C'est la façon dont ce calcul est fait qui est aberrante, car il prend pour hypothèse que les privatisations pour les soirées valent zéro.
Par exemple le palier actuel est à 35 000 couvre un bureau de 40 m2 PLUS 15 événements dans la grande salle qui a une capacité de 200 personnes. Si on compte 1000 euros pour une telle privatisation (équipement et ménage inclus), ça fait 15 000 euros à soustraire des 35 000, il reste 20 000 pour 40m2 soit 1 666 euros mensuels. Et dans ces 40m2 il n'y a pas de toilettes-cuisines-palier-salles de réunion, qui sont en sus donc pour comparer avec http://www.seloger.com/immobilier/locations/immo-paris-2eme-75/bien-bureaux/ il faut regarder les 50-55m2.
Il faut aussi noter que ces 1 666euros incluent les charges de base (internet/eau/électricité/impôts/accueil), le mobilier, la conciergerie..., qu'il faut payer en sus des prix sur le site seloger.
Je dirais donc que ce n'est pas le double, mais la moitié du prix du marché.
(Une autre façon de compter : 40 m2 = 10 postes de coworking à 250 euros = 2 500 euros hors salle de réunion)
Ceci dit, au-delà de ces comptes d'apothicaire, je vois une présomption de malveillance qui me chagrine je dois dire. On dirait que si un 16ème événement venait à se présenter il trouvera porte close, et que le 366ème jour tout le monde sera viré manu militari si la MDLC n'a pas trouvé de nouvelles sources de financement ! C'est faire bien peu de cas des tous les événements libristes qui ont été accueillis sans contrepartie depuis des années... Si La Paillasse lance la Maison Du Libre et de Communs c'est pour que continue ce qu'elle faisait déjà, mais le faire mieux, dans un cadre, plutôt que de vendre son âme pour payer un loyer que ces activités ne financent pas, et in fine trahir sa mission en devenant la marionnette d'intérêts privés en quête de caution morale.
Oui le financement après un an est une question ouverte, personnellement je serais prêt à faire 50 euros de don annuel (défiscalisé ça fait 16euros, un café par mois), plus payer une adhésion (très modeste pour garder l'association ouverte à tous) donc il faudrait 500 personnes comme moi pour atteindre le premier palier chaque année. Et ce n'est qu'un scénario, on peut en imaginer plein d'autres. Je suis optimiste à ce sujet, mais je pense que pour faire les choses dans l'ordre, il faut déjà que nous nous "comptions" et c'est aussi l'objet de cette campagne de crowdfunding. Mesurer la matérialité, ou non, d'une prise de conscience collective sur ces enjeux. Si en effet la mobilisation n'avait pas été au rendez-vous, il aurait fallu se rendre à l'évidence que les parisiens n'étaient pas désireux de voir ce lieu exister.
Enfin, je suis personnellement très satisfait de ne pas voir de plan quinquennal adossé à cette initiative. Quand l'association sera créée nous aurons tous l'opportunité d'en être membre et de discuter entre membres de sa gouvernance de manière libre et ouverte. Je n'imagine pas qu'il puisse en être autrement. A mes yeux le fait que nous soyons tous acteurs ou du moins en ayons la possibilité est un aspect crucial de tout mouvement du libre. La MDLC ne peut pas échapper à cette règle. Oui ce n'est pas écrit, oui je me sentirais trahi si ce n'était pas le cas, et je démissionnerai du conseil d'administration de La Paillasse dont je fais actuellement partie si cela s'avérait. Mais pourquoi penser qu'un tel traquenard se prépare ? Je ne comprends pas. Peut-être qu'il y a des éléments d'information qui me manquent (ça m'intéresse : duc dot haduong à officience point com), mais de ce que je vois de La Paillasse et de son équipe, l'histoire parle en leur faveur.
[^] # Re: Intéressant ? Vraiment
Posté par DucFR . En réponse à la dépêche Création d’une maison du Libre et des Communs à Paris. Évalué à 1.
Bonjour,
C'est la façon dont ce calcul est fait qui est aberrante, car il prend pour hypothèse que les privatisations pour les soirées valent zéro.
Par exemple le palier actuel est à 35 000 couvre un bureau de 40 m2 PLUS 15 événements dans la grande salle qui a une capacité de 200 personnes. Si on compte 1000 euros pour une telle privatisation (équipement et ménage inclus), ça fait 15 000 euros à soustraire des 35 000, il reste 20 000 pour 40m2 soit 1 666 euros mensuels. Et dans ces 40m2 il n'y a pas de toilettes-cuisines-palier-salles de réunion, qui sont en sus donc pour comparer avec http://www.seloger.com/immobilier/locations/immo-paris-2eme-75/bien-bureaux/ il faut regarder les 50-55m2.
Il faut aussi noter que ces 1 666euros incluent les charges de base (internet/eau/électricité/impôts/accueil), le mobilier, la conciergerie..., qu'il faut payer en sus des prix sur le site seloger.
Je dirais donc que ce n'est pas le double, mais la moitié du prix du marché.
(Une autre façon de compter : 40 m2 = 10 postes de coworking à 250 euros = 2 500 euros hors salle de réunion)
Ceci dit, au-delà de ces comptes d'apothicaire, je vois une présomption de malveillance qui me chagrine je dois dire. On dirait que si un 16ème événement venait à se présenter il trouvera porte close, et que le 366ème jour tout le monde sera viré manu militari si la MDLC n'a pas trouvé de nouvelles sources de financement ! C'est faire bien peu de cas des tous les événements libristes qui ont été accueillis sans contrepartie depuis des années... Si La Paillasse lance la Maison Du Libre et de Communs c'est pour que continue ce qu'elle faisait déjà, mais le faire mieux, dans un cadre, plutôt que de vendre son âme pour payer un loyer que ces activités ne financent pas, et in fine trahir sa mission en devenant la marionnette d'intérêts privés en quête de caution morale.
Oui le financement après un an est une question ouverte, personnellement je serais prêt à faire 50 euros de don annuel (défiscalisé ça fait 16euros, un café par mois), plus payer une adhésion (très modeste pour garder l'association ouverte à tous) donc il faudrait 500 personnes comme moi pour atteindre le premier palier chaque année. Et ce n'est qu'un scénario, on peut en imaginer plein d'autres. Je suis optimiste à ce sujet, mais je pense que pour faire les choses dans l'ordre, il faut déjà que nous nous "comptions" et c'est aussi l'objet de cette campagne de crowdfunding. Mesurer la matérialité, ou non, d'une prise de conscience collective sur ces enjeux. Si en effet la mobilisation n'avait pas été au rendez-vous, il aurait fallu se rendre à l'évidence que les parisiens n'étaient pas désireux de voir ce lieu exister.
Enfin, je suis personnellement très satisfait de ne pas voir de plan quinquennal adossé à cette initiative. Quand l'association sera créée nous aurons tous l'opportunité d'en être membre et de discuter entre membres de sa gouvernance de manière libre et ouverte. Je n'imagine pas qu'il puisse en être autrement. A mes yeux le fait que nous soyons tous acteurs ou du moins en ayons la possibilité est un aspect crucial de tout mouvement du libre. La MDLC ne peut pas échapper à cette règle. Oui ce n'est pas écrit, oui je me sentirais trahi si ce n'était pas le cas, et je démissionnerai du conseil d'administration de La Paillasse dont je fais actuellement partie si cela s'avérait. Mais pourquoi penser qu'un tel traquenard se prépare ? Je ne comprends pas. Peut-être qu'il y a des éléments d'information qui me manquent (ça m'intéresse : duc dot haduong à officience point com), mais de ce que je vois de La Paillasse et de son équipe, l'histoire parle en leur faveur.