• [^] # Re: Ne pas effacer l'histoire, et question de monopole.

    Posté par . En réponse au journal Service après-vente : Boulet (le dessinateur) et l'art libre. Évalué à 2. Dernière modification le 23 janvier 2019 à 06:56.

    Du coup tu dis exactement la même chose que moi

    Non pas vraiment. Je dis qu'ils n'ont pas assez réfléchi à ce qui fait l'identité de leur œuvre, pas qu'ils sont hypocrites (que ce soit conscient ou non).
    Si tu considères une œuvre d'art comme étant un discours émis par un ou plusieurs individus, il n'y a pas de contradiction à ne pas aimer les citations apocryphes et à vouloir les éviter.

    Il n'a jamais été question d'interroger avec une lampe braquée dans la figure (là encore mon propos était tout à fait neutre, pourquoi imaginer la pire version ?) ; tu n'as aucune idée de la façon dont je me serais adressé à un artiste réel, et tu me fais un procès d'intention.

    Le test que je propose est davantage destiné à aider l'artiste à déterminer ce qu'il est réellement prêt à libérer. Parce que je pars du principe que la personne est volontaire et quand un créatif demande un retour critique/analytique sur son travail, ce qu'il attend c'est d'être confronté à ses choix pour réévaluer son propre schéma de pensée.

    Tu dis être dans le milieu artistique, tu t'es peut-être senti agressé par mes propos

    Je n'ai pas ces préoccupations dans mon travail donc je n'ai pas d'implication personnelle dans la discussion. Je dis que j'y ai évolué, que c'est une partie de ma formation, et que j'y ai toujours des contacts donc je donne un point de vue qui correspond davantage à la psychologie ambiante de ces professions. Les seuls propos qui m'ont agressés sont le ton employé dans ton précédent message, le reste je me suis dit que ton schéma de pensée est opposé à mes expériences passées et à celles de mon entourage.

    Cette question de faire de l'art libre, je suppose que tu te l'es posée en étant déjà libriste. Ce n'est pas leur cas et se poser cette question sur des travaux qui sont déjà avancés ou terminés est très différent que sur des projets en début de conception.

    Mais si "la question de la licence ne se pose pas [...]", je trouve dommage que ta position sur le sujet ait l'air d'être en substance .

    Ce n'est pas ma position, c'est la mentalité d'à peu près la totalité des créateurs professionnels ayant une formation un minimum académique et qui ont cet espèce de code d'honneur envers l'innovation et la création. C'est aussi celle du public qui a tendance à être encore plus strict moralement en intégrant parfois la propriété des idées (du genre crier au plagiat quand un vidéaste fait un contenu sur le même sujet qu'un autre).
    Libérer des croquis ou des plans c'est certainement plus acceptable pour la plupart d'entre eux puisqu'il y a peu de choix artistiques propres à l'entièreté de l'œuvre (j'inclue dans ce terme aussi bien un travail ponctuel que la totalité d'une carrière), mais ça ne change pas grand chose sur le plan légal puisque étant des ébauches, la suite est de l'ordre de l'inspiration et ça implique toujours un effort de conception personnelle pour en sortir une œuvre finalisée.