EXPORT_SYLBOL_GPL: Similar to EXPORT_SYMBOL() except that the symbols exported by EXPORT_SYMBOL_GPL() can only be seen by modules with a MODULE_LICENSE() that specifies a GPL compatible license. It implies that the function is considered an internal implementation issue, and not really an interface.
C'est juste le principe de base juridique du copyleft de la GPL depuis le début.
C'est l'interprétation de la FSF depuis le début, mais quand tu creuses un peu les avis de juristes, ça n'est pas du tout l'unique interprétation (et notamment l'OSI considère que n'importe quelle liaison, statique ou dynamique, n'enfreint pas la GPL, chose que je ne comprends pas vraiment pour la liaison statique, mais bon).
Après, tu as l'air très sûr de toi, mais une recherche rapide sur Google tendrait à montrer que tu es peut-être un peu trop sûr de toi, étant donné que la question reste très incertaine.
Bien sûr que tu utilises le code derrière la fonction. Sinon, cela voudrais dire que le binaire ne l'appel pas. Si tu as un appel de fonction, tu as forcément l’exécution de son code, et la licence du code s'applique
C'est peut-être vrai (en fait, c'est ce que j'avais toujours compris du fonctionnement de la GPL, mais ça, c'était avant d'avoir découvert que le seul argument reposait sur le concept de "derivative work"). Cette interprétaion ne peut pas tenir avec l'argument du travail dérivé, parce que si tu ne livres pas ton logiciel avec la bibliothèque (ce qui est le cas pour une liaison dynamique), alors je ne vois pas comment tu peux être accusé de contrefaçon : tu livres des sources, ou même un exécutable, et dans ce que tu livres, il n'y a rien qui est couvert par le droit d'auteur d'un tiers (à part les appels à l'API, et il est très douteux qu'une API puisse être protégée, même si récemment il y a eu une décision judiciaire locale aux US qui a conclu le contraire à la surprise générale).
En fait, je ne comprends pas ton argument, et je ne sais pas honnêtement si tu essayes de me dire "c'est comme ça et pas autrement, ne cherche pas à comprendre" (auquel cas je te renverrais vers les interprétations alternatives à celles de la FSF, qui viennent aussi d'avocats et de juristes), ou si tu as un argument réel sur le fait que la notion de travail dérivé est différente de celle que j'ai comprise (où la contrefaçon repose sur la copie totale ou partielle d'un contenu).
Très mauvaise comparaison, une vrai comparaison serait que "Let it be" se fasse écouter au moment ou tu ouvres le livres à cette page. Et crois-moi l'auteur aura payer les droits qu'il faut.
Mais non, en cas de liaison dynamique, tu ne livres pas le binaire avec ton œuvre. Dans l'exemple, OK, tu ouvres la page du livre, et un système automatique fait en sorte que ton ordinateur vérifie que tu as bien "Let it be" dans ta base de données, et le lance. Il n'empêche, tu as récupéré la chanson d'une manière indépendante, probablement légalement ; elle n'a pas élé livrée avec le livre. Comment peux-tu considérer que le livre est un "travail dérivé" de la chanson des Beatles? Pour moi, ça ne tient pas, même si le livre est inutilisable (par exemple, il ne s'ouvre pas, ou tu ne peux pas le comprendre si tu n'as pas la chanson). Tu pourrais considérer que ces œuvres sont liées d'une certaine manière; tu pourrais attaquer l'auteur du livre pour avoir vendu un produit qui n'est pas utilisable sans avoir acquis indépendamment une autre œuvre. Mais techniquement, je ne vois pas ce qui diffère entre cette situation, et par exemple un logiciel que tu achètes et qui ne s'exécute que sous Windows. Il est totalement dépendant d'un logiciel tiers, mais le logiciel en question ne peut pas être considéré comme un travail dérivé de Windows. Encore une fois, rien de fait du livre un travail dérivé, parce qu'il ne reprend aucun élément d'une œuvre couverte par le droit d'auteur (paroles, musique, interprétation).
Visiblement, l'interprétation de la FSF se base sur une sorte d'extension du concept de travail dérivé, qui considère que quelque chose qui a besoin d'une œuvre X pour fonctionner correctement est par définition un travail dérivé. D'après mes recherches rapides, j'ai l'impression que cette partie de la GPL n'a jamais été confrontée à une évaluation par un tribunal, ce qui veut dire deux choses : (i) qu'elle est suffisamment crédible pour que personne pour l'instant n'ait cru bon d'aller avec certitude à un procès gagné d'avance, mais que (ii) personne ne sait réellement si elle tient. En gros, ça veut dire que si tu distribues une bibliothèque sous GPL stricte, et que tu t'aperçois qu'un logiciel propriétaire l'utilise, tu as deux choix : laisser tomber, ou aller au procès avec une issue incertaine (puisque ça va être interprétation contre interprétation), avec le risque de perdre et d'entrainer dans ton sillage un pan très signiticatif du logiciel libre.
