• [^] # Re: Proposition n°1: la production doit être durable

    Posté par . En réponse au journal Cahier de doléances. Évalué à 6.

    Si tu considères que quelques décennies de high-tech ou avec de l’énergie abondante et peu chère sont extrapolables bien des années encore, ce qui n’est pas nécessairement le cas. C’est un acte de foi, pas un raisonnement rationnel :)

    C’est pas du tout l’avis de l’auteur de « l’age des low tech », (une de ses interviews par ex. chez éconoclastes http://leseconoclastes.fr/2018/02/philippe-bihouix-faut-reduire-besoins-a-source/)

    Le propre du monde moderne c’est quand même un développement exponentiel et une croissance de l’utilisation de l’énergie qui va avec. Et ce n’est pas que ça, on parle aussi d’épuisement et de raréfaction des terres agricoles, par ex. On risque donc d’arriver à une crise ou on risque de manquer de plein de type de ressources, et pas à une crise ponctuelle ou on trouve plus ou moins facilement un substitut à une ressource, ce qui est autrement plus compliqué à traiter.

    D’autre part, il semble que la complexification et/ou la substitution se paye par de plus grands besoins en énergie. Sachant qu’on a jamais autant produit d’énergie qu’aujourd’hui, il me parait dangereux de faire le pari du scientisme et que des trucs aussi miraculeux que les énergies fossiles accumulées pendant des millions d’années et qu’on brule en 2 ou 3 siècles se reproduiront.

    Quand tu sais que ces courants de pensées émettent pas mal de doute sur les analyse des économistes et qu’ils pensent que leurs analyse sur le poids de l’énergie dans le PIB (typiquement assez contre intuitivement les économistes disent qu’une forte hausse du prix de l’énergie aurait assez peu d’impact sur le PIB - cf. https://theshiftproject.org/article/petrole-vs-pib-scenarios-aie/ cette vidéo argumente du fait que les raisonnements sont assez faibles, j’ai eu peur de comprendre en visionnant la vidéo que les raisonnements se font « toute chose égale par ailleurs » et sans rétroactions sur les autres facteurs) tu (je) me dis qu’écouter un peu les sceptiques peut avoir son utilité.

    Rien n’est plus difficile à prévoir que l’avenir.