• [^] # Re: Analyse réaliste des menaces?

    Posté par . En réponse au journal Copyleft is censorship. Évalué à 4. Dernière modification le 19 mars 2018 à 12:19.

    Je ne suis pas le sujet d'assez près (il est assez subtil, et les détails du projet de loi évoluent sans cesse) pour savoir si le logiciel libre est mis en danger par cette loi. Il me semble clair par contre qu'en demandant la mise en place de procédure techniques compliquées (par opposition, par exemple, à une demande de traitement de bonne foi en cas de signalement non-abusif), il rend la création d'une plateforme d'hébergement de contenus nettement plus délicate : Github pourrait certainement se mettre en conformité assez facilement (en utilisant des techniques automatiques de détection de réutilisation de code, de formats précis de descriptions de licences (SPDX), etc.), Framagit va avoir beaucoup plus de mal.

    Je pense que la protestation d'une partie du camp pirate repose plus sur des questions plus générales de culture libre, de droit de remix, d'usages non-marchands, etc. Les filtres de détection de violation de copyright aujourd'hui sont une plaie pour les Youtubeurs qui font des critiques de film ou musique en incluant des extraits de l'œuvre, ce qui est un exception du droit d'auteur autorisée, mais que les bots détectent pas ou mal, et après chaque utilisateur est soumis à l'arbitraire de la plateforme (tu as plein de vues, tu es puissant, Google t'écoute; tu es petit, tant pis pour toi). Tous ces problèmes se posent beaucopu moins dans le contexte du logique libre.

    On est d'accord sur l'aspect excessif du tweet, mais il faut quand même signaler que c'est une personne importante au niveau européen—il a fait par exemple partie d'une délégation d'auteurs venue rencontrer les parlementaires sur cette loi, dirigée par Jean-Michel Jarre.