• [^] # Re: La FSF défend le logiciel libre, pas le libre

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal La FSF n-a-t-elle rien compris au libre ?. Évalué à 3.

    Une œuvre d'art, finie? Ah! La bonne blague! Une œuvre d'art ne finit que parce qu'à un moment, il faut bien passer à autre chose.

    Cela dépend des types d'arts et cela dépend des artistes. Les artistes sont souvent perfectionistes et insatisfaits, mais ils ont aussi parfois une idée très précise de la qualité de leur production. Dans certains romans, chaque mot est pesé. Dans certains tableaux, rien n'est laissé au hasard, ni la couleur, ni le type de pinceau, ni la technique.

    La différence avec le logiciel? D'une c'est qu'il est (parfois/souvent) plus embêtant d'avoir un bug dans un logiciel que dans ton texte/peinture.

    C'est bien là la différence essentielle : une œuvre d'art n'est pas un besoin. Un bug dans un tableau ou un roman ne pénalise pas grand monde. D'autre part, même si une œuvre n'est pas libre, son auteur (ou l'ayant droit, souvent l'éditeur pour un roman) peut toujours la modifier (tant qu'il est en vie). Un bug dans un logiciel t'empêche de faire quelque chose, voire il introduit une faille de sécurité. Un manque de fonctionnalité t'empêche de réaliser une tâche. Un manque dans un roman ou un tableau te procure une insatisfaction, c'est tout.