Ça permet de pouvoir le poursuivre. D'une manière générale, c'est de toutes manières le seul but des licences, non? Je ne connais pas de licence qui empêche physiquement quelqu'un de faire ce qu'il veut avec le code.
Après, tu peux diffuser sous copyright strict ; le code ne peut être reproduit ou diffusé de quelque manière que ce soit. Ajouter des termes de licences non-libres mais garantissant la libre diffusion offre la possibilité de contrôler ce que les gens ont le droit de faire ou non avec le code. Je ne prétends pas que c'est bien ou que c'est mal (en l'occurrence je crois que ça n'a que peu d'intérêt dans le cas dont on discute).
Ceci dit, pour revenir à ta remarque de départ, il faut bien se rendre compte que dans la très grands majorité des cas, les licences, libres ou pas, sont principalement de l'esbrouffe. Quand tu développes un bout de code sur tes week-ends et que tu le diffuses sous GPL, tu espères que la GPL dissuade éventuellement les gens peu scrupuleux de s'approprier le code. Ça n'est qu'un espoir, parce que si quelqu'un le fait, alors il faudra faire valoir tes droits (avocats, expertises, procès...). Tout le monde sait qu'il n'est pas très rationnel d'investir des dizaines de milliers d'euros dans une procédure judiciaire complexe (et assez incertaine vu la jeunesse de la jurisprudence sur ce genre de sujets) pour faire valoir des droits symboliques. Si tu attaques une grosse entreprise et que par miracle tu gagnes au tribunal contre une armée d'avocats spécialisés, tu vas pouvoir prétendre au remboursement partiel de tes frais de justice, et éventuellement un dédommagement à la hauteur réelle du préjudice subi (c'est à dire, de rien du tout à pas grand chose). Au mieux du mieux, le tribunal t'offrira l'équivalent du prix du logiciel que l'entreprise t'a pompé, si tu l'avais développé pour eux. S'il s'agit d'un utilitaire un peu marginal, ça ne va pas aller chercher loin. Et tout ça, c'est si ton adversaire est une entreprise française. Si c'est un groupe d'adolescents Biélorusses, tu vas te marrer rien qu'à savoir quelle institution judiciaire est concernée...
Du coup, comme toute licence, oui, c'est principalement du flan. Ça te donne juste la possibilité éventuelle de faire valoir tes droits contre un méchant, et tu espères que ça va faire suffisamment peur au méchant pour être dissuasif.
[^] # Re: MS-DOS ... 2 ?
Posté par arnaudus . En réponse au journal Le code source de MS-DOS 1.25 & 2.0 déposé sous licence MIT sur github. Évalué à 4.
Ça permet de pouvoir le poursuivre. D'une manière générale, c'est de toutes manières le seul but des licences, non? Je ne connais pas de licence qui empêche physiquement quelqu'un de faire ce qu'il veut avec le code.
Après, tu peux diffuser sous copyright strict ; le code ne peut être reproduit ou diffusé de quelque manière que ce soit. Ajouter des termes de licences non-libres mais garantissant la libre diffusion offre la possibilité de contrôler ce que les gens ont le droit de faire ou non avec le code. Je ne prétends pas que c'est bien ou que c'est mal (en l'occurrence je crois que ça n'a que peu d'intérêt dans le cas dont on discute).
Ceci dit, pour revenir à ta remarque de départ, il faut bien se rendre compte que dans la très grands majorité des cas, les licences, libres ou pas, sont principalement de l'esbrouffe. Quand tu développes un bout de code sur tes week-ends et que tu le diffuses sous GPL, tu espères que la GPL dissuade éventuellement les gens peu scrupuleux de s'approprier le code. Ça n'est qu'un espoir, parce que si quelqu'un le fait, alors il faudra faire valoir tes droits (avocats, expertises, procès...). Tout le monde sait qu'il n'est pas très rationnel d'investir des dizaines de milliers d'euros dans une procédure judiciaire complexe (et assez incertaine vu la jeunesse de la jurisprudence sur ce genre de sujets) pour faire valoir des droits symboliques. Si tu attaques une grosse entreprise et que par miracle tu gagnes au tribunal contre une armée d'avocats spécialisés, tu vas pouvoir prétendre au remboursement partiel de tes frais de justice, et éventuellement un dédommagement à la hauteur réelle du préjudice subi (c'est à dire, de rien du tout à pas grand chose). Au mieux du mieux, le tribunal t'offrira l'équivalent du prix du logiciel que l'entreprise t'a pompé, si tu l'avais développé pour eux. S'il s'agit d'un utilitaire un peu marginal, ça ne va pas aller chercher loin. Et tout ça, c'est si ton adversaire est une entreprise française. Si c'est un groupe d'adolescents Biélorusses, tu vas te marrer rien qu'à savoir quelle institution judiciaire est concernée...
Du coup, comme toute licence, oui, c'est principalement du flan. Ça te donne juste la possibilité éventuelle de faire valoir tes droits contre un méchant, et tu espères que ça va faire suffisamment peur au méchant pour être dissuasif.