La langue française est une langue vivante et donc par définition non figée. On ne parle pas le français de la même manière en France, en Belgique, au Cameroun (liste non exhaustive), de la même manière qu'on ne parle pas français de la même manière en banlieue qu'en centre ville. L'argot, le verlan sont des façons de s'amuser avec la langue française, "le féminin l'emporte sur le masculin" également.
D'ailleurs, cette phrase "le masculin l'emporte sur le féminin", je me demande comment le ressent les 50% et plus de la population du genre féminin?
Qui définit les règles de la langue française? En France, l'académie française (donc en majorité des hommes blancs aisés d'un âge avancé) ô combien représentative des locuteurs. Comme dans d'autres domaines, il s'agit d'une histoire de domination, français > patois alors, français > langues régionales aujourd'hui,... Depuis l'ordonnance de Villers-Cotterêt qui a orienté la langue française jusqu'à ce qu'elle est aujourd'hui? Des hommes blancs aisés. Les femmes n'ont le droit de vote que depuis 1945 et accès à des fonctions dirigeantes que depuis peu par rapport à l'âge de la langue française, quel a donc été leur influence sur la langue?
La question est de savoir comment la majorité s'accorde de la minorité (même si dans le cas du masculin/féminin c'est du 50/50)? Si ça tourne au rapport de domination, le dominé peut se sentir lésé sinon dans quelle mesure la majorité peut-elle céder un espace à la minorité? C'est valable dans divers domaines: politique, religion, économie,...
Donc finalement, la forme rejoint le fond. Je pourrais également parler d'un chef/responsable/manager qui fait l'unanimité sur le fond mais qui doit trouver rébarbative la forme et dont le message ne passe pas.
Vouloir causer en français sans en respecter les règles, c'est aussi valable pour l'orthographe? ;)
[^] # Re: Genre...
Posté par clousque . En réponse à la dépêche Khaganat, des stands et des avancées. Évalué à -3.
La langue française est une langue vivante et donc par définition non figée. On ne parle pas le français de la même manière en France, en Belgique, au Cameroun (liste non exhaustive), de la même manière qu'on ne parle pas français de la même manière en banlieue qu'en centre ville. L'argot, le verlan sont des façons de s'amuser avec la langue française, "le féminin l'emporte sur le masculin" également.
D'ailleurs, cette phrase "le masculin l'emporte sur le féminin", je me demande comment le ressent les 50% et plus de la population du genre féminin?
Qui définit les règles de la langue française? En France, l'académie française (donc en majorité des hommes blancs aisés d'un âge avancé) ô combien représentative des locuteurs. Comme dans d'autres domaines, il s'agit d'une histoire de domination, français > patois alors, français > langues régionales aujourd'hui,... Depuis l'ordonnance de Villers-Cotterêt qui a orienté la langue française jusqu'à ce qu'elle est aujourd'hui? Des hommes blancs aisés. Les femmes n'ont le droit de vote que depuis 1945 et accès à des fonctions dirigeantes que depuis peu par rapport à l'âge de la langue française, quel a donc été leur influence sur la langue?
La question est de savoir comment la majorité s'accorde de la minorité (même si dans le cas du masculin/féminin c'est du 50/50)? Si ça tourne au rapport de domination, le dominé peut se sentir lésé sinon dans quelle mesure la majorité peut-elle céder un espace à la minorité? C'est valable dans divers domaines: politique, religion, économie,...
Donc finalement, la forme rejoint le fond. Je pourrais également parler d'un chef/responsable/manager qui fait l'unanimité sur le fond mais qui doit trouver rébarbative la forme et dont le message ne passe pas.
Vouloir causer en français sans en respecter les règles, c'est aussi valable pour l'orthographe? ;)