En même temps, je trouve ça un peu facile de n'accuser que Google. L'ensemble de la chaîne des industriels qui produisent, conçoivent, et commercialisent les «SmartPhones» ont fait en sorte de rendre leurs clients totalement dépendants et captifs de leur technologie, et rien dans les règlements commerciaux et le code de la consommation des différents États ne leur a interdit de le faire.
La commission Européenne est dans une situation idéologiquement intenable ; d'un côté elle est caractérisée par cette attirance pathologique vers le libéralisme le plus pur (la fameuse concurrence libre et non-faussée), et d'un autre côté, elle se sent obligée d'intervenir comme un éléphant dans un magasin de porcelaine pour infliger des amendes à la hauteur du PIB de certains États membres à des grosses entreprises. Je ne sais pas de quelle chapelle ce libéralisme ultra-interventionniste se rapproche, mais c'est quand même assez paradoxal ; si l'attitude de Google avait réellement porté préjudice à des entreprises européennes, la bonne logique libérale voudrait que ça soit à ces entreprises d'attaquer Google en lui demandant des dommages. Là, on ne sait même pas qui la commission défend ; les entreprises européennes (lesquelles?), les consommateurs (mais pourquoi ne pas protéger les consommateurs par la loi?), les citoyens? Le manque de clarté de ce genre de décisions administratives ne peut que renforcer le climat de guerre commerciale. Imposons des règles claires qui s'appliquent à tous (typiquement, rétablir le droit de propriété—usus, fructus, abusus—sur les appareils informatiques), qui rendront impossible la commercialisation de biens bridés, défectueux, et déloyaux en Europe. Nous représentons un marché tellement gros que les industriels devront forcément plier.
[^] # Re: Google fait du « beau travail » ?
Posté par arnaudus . En réponse au journal Google + Commission Européenne = KABOUM. Évalué à 10.
En même temps, je trouve ça un peu facile de n'accuser que Google. L'ensemble de la chaîne des industriels qui produisent, conçoivent, et commercialisent les «SmartPhones» ont fait en sorte de rendre leurs clients totalement dépendants et captifs de leur technologie, et rien dans les règlements commerciaux et le code de la consommation des différents États ne leur a interdit de le faire.
La commission Européenne est dans une situation idéologiquement intenable ; d'un côté elle est caractérisée par cette attirance pathologique vers le libéralisme le plus pur (la fameuse concurrence libre et non-faussée), et d'un autre côté, elle se sent obligée d'intervenir comme un éléphant dans un magasin de porcelaine pour infliger des amendes à la hauteur du PIB de certains États membres à des grosses entreprises. Je ne sais pas de quelle chapelle ce libéralisme ultra-interventionniste se rapproche, mais c'est quand même assez paradoxal ; si l'attitude de Google avait réellement porté préjudice à des entreprises européennes, la bonne logique libérale voudrait que ça soit à ces entreprises d'attaquer Google en lui demandant des dommages. Là, on ne sait même pas qui la commission défend ; les entreprises européennes (lesquelles?), les consommateurs (mais pourquoi ne pas protéger les consommateurs par la loi?), les citoyens? Le manque de clarté de ce genre de décisions administratives ne peut que renforcer le climat de guerre commerciale. Imposons des règles claires qui s'appliquent à tous (typiquement, rétablir le droit de propriété—usus, fructus, abusus—sur les appareils informatiques), qui rendront impossible la commercialisation de biens bridés, défectueux, et déloyaux en Europe. Nous représentons un marché tellement gros que les industriels devront forcément plier.