Pour te soulager je peux te donner raison dans le cas où les ingénieurs sont actionnaires majoritaires et décideurs de la feuille de route à prendre pour l'entreprise. Mais ce n'est pas toujours le cas et les décideurs des stratégies commerciales et marketings ne sont pas forcément les gentils ingénieurs qui font leurs boulots consciencieusement.
Ah on y arrive, maintenant tout est de la faute des méchants patrons ou managers dans les boîtes ! Le capitalisme est responsable de tout les maux. On connaît la chanson.
Je soutiens ylsul car dans l'ensemble il a parfaitement raison. Depuis le documentaire d'Arte sur la question de l'obsolescence, il y a un profond problème de vocabulaire vis à vis de ce terme. Qui rappelons-le, juridiquement, concerne un sabotage volontaire du produit pour permettre un renouvellement plus rapide du matériel.
Donc cela implique deux choses :
* Que le produit a une qualité assez réduite ;
* Et que cette durée de vie soit liée à des considérations de volume de vente et non pour une question de baisse de prix de vente par l'utilisation de matériaux plus fragiles mais moins coûteux par exemple.
Et quand on regarde bien, c'est finalement un phénomène très rare. Les cas analogues mais assez courants sont la volonté d'avoir un produit bas de gamme assez peu chers à produire, des erreurs de conception (ça arrive aussi) ou encore une mauvaise gestion d'un projet (qui conduit à une sortie à la hâte d'un produit, avec souvent faible qualité et mauvaise conception).
Si l'obsolescence programmée était si répandue, avec des milliers / millions d'ingénieurs impliqués, il ne serait pas difficile d'en trouver quelques uns pour cracher le morceau (comme cela arrive souvent). Personnellement j'attends encore de tels témoignages. Les témoignages que l'on a, comme plus haut, c'est bien que les ingénieurs doivent travailler la durée de vie du produit pour ne pas faire de la surqualité (qui a un coût pour le client) en choisissant les matériaux optimums.
Dans l'ingénierie, tout est question de compromis. Le coût, la qualité, la durée de vie, etc. Ce sont des objectifs contradictoires, le but est d'obtenir un produit qui essaye de répondre au besoin du client et donc de choisir l'équilibre entre ces variables. C'est loin d'être évident. Et avec le culte de choisir tout au premier prix, c'est rarement la qualité qui est mise en avant.
[^] # Re: Halte à l'obsolescence programmée...
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse à la dépêche Du rififi dans ta cartouche d’encre. Évalué à 7.
Ah on y arrive, maintenant tout est de la faute des méchants patrons ou managers dans les boîtes ! Le capitalisme est responsable de tout les maux. On connaît la chanson.
Je soutiens ylsul car dans l'ensemble il a parfaitement raison. Depuis le documentaire d'Arte sur la question de l'obsolescence, il y a un profond problème de vocabulaire vis à vis de ce terme. Qui rappelons-le, juridiquement, concerne un sabotage volontaire du produit pour permettre un renouvellement plus rapide du matériel.
Donc cela implique deux choses :
* Que le produit a une qualité assez réduite ;
* Et que cette durée de vie soit liée à des considérations de volume de vente et non pour une question de baisse de prix de vente par l'utilisation de matériaux plus fragiles mais moins coûteux par exemple.
Et quand on regarde bien, c'est finalement un phénomène très rare. Les cas analogues mais assez courants sont la volonté d'avoir un produit bas de gamme assez peu chers à produire, des erreurs de conception (ça arrive aussi) ou encore une mauvaise gestion d'un projet (qui conduit à une sortie à la hâte d'un produit, avec souvent faible qualité et mauvaise conception).
Si l'obsolescence programmée était si répandue, avec des milliers / millions d'ingénieurs impliqués, il ne serait pas difficile d'en trouver quelques uns pour cracher le morceau (comme cela arrive souvent). Personnellement j'attends encore de tels témoignages. Les témoignages que l'on a, comme plus haut, c'est bien que les ingénieurs doivent travailler la durée de vie du produit pour ne pas faire de la surqualité (qui a un coût pour le client) en choisissant les matériaux optimums.
Dans l'ingénierie, tout est question de compromis. Le coût, la qualité, la durée de vie, etc. Ce sont des objectifs contradictoires, le but est d'obtenir un produit qui essaye de répondre au besoin du client et donc de choisir l'équilibre entre ces variables. C'est loin d'être évident. Et avec le culte de choisir tout au premier prix, c'est rarement la qualité qui est mise en avant.