• [^] # Re: Microsoft en rêvait

    Posté par . En réponse au journal IBM achète Red Hat. Évalué à 4. Dernière modification le 30 octobre 2018 à 01:55.

    Essayons de voir séparement les intérêts du business et du LL pour examiner cette nouvelle. Les intérêts du LL, et les craintes, sont largement exprimées ici.
    Côté business qu'avons nous ?

    • Joyent, qui propose du lourd pour des niches de 'gens discrets', et qui se trimballe un OpenIndiana moribond, quel que soit son nouveau nom. C'est quasi-mort, non ? Infra Unix.
    • AWS, Amazon Web Services, le leader. Infra Linux.
    • Azure, le petit dernier qui monte fort (mais dont les retours ne semblent pas très bons) Infra bigarée ?
    • Google (dont je n'ai aucune idée ni retours dessus) Infra Linux.

    Les grandes SSII, même celles ayant une force de frappe importante, de part l'achat d'un constructeur par exemple, s'adossent plus volontiers aux trois derniers ci-dessus pour proposer des offres de revendeurs.

    Et puis il y a la fin d'un modèle économique : celui des constructeurs historiques (et ça, IBM l'a compris il y a plus de 10 ans), qui meurent doucement et surement. Les grands noms tels que HP, IBM, DELL, disparaissent ou se reconvertissent. Comme d'autres avant eux, moins connus et sans commune mesure économique, mais c'était aussi la fin d'un cycle. Aujourd'hui les bécanes valent de plus en plus cher (nous ne sommes plus dans l'ère du "mieux du jour pour le même investissement que hier" : tout ou presque à déjà augmenté). Poussés vers la sortie par des acteurs qui font fabriquer leur matos sur leurs specs, sans marque intermédiaire (coucou Facebook, mais aussi des OVH, des Google, ...)
    Le serveur à Papa c'est fini.
    Pas aujourd'hui, pas demain, cela n'enlève rien à cette évidence : le monde est gourmand de calculs, de stockage, et d'analyse. C'est un non sens économique que de continuer à acheter soi-même des matériels et à faire entretenir des fermes entières quand ce n'est pas son métier, c'est aussi un non-sens écologique. Les secteurs ayant un besoin vital de contrôle et d'indépendance vont devoir se ré-inventer à marches forcées, plus encore que les entreprises. Demain les serveurs indépendants vont coûter plus chers qu'aujourd'hui, et après demain encore plus, car les grands donneurs d'ordre dit constructeurs ne vendent plus de matériel, il le commande et vendent du service (pour ceux ayant réussis à se ré-inventer.) Quant à leurs gros clients ils ont pris leurs indépendances.

    Donc je serais AWS je me ferais du soucis.
    Du gros soucis. Car IBM/Red Hat a maintenant quelques mois pour mettre sur pied ce que beaucoup attendent : une offre de transition.

    Vont ils réussir leur pari ? (à mon avis : non s'ils bousculent red hat et le transforme en entité de développement au service de bluemix, ils seront alors au mieux un concurrent de dell mais ne passeront pas à l'échelle sup.)

    Et qui sera le premier à morfler de la concurrence de ce nouveau leader ? Le trio DELL/EMC/VmWare ou bien AWS de suite ?

    C'est larouetourne qui tourne, comme dirait un footballeur célèbre.