C'est peut-être de la simple optimisation tout à fait objective.
Tu as un montant X (en euros) à dépenser, et un paquet d'étudiants E.
Tu as une fonction f(x, e), qui correspond au niveau de l'étudiant à la fin de ses études, en fonction de son niveau évalué à l'entrée et de la somme investie pour lui.
Bien sûr, tu n'auras jamais de valeur précise ou fiable, mais globalement on peut espérer que f sera croissante en x et e (plus t'investis, ou meilleur est l'étudiant au départ, meilleur il sera à la fin — ça semble raisonnable).
Ensuite, il faut déterminer ce qu'on veut optimiser (ce qui n'est malheureusement jamais dit dans les programmes politiques, alors que c'est le plus important) :
- le niveau moyen ou médian ?
- le niveau des 5% meilleurs ?
- le niveau des 95% meilleurs (en gros on aide presque tout le monde mais on abandonne les cas désespérés) ?
- le niveau des moins bons ?
Dans ce qui suit, les chiffres sont donnés au pifomètre, bien sûr.
Si on consacre 5% de son budget pour 1% des élèves (c'est un peu le principe des ENS), ça permet de doubler leur niveau en sortie et ils pourront servir de « locomotive intellectuelle » (pour doper l'innovation, la recherche, former des disciples, ...).
Si on fait ce que tu proposes (répartition parfaitement égale entre les étudiants), on va avoir un gain négligeable (5,2%) pour 99% des élèves et une énorme perte (80%) pour le 1% qui devait tirer tout le monde vers le haut. Je ne suis pas sûr que la société en sorte gagnante...
En tout cas, dire que la société irait mieux en donnant la même chose à tout le monde est loin d'être évident, surtout sans aucune donnée un peu chiffrée.
[^] # Re: à quand une réforme des écoles d'ingé ?
Posté par flan (site web personnel) . En réponse au journal Écoles d'ingénieurs: les frais augmentent. Évalué à 3.
C'est peut-être de la simple optimisation tout à fait objective.
Tu as un montant X (en euros) à dépenser, et un paquet d'étudiants E.
Tu as une fonction f(x, e), qui correspond au niveau de l'étudiant à la fin de ses études, en fonction de son niveau évalué à l'entrée et de la somme investie pour lui.
Bien sûr, tu n'auras jamais de valeur précise ou fiable, mais globalement on peut espérer que f sera croissante en x et e (plus t'investis, ou meilleur est l'étudiant au départ, meilleur il sera à la fin — ça semble raisonnable).
Ensuite, il faut déterminer ce qu'on veut optimiser (ce qui n'est malheureusement jamais dit dans les programmes politiques, alors que c'est le plus important) :
- le niveau moyen ou médian ?
- le niveau des 5% meilleurs ?
- le niveau des 95% meilleurs (en gros on aide presque tout le monde mais on abandonne les cas désespérés) ?
- le niveau des moins bons ?
Dans ce qui suit, les chiffres sont donnés au pifomètre, bien sûr.
Si on consacre 5% de son budget pour 1% des élèves (c'est un peu le principe des ENS), ça permet de doubler leur niveau en sortie et ils pourront servir de « locomotive intellectuelle » (pour doper l'innovation, la recherche, former des disciples, ...).
Si on fait ce que tu proposes (répartition parfaitement égale entre les étudiants), on va avoir un gain négligeable (5,2%) pour 99% des élèves et une énorme perte (80%) pour le 1% qui devait tirer tout le monde vers le haut. Je ne suis pas sûr que la société en sorte gagnante...
En tout cas, dire que la société irait mieux en donnant la même chose à tout le monde est loin d'être évident, surtout sans aucune donnée un peu chiffrée.