Ma contribution au débat "profiter des aides sociales tout en renvendiquant un mode de vie alternatif" VERSUS "fonder une nouvelle société en rupture avec l'organisation sociale en cours":
-tout d'abord le portrait qui a était fait des "zadistes" me semble un peu approximatif. Sans en connaître personnellement, je connais des soutiens occasionnels aux occupants. Il s'agit de gens ordinaires, qui travaillent (et cotisent), qui se sont opposés au projet d'aéroport et qui à présent considèrent que ce qui a été accompli (vie en communauté en autogestion, agriculture et mode de vie écologique) devrait se poursuivre. Personnellement je trouve que c'est une option valable et intéressante. On connaît les ravages de l'agriculture intensive, je crois. On connaît aussi les ravages de nos modes de vie de plus en plus individualiste et dénué de sens.
-d'ailleurs des projets ont été déposés par les occupants de zad et sont en train d'être examinés.
Mais je voudrais revenir sur l'opposition que je formulais au début, que j'ai vu émerger dans les différents commentaires. Je pense qu'elle n'est pas pertinente.
En effet, il existe encore aujourd'hui un système qui a été en partie mis en place par des syndicalistes et géré pendant longtemps par les seuls travailleurs, dont presque tout le monde bénéficie.
Ce système existe au sein de notre société et à l'origine il était pensé indépendemment de l'État (qui l'a néanmoins autorisé. Mais pas organisé). Le projet originel reposait sur l'organisation des travailleurs eux-mêmes et ce fut le cas jusque dans les années 60. Il s'agit d'un modèle alternatif qui ne remet pas frontalement en cause l'organisation étatique (même si bien sûr il est au cœur de multiples conflits). Vous l'aurez peut-être deviné, il s'agit de la Sécurité Sociale.
Bernard Friot explique en quoi il s'agit d'une proposition radicale: https://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/FRIOT/54395
Tout ça pour dire que oui, on peut initier des fonctionnements alternatifs d'ampleur sans nécessairement détruire ce qui existe. Et que donc les occupants de la ZAD ne sont pas pris dans une contradiction. Pas plus que nous, qui voyons disparaître les abeilles, les oiseaux, et vivre de l'exploitation des pays pauvres sans rien changer...
# contradictions?
Posté par paralax . En réponse au journal Solution au conflit de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Évalué à 8.
Ma contribution au débat "profiter des aides sociales tout en renvendiquant un mode de vie alternatif" VERSUS "fonder une nouvelle société en rupture avec l'organisation sociale en cours":
-tout d'abord le portrait qui a était fait des "zadistes" me semble un peu approximatif. Sans en connaître personnellement, je connais des soutiens occasionnels aux occupants. Il s'agit de gens ordinaires, qui travaillent (et cotisent), qui se sont opposés au projet d'aéroport et qui à présent considèrent que ce qui a été accompli (vie en communauté en autogestion, agriculture et mode de vie écologique) devrait se poursuivre. Personnellement je trouve que c'est une option valable et intéressante. On connaît les ravages de l'agriculture intensive, je crois. On connaît aussi les ravages de nos modes de vie de plus en plus individualiste et dénué de sens.
-d'ailleurs des projets ont été déposés par les occupants de zad et sont en train d'être examinés.
Mais je voudrais revenir sur l'opposition que je formulais au début, que j'ai vu émerger dans les différents commentaires. Je pense qu'elle n'est pas pertinente.
En effet, il existe encore aujourd'hui un système qui a été en partie mis en place par des syndicalistes et géré pendant longtemps par les seuls travailleurs, dont presque tout le monde bénéficie.
Ce système existe au sein de notre société et à l'origine il était pensé indépendemment de l'État (qui l'a néanmoins autorisé. Mais pas organisé). Le projet originel reposait sur l'organisation des travailleurs eux-mêmes et ce fut le cas jusque dans les années 60. Il s'agit d'un modèle alternatif qui ne remet pas frontalement en cause l'organisation étatique (même si bien sûr il est au cœur de multiples conflits). Vous l'aurez peut-être deviné, il s'agit de la Sécurité Sociale.
Bernard Friot explique en quoi il s'agit d'une proposition radicale:
https://www.monde-diplomatique.fr/2015/12/FRIOT/54395
Tout ça pour dire que oui, on peut initier des fonctionnements alternatifs d'ampleur sans nécessairement détruire ce qui existe. Et que donc les occupants de la ZAD ne sont pas pris dans une contradiction. Pas plus que nous, qui voyons disparaître les abeilles, les oiseaux, et vivre de l'exploitation des pays pauvres sans rien changer...