• # Translate it bordel !

    Posté par . En réponse au journal On ne contribue pas que du code. Évalué à 10. Dernière modification le 15 février 2018 à 23:20.

    L’une de mes rares contributions au LL fût la traduction en français de LMMS, à ses débuts, j’ai abandonné par la suite. D’autres ont je pense pris le relais. J’ai suivi le projet depuis le début (ou presque), le principal développeur avait alors 18 ans, ça devait être vers 2005 donc, je crois que lui aussi a plus ou moins laissé les rênes à d’autres sur ce projet. LMMS est un excellent logiciel par ailleurs : il propose une autre vision pour le logiciel principal d’un DAW, différente de ce que peut faire Ardour, mais il est aussi complet et fourré de fonctionnalités, l’automation par exemple : elle marche proprement sur absolument tout ! :)

    L.M.M.S signifie à l’origine "Linux Multi-Media Studio", le côté multimédia n’a jamais existé et c’est devenu un incontournable de l’audio en LL (il est multi-plateforme, enfin au moins GNU/linux et Windows), mais le nom, pas terrible il faut bien l’avouer, est resté. Ça a paru une mauvaise idée de changer, à l’époque où l’idée de le faire (tant qu’il en était encore temps...) s’est fait sentir. Conclusion : choisissez un nom « qui claque » (qui claque comme une phrase choc...) dès le début de votre projet !

    Pour en revenir à la traduction, LMMS utilise, je pense toujours, les possibilités offertes par Qt : Qt Linguist, donc côté traducteur, il faut avouer que c’est assez simple et intuitif de participer, à partir du moment où on parle la langue et, plus important encore, on connaît bien le domaine couvert. Reste, comme tu le soulignes, à « poule riquouester ». C’est une tâche qu’il est tout aussi facile de faire faire à un non-informaticien qu’utiliser Qt Linguist si c’est sur une forge type Gitlab. Une condition nécessaire et aussi qu’on lui montre, quand même, comment faire. Logiciel intuitif ne signifiant pas, comme certains décideurs pressés pourraient le croire, flairant un quick-win de forte belle nature, zéro besoin de formation... Je dirais même que faire le pull-request en lui-même est une tâche bien moins qualifiée que la traduction elle-même.

    Pour ce qui est de mon dictionnaire FR-EN et EN-FR préféré il s’agit de Wordreference, le dictionnaire est bien fourni mais la grande valeur de ce site est l’activité sur les forums : La qualité des participations n’a rien à envier à celles de linuxfr.org (je pèse mes mots). Je sais que si j’ai la moindre question de traduction j’aurais une ou plusieurs réponses de qualité, si ma question est bien posée, bien-entendu.

    Plus en vogue actuellement (j’y suis aussi mais je participe moins) il y a french.stackexchange.com et autres "Q&A" sites. Le principe est archi simple, il existe depuis longtemps mais c’est seulement depuis quelques années que la masse critique de gens (et l’état de l’art technique/technologiqe) est suffisante pour obtenir ce qui commence à ressembler à une source inépuisable, toujours à jour, de réponse à n’importe quelle question dans des temps record (!)... Il me semble que ce sont Stack Overflow, Server Fault et Super User qui furent les premiers Q&A connus (après Yahoo! Answer je dirais) (les noms parlent d’eux-mêmes quant au domaine concerné... oui : la flemme) mais la liste est maintenant plutôt longue, et je pense qu’il y a d’autres acteurs sur ce secteur. Après, comme pour Gitlab et n’importe quel crowdsourced bidule, sans centralisation ça paraît plus compliqué de faire démarrer et fonctionner le truc...

    Et c’est le pavé /o\ ... Heureusement que je n’ai pas à le traduire en anglais :)