• [^] # Re: Ne pas effacer l'histoire, et question de monopole.

    Posté par . En réponse au journal Service après-vente : Boulet (le dessinateur) et l'art libre. Évalué à 3. Dernière modification le 13 janvier 2019 à 22:52.

    mais ça ne change rien à mon propos.

    un peu quand même quand tu suggères de faire une distinction de licence entre personnage (vivant/humain) et décor/dialogues/scénario/storyboard. Le chara-design n'est qu'une partie de l'œuvre, pas plus importante que le reste.

    dire "je ne libère pas parce que de toute les façons ne vois pas comment vous pourriez vous en resservir" est juste un prétexte.

    La plupart des artistes n'ont pas le melon suffisamment gros pour penser de manière aussi condescendante. Il y a aussi une distinction entre adapter à sa sauce des morceaux d'une œuvre (inspiration, hommage) et reprendre des bouts de travaux complets (plagiat). Le premier est généralement bien accueilli par les auteurs originaux car il réclame un effort et une vraie interprétation personnelle.

    Par exemple, une case de BD avec un joli décor pourrait servir de (base à une) jaquette d'album de musique.

    Certes, mais là se pose la question de la rémunération du travail. Si comme souvent le contrat pour l'édition de la BD comprend des royalties, l'auteur compte aussi la vente de produits dérivés dans la rémunération de son travail original et en plus il cède généralement les droits donc ce qu'il y a dans la BD n'est plus de son ressort. Aussi, il y a parfois plusieurs auteurs dans une BD : le dessinateur bien sûr mais aussi le scénariste et le coloriste.
    Le problème est le mode de fonctionnement de l'édition. On est rarement sur du travail de commande, c'est le créateur qui démarche les éditeurs. Ces derniers s'évitent aussi les prises de risque avec ce modèle économique et les créateurs sont majoritairement paupérisés.
    Un travail d'illustration pose beaucoup moins ce genre de problème, même si encore une fois tout dépend de la cessation de droit accordée au commanditaire.