[^] # Re: Contacter les auteurs de Geogebra?
Posté par arnaudus . En réponse au journal Du respect de la licence des logiciels libres : GeoGebra - SimulaMaths. Évalué à 5. Dernière modification le 02 mai 2018 à 10:26.
Ah non, c'est bien plus que ça. D'après https://www.kernel.org/doc/htmldocs/kernel-hacking/sym-exportsymbols-gpl.html, c'est pas du tout symbolique :
EXPORT_SYLBOL_GPL: Similar to EXPORT_SYMBOL() except that the symbols exported by EXPORT_SYMBOL_GPL() can only be seen by modules with a MODULE_LICENSE() that specifies a GPL compatible license. It implies that the function is considered an internal implementation issue, and not really an interface.C'est l'interprétation de la FSF depuis le début, mais quand tu creuses un peu les avis de juristes, ça n'est pas du tout l'unique interprétation (et notamment l'OSI considère que n'importe quelle liaison, statique ou dynamique, n'enfreint pas la GPL, chose que je ne comprends pas vraiment pour la liaison statique, mais bon).
Après, tu as l'air très sûr de toi, mais une recherche rapide sur Google tendrait à montrer que tu es peut-être un peu trop sûr de toi, étant donné que la question reste très incertaine.
C'est peut-être vrai (en fait, c'est ce que j'avais toujours compris du fonctionnement de la GPL, mais ça, c'était avant d'avoir découvert que le seul argument reposait sur le concept de "derivative work"). Cette interprétaion ne peut pas tenir avec l'argument du travail dérivé, parce que si tu ne livres pas ton logiciel avec la bibliothèque (ce qui est le cas pour une liaison dynamique), alors je ne vois pas comment tu peux être accusé de contrefaçon : tu livres des sources, ou même un exécutable, et dans ce que tu livres, il n'y a rien qui est couvert par le droit d'auteur d'un tiers (à part les appels à l'API, et il est très douteux qu'une API puisse être protégée, même si récemment il y a eu une décision judiciaire locale aux US qui a conclu le contraire à la surprise générale).
En fait, je ne comprends pas ton argument, et je ne sais pas honnêtement si tu essayes de me dire "c'est comme ça et pas autrement, ne cherche pas à comprendre" (auquel cas je te renverrais vers les interprétations alternatives à celles de la FSF, qui viennent aussi d'avocats et de juristes), ou si tu as un argument réel sur le fait que la notion de travail dérivé est différente de celle que j'ai comprise (où la contrefaçon repose sur la copie totale ou partielle d'un contenu).
Mais non, en cas de liaison dynamique, tu ne livres pas le binaire avec ton œuvre. Dans l'exemple, OK, tu ouvres la page du livre, et un système automatique fait en sorte que ton ordinateur vérifie que tu as bien "Let it be" dans ta base de données, et le lance. Il n'empêche, tu as récupéré la chanson d'une manière indépendante, probablement légalement ; elle n'a pas élé livrée avec le livre. Comment peux-tu considérer que le livre est un "travail dérivé" de la chanson des Beatles? Pour moi, ça ne tient pas, même si le livre est inutilisable (par exemple, il ne s'ouvre pas, ou tu ne peux pas le comprendre si tu n'as pas la chanson). Tu pourrais considérer que ces œuvres sont liées d'une certaine manière; tu pourrais attaquer l'auteur du livre pour avoir vendu un produit qui n'est pas utilisable sans avoir acquis indépendamment une autre œuvre. Mais techniquement, je ne vois pas ce qui diffère entre cette situation, et par exemple un logiciel que tu achètes et qui ne s'exécute que sous Windows. Il est totalement dépendant d'un logiciel tiers, mais le logiciel en question ne peut pas être considéré comme un travail dérivé de Windows. Encore une fois, rien de fait du livre un travail dérivé, parce qu'il ne reprend aucun élément d'une œuvre couverte par le droit d'auteur (paroles, musique, interprétation).
Visiblement, l'interprétation de la FSF se base sur une sorte d'extension du concept de travail dérivé, qui considère que quelque chose qui a besoin d'une œuvre X pour fonctionner correctement est par définition un travail dérivé. D'après mes recherches rapides, j'ai l'impression que cette partie de la GPL n'a jamais été confrontée à une évaluation par un tribunal, ce qui veut dire deux choses : (i) qu'elle est suffisamment crédible pour que personne pour l'instant n'ait cru bon d'aller avec certitude à un procès gagné d'avance, mais que (ii) personne ne sait réellement si elle tient. En gros, ça veut dire que si tu distribues une bibliothèque sous GPL stricte, et que tu t'aperçois qu'un logiciel propriétaire l'utilise, tu as deux choix : laisser tomber, ou aller au procès avec une issue incertaine (puisque ça va être interprétation contre interprétation), avec le risque de perdre et d'entrainer dans ton sillage un pan très signiticatif du logiciel libre.