• # Excellent point, à nuancer

    Posté par . En réponse au journal Linux « for desktop », débutants, détails et fausses bonnes idées. Évalué à 5. Dernière modification le 05 avril 2018 à 16:58.

    Le standard actuel dans l'esprit des gens pour les mises à jour, c'est le patch tuesday mensuel de Microsoft. Sauf que la fréquence à laquelle Windows Update fait des mises à jour sous Windows 10, c'est toutes les 24H, à cause de Windows Defender. Mais là où c'est mieux fait chez nos chères distributions Linux, c'est que ces mises à jour mineures sont quasi-invisibles pour l'utilisateur lambda. De la même manière, les mises à jour mensuelles ne nécessitent souvent pas de démarrage et se résument à un pic de processeur, d'accès disque et réseau, sans trop d'effet sur l'interface utilisateur. Et les redémarrages sont automatiquement planifiés hors des horaires de travail.

    Si on revient à une distro Linux, en prenant pour standard une Ubuntu LTS ou Mint, on est loin d'avoir des mises à jour quotidiennes discrètes et des mises à jour mensuelles visibles. On a effectivement des mises à jour quotidiennes intrusives, avec des impacts bizarroïdes pour le non-initié (ex : maj de Firefox pendant qu'il tourne). Il arrive même d'avoir plusieurs patches de sécurité de kernel, donc avec redémarrage obligatoire, en un seul mois. Pour la sécurité, c'est top ; pour l'expérience utilisateur final c'est effectivement mauvais. La fréquence de vérif des mises à jour doit être cohérente avec le public ciblé. J'utilise quotidiennement Arch et je le mets à jour une à deux fois par jour, parce que c'est pas spécialement intrusif, en moyenne ; c'est Arch et c'est ce que j'attends de cette distro. Pour un utilisateur lambda ou pro, plus d'une mise à jour visible toutes les deux semaines, c'est difficile à justifier, à comprendre.

    C'est évidemment à modérer, parce que l'utilisateur moyen qui considère que les mises à jour sont une nuisance et l'empêche de bosser a besoin avant tout d'être éduqué.