taxe, tu peux déplacer le problème. Par exemple un parisien ou lillois irait prendre son avion à Bruxelles, un sudiste irait en Italie ou en Espagne, un alsacien ou alpiste en Allemagne ou en Suisse.
Le dernier point n'est pas une excuse pour ne rien faire. Je suis pour une taxation du kérosène sur les liaisons nationales dès maintenant par exemple. Chose parfaitement possible. Mais il faut réaliser que l'impact sera plus symbolique que réel, tant qu'une renégociation du traité sur la taxation du kérosène n'a pas été faite. Ou que l'UE impose la taxation au niveau continentale.