• [^] # Re: Sécurité sociale

    Posté par . En réponse au journal Solution au conflit de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Évalué à 10.

    Les zadistes, c'est un peu la culture de la crise de l'adolescence rebelle: "mes parents me font trop chier avec leurs règles! je suis libre!", mais ils ont un toit, ils mangent à leur faim, ils ont accès à l'école, à des activités extra-scolaires, ils ont des biens matériels bien au-delà du minimum vital, et ont une vie sociale. Mais leurs parent les font "trop chier", "c'est une prison ici".

    Les zadistes ont l'assurance maladie publique, les hôpitaux publics, l'école publique, les infrastructures publiques, des journalistes qui ont encore le droit de raconter ce qu'ils voient grâce à ces fameuses règles de l'État qu'ils conspuent.
    Ils ont accès à des médecins et autres professionnels formés dans un cadre régulé, ce qui leur donne confiance.
    Ils croient que c'est "normal", d'avoir tout ça, que c'est évident que le médecin sait ce qu'il fait et n'essaie pas de nous entourlouper.
    Ils ont certainement des comptes en banque et sont convaincus que leur argent y est bien à l'abri.
    Ils ne s'attendent pas à trouver un matin des détritus largués juste à côté de chez eux et de l'huile de vidange et des produits toxiques déversés un peu partout. Et si ça arrivait, ils exigeraient que "quelque chose soit fait!", ce qui leur semblerait l'évidence même.

    Parce qu'ils n'ont jamais essayé de vivre sans l'État...

    Ils bénéficient de tous ses services, mais l'État les fait quand même "trop chier avec ses règles!". "Vivement que je m'arrache de là!".

    Alors c'est comme les ados: ils sont mignons à déclarer qu'ils s'en sortiraient mieux sans leurs parents. Et si on leur demande pourquoi ils sont encore là, on entend des justifications plus ou moins pertinentes.

    Ici, c'est "on est encore en voie d'auto-suffisance".