Lorsqu'on est 30, ou même 200, tout va bien. Tout le monde se connaît, et les relations sociales fonctionnent. Pas sans heurs, mais ça fonctionne.
Ça peut fonctionner surtout parce qu'ils ont décidé de se lancer dans un mouvement politique parce qu'ils partagent des idées communes. Ça n'est pas vraiment ça, vivre en société. Là, on aurait plutôt un fonctionnement communautaire basé sur une appartenance politique, avec la possibilité de mettre les gens dehors quand ils ne sont pas d'accord avec les grandes lignes.
À l'échelle d'un État, ça ne fonctionne pas comme ça. Dans un ville, il y a tout un tas de gens, des jeunes, des vieux, de tous les bords politiques. Ils doivent vivre ensemble, et pour ça, il faut qu'ils acceptent des compromis. Et comme tu l'as mentionné, les compromis ne sont acceptables que s'ils sont justes et réciproques, au moins à peu près.
Le seul fonctionnement juste et équitable d'une ZAD serait l'achat régulier des terres, puis un fonctionnement légalement défini (une SCOP, une association, je ne sais pas trop), un financement autonome (par des dons ou par le commerce), des contrats de travail légaux, etc. Ça n'empêche pas les tensions avec les riverains, mais il y a une base légitime autour de laquelle discuter. On ne peut pas vivre en dehors de la société, ça n'est pas possible. Même s'ils faisaient leur truc sur un ilot désert, ils créeraient leur propre société. Mais là, en plus, ils veulent que la société qu'ils souhaitent quitter leur donne tout un tas de trucs, dont certains sont très précieux (ressources foncières). «Je veux, je veux, je veux».
[^] # Re: Tant que tout va bien
Posté par arnaudus . En réponse au journal Solution au conflit de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Évalué à 5.
Ça peut fonctionner surtout parce qu'ils ont décidé de se lancer dans un mouvement politique parce qu'ils partagent des idées communes. Ça n'est pas vraiment ça, vivre en société. Là, on aurait plutôt un fonctionnement communautaire basé sur une appartenance politique, avec la possibilité de mettre les gens dehors quand ils ne sont pas d'accord avec les grandes lignes.
À l'échelle d'un État, ça ne fonctionne pas comme ça. Dans un ville, il y a tout un tas de gens, des jeunes, des vieux, de tous les bords politiques. Ils doivent vivre ensemble, et pour ça, il faut qu'ils acceptent des compromis. Et comme tu l'as mentionné, les compromis ne sont acceptables que s'ils sont justes et réciproques, au moins à peu près.
Le seul fonctionnement juste et équitable d'une ZAD serait l'achat régulier des terres, puis un fonctionnement légalement défini (une SCOP, une association, je ne sais pas trop), un financement autonome (par des dons ou par le commerce), des contrats de travail légaux, etc. Ça n'empêche pas les tensions avec les riverains, mais il y a une base légitime autour de laquelle discuter. On ne peut pas vivre en dehors de la société, ça n'est pas possible. Même s'ils faisaient leur truc sur un ilot désert, ils créeraient leur propre société. Mais là, en plus, ils veulent que la société qu'ils souhaitent quitter leur donne tout un tas de trucs, dont certains sont très précieux (ressources foncières). «Je veux, je veux, je veux».