• [^] # Re: Sémantique toxique

    Posté par . En réponse au journal SSPL: All your service are belong to us. Évalué à 4.

    tu peux même publier ton source contenant ton include, sans aucune préoccupation vis à vis de la licence du projet truc (GPL ou non), et sans aucune inquiétude de quelque sorte.

    Ah bah oui, bien sûr, il n'y a aucune raison de s'inquiéter de ne jamais pouvoir dstribuer une version binaire d'un logiciel, ou de faire en sorte que son logiciel ne puisse jamais être inclus dans une distribution. Et en plus, c que tu dis est faux, puisque ça dépend du contenu du .h. S'il ne contient que des déclarations, des struct, et des choses comme ça, alors c'est probablement vrai. S'il contient du code (des templates, des trucs inline, etc), alors ça n'est probablement plus vrai. Tu ne peux donc pas faire une généralité à partir de ça.

    On peut étudier la justesse de l'équité de la relation que tente d'établir la GPL

    Euh, désolé, mais la justesse et l'équité, on s'en fout complètement, non? Respecter ou non les clauses de la GPL n'a rien à voir avec des questions de justesse ou d'équité ; si quelqu'un respecte les termes de la GPL sans respecter aucune équité, il ne risque rien ; si quelqu'un respecte les principes généraux du logiciel libre sans respecter les clauses de la GPL, il risque quelque chose.

    L'auteur usager à accepté l'offre et en a profité mais est libre de ne pas le faire.

    Si certaines clauses sont illégales, abusives, ou si elles sont ambigües et comprises différemment par l'utilisateur du logiciel que par l'auteur, alors non, ça ne marche pas du tout.

    ça sent un peu l'arnaque intellectuelle

    Poutre, paille, tout ça. Tu réponds des généralités à un problème concret, celui d'une extension du concept d'«œuvre dérivée» qu'on peut légitimement considérer comme abusive, de manière à créer une possibilité de «viralité» qui n'est pas prévue (à ma connaissance) dans les différents droits afférents à la propriété intellectuelle.

    La liaison (statique ou dynamique, ça n'a pas beaucoup d'importance) d'une bibliothèque fait partie de son fonctionnement normal (et on peut même aller plus loin, c'est même sa seule modalité de fonctionnement). Par ailleurs, en Europe, l'interopérabilité est protégée (on n'a pas à signer de quelconque contrat, licence, ou quoi que ce soit pour écrire un driver, par exemple, et larétro-ingénierie est autorisée à des fins d'interopérabilité). Bref, il existe plein de raisons pour penser que l'idée d'une liaison équivalente à une œuvre dérivée est douteuse, et que cette «viralité», défendue mordicus par la FSF, et qui n'est clairement pas présente dans le code de la GPL, reste une interprétation. Sans jurisprudence bien établie, c'est quand même assez flou, cette histoire.

    je pense que nous sommes des nains consommateurs de logiciels juchés sur les épaules des géantes communautés.

    C'est évidemment vrai, mais je ne vois pas le rapport. Sans compilateur, on ne pourrait rien faire, et pourtant, le compilateur n'impose aucune restriction sur les licences des logiciels. Idem pour l'OS ou pour à peu près n'importe quel logiciel.