Tu parlais de demande étatique, il me semble. Du coup on est plus entrain de parler d'une conséquence d'un état non-démocratique que d'une cause. Même si ça supprime effectivement un outil potentiellement révolutionnaire pour la population, ça n'est pas amha le plus gros de leur problème. Et je ne me vois pas reprocher à un GAFAM de ne pas être révolutionnaire. Sinon ils vont se mettre à faire de la politique et à devoir choisir quelle faction en Syrie a le droit de vivre sur leur plateforme.
Cette réflexion est très intéressante car, en regardant le reportage, j'ai compris tout à fait l'inverse. L'objectivité de la plateforme sociale serait de se contenter de suivre son règlement (ex : pas de nudité, même artistique sur Facebook) et les lois d'un pays (la difficulté étant que le contenu est accessible dans le monde entier et que les lois sont nationales). Au passage, la notion "d'état démocratique" est compliquée. Suivre les demandes d'un pays (typiquement, censurer l'opposition) est justement un acte politique.
Le documentaire aborde la question de la Syrie sous un angle différent. La violence étant censurée, toutes les images et les vidéos montrant de façon explicite des blessés ou des morts va être censurée. Ces médias sont le plus souvent capturés par des amateurs qui se servent des réseaux sociaux pour les publier. Du fait de la censure, ces témoignages de guerre ne parviennent pas au reste du monde. Le reportage montre une association (néerlandaise ?) qui tente de repérer et enregistrer ces vidéos avant qu'elles ne soient censurées, cela afin d'avoir des informations sur ce qui se passe vraiment. Pour caricaturer, le membre de l'association explique que sans ces informations, on ne sait pas ce qui se passe, qu'on peut raconter n'importe quoi et modifier ce qui deviendra un peu plus tard l'Histoire.
[^] # Re: Plusieurs dimensions
Posté par nico4nicolas . En réponse au journal Les nettoyeurs du web - journal bookmark vidéo. Évalué à 4.
Cette réflexion est très intéressante car, en regardant le reportage, j'ai compris tout à fait l'inverse. L'objectivité de la plateforme sociale serait de se contenter de suivre son règlement (ex : pas de nudité, même artistique sur Facebook) et les lois d'un pays (la difficulté étant que le contenu est accessible dans le monde entier et que les lois sont nationales). Au passage, la notion "d'état démocratique" est compliquée. Suivre les demandes d'un pays (typiquement, censurer l'opposition) est justement un acte politique.
Le documentaire aborde la question de la Syrie sous un angle différent. La violence étant censurée, toutes les images et les vidéos montrant de façon explicite des blessés ou des morts va être censurée. Ces médias sont le plus souvent capturés par des amateurs qui se servent des réseaux sociaux pour les publier. Du fait de la censure, ces témoignages de guerre ne parviennent pas au reste du monde. Le reportage montre une association (néerlandaise ?) qui tente de repérer et enregistrer ces vidéos avant qu'elles ne soient censurées, cela afin d'avoir des informations sur ce qui se passe vraiment. Pour caricaturer, le membre de l'association explique que sans ces informations, on ne sait pas ce qui se passe, qu'on peut raconter n'importe quoi et modifier ce qui deviendra un peu plus tard l'Histoire.