Beh ça mériterais un journal de grande taille, mais « rapidement » :
Comparé à Nagios, on peut avoir à peu de frais une description très déclarative de l'host (par ex: volumes
disques, vhosts http, processes, zones dns) et utiliser cette description pour appliquer automagiquement les services associés. Le tout avec une grande souplesse pour les évolutions futures car ça repose sur des prédicats riches (contrairement à Nagios qui se limite à associer les services à des groupes d'hotes). Donc on a plus de description, moins de répétitions. Et le code qui interprète ces descriptions pour définir des services est relativement trivial.
En plus, on est sur du monitoring distribué. On peut déployer des agents si on veut (mais sans obligation) et on se débarrasse de NRPE. Avec des agents on a une large configurabilité possible pour choisir le lieu d'exécution de chaque test. Et le coût de déploiement d'un cluster icinga est franchement faible sur l'échelle du brainfuck (comparé à Nagios+NRPE...).
Comparé à Zabbix, on dispose des mêmes qualités qu'un monitoring distribué. Mais on n'a pas affaire à une tétrachiée de configurations en base de donnée via une interface web à destinée à vous faire attraper une tendinite. Tout est sur la/les machine(s) maître(s) dans des fichiers textes lisibles avec vim. Personnellement, rien que le fait de ne pas pouvoir mettre sa conf dans un git me semble être un énorme boulet au détriment de Zabbix. Et c'est bien parce qu'il a des bonnes qualité par ailleurs que des gens l'utilisent faute de mieux.
Je n'ai jamais déployé de Prometeus. Mais ce que j'en ai lu ne donne pas méga envie : il ne semble y avoir aucune possibilité pour factoriser la configuration. Donc soit tu fais du 100% automatisé et ce n'est pas trop un soucis ; soit t'es foutu : 1 check => 1 conf et 1000 checks => 1000 confs... Ça a l'air cool, ça a l'air hype, mais la doc ne m'a pas encore convaincu. Et en plus c'est centralisé. Donc si tu as tout en cœur de réseau, ça peut passer ; sinon ça casse vite.
Le principal point noir que je vois de icinga2 est le suivi graphique des données qui n'est pas terrible. Mais l'équipe a fait le choix d'orienter vers des grapheurs dédiés, notamment grafana. C'est certainement un bon choix mais à titre perso je trouve que le coût d'entrée dans grafana est bien trop élevé comparé par ex au bon vieux nagios-pnp ou à Zabbix (assez remarquable sur cet aspect je trouve).
[^] # Re: Bon, ben c'est pour les pros, quoi
Posté par Pol' uX (site web personnel) . En réponse à la dépêche Démystifier l’activité d’hébergeur. Évalué à 8.
Beh ça mériterais un journal de grande taille, mais « rapidement » :
Comparé à Nagios, on peut avoir à peu de frais une description très déclarative de l'host (par ex: volumes
disques, vhosts http, processes, zones dns) et utiliser cette description pour appliquer automagiquement les services associés. Le tout avec une grande souplesse pour les évolutions futures car ça repose sur des prédicats riches (contrairement à Nagios qui se limite à associer les services à des groupes d'hotes). Donc on a plus de description, moins de répétitions. Et le code qui interprète ces descriptions pour définir des services est relativement trivial.
En plus, on est sur du monitoring distribué. On peut déployer des agents si on veut (mais sans obligation) et on se débarrasse de NRPE. Avec des agents on a une large configurabilité possible pour choisir le lieu d'exécution de chaque test. Et le coût de déploiement d'un cluster icinga est franchement faible sur l'échelle du brainfuck (comparé à Nagios+NRPE...).
Comparé à Zabbix, on dispose des mêmes qualités qu'un monitoring distribué. Mais on n'a pas affaire à une tétrachiée de configurations en base de donnée via une interface web à destinée à vous faire attraper une tendinite. Tout est sur la/les machine(s) maître(s) dans des fichiers textes lisibles avec vim. Personnellement, rien que le fait de ne pas pouvoir mettre sa conf dans un git me semble être un énorme boulet au détriment de Zabbix. Et c'est bien parce qu'il a des bonnes qualité par ailleurs que des gens l'utilisent faute de mieux.
Je n'ai jamais déployé de Prometeus. Mais ce que j'en ai lu ne donne pas méga envie : il ne semble y avoir aucune possibilité pour factoriser la configuration. Donc soit tu fais du 100% automatisé et ce n'est pas trop un soucis ; soit t'es foutu : 1 check => 1 conf et 1000 checks => 1000 confs... Ça a l'air cool, ça a l'air hype, mais la doc ne m'a pas encore convaincu. Et en plus c'est centralisé. Donc si tu as tout en cœur de réseau, ça peut passer ; sinon ça casse vite.
Le principal point noir que je vois de icinga2 est le suivi graphique des données qui n'est pas terrible. Mais l'équipe a fait le choix d'orienter vers des grapheurs dédiés, notamment grafana. C'est certainement un bon choix mais à titre perso je trouve que le coût d'entrée dans grafana est bien trop élevé comparé par ex au bon vieux nagios-pnp ou à Zabbix (assez remarquable sur cet aspect je trouve).
PS: puisque on parle de chapril, j'ai précisément utilisé le cluster de chapril pour tester en vrai Icinga2. :) Pour se faire une idée de à quoi la conf ressemble :
https://admin.chapril.org/doku.php?id=admin:procedures:ajout-d-une-machine#ajout_de_l_objet_a_la_configuration
Adhérer à l'April, ça vous tente ?