Justement, les choix sont-ils réellement socialement construits ? C'est une vraie question. Il ne me semble pas que les différences homme-femme puissent se réduire à des différences environnementales et/ou sociales, il y a de vraies différences biologiques.
Prenons pour exemple une catégorie de population où tous, peu importe le contexte, s'efforcent d'atteindre la performance maximale