• [^] # Re: Ne pas effacer l'histoire, et question de monopole.

    Posté par . En réponse au journal Service après-vente : Boulet (le dessinateur) et l'art libre. Évalué à 4.

    mais par est achevé ou accompli (est arrivé au bout)

    C'est exactement dans ce sens, merci barmic.
    L'artiste, peu importe la discipline, arrive à un niveau d'avancement de l'œuvre où ajouter ou retirer quelque chose ne lui semble apporter plus rien hormis du travail inutile ou lui semble moins bon en terme de communication, de narration ou d'harmonie visuelle.
    Dans l'art il n'y a pas qu'une composante technique, mais aussi un apport personnel et un point de vue qui ne peut être jugé de manière objective ou qualitative.

    Et pour l'analogie avec l'enfant, c'est dans le sens de (sur)protection. Le créateur n'a pas nécessairement envie que n'importe qui vienne utiliser, dénaturer ou "souiller" son œuvre tandis que d'autres vont couper le cordon et laisser vivre. Certains artistes ont le même rapport pater/maternel à leur œuvre (ou à leur personnage) qu'un tuteur ou qu'un propriétaire d'animal.
    Même chose avec le processus de création ou un voyage : il y a des gens qui veulent tout planifier méthodiquement avant d'y aller, d'autres qui partent bille en tête et laissent la page blanche se remplir au fur et à mesure. Tout le monde n'a pas le même lâcher-prise, la même confiance en l'inconnu ni la même assurance face aux imprévus.

    Pour terminer, je n'exprime aucunement mes opinions sur ce sujet, j'explique seulement des schémas de pensée qui peuvent conduire un créateur à ne pas choisir sciemment de faire de l'art libre mais de rester dans une approche propriétaire avoisinant les licences CC Non-Commercial et Non-Derivative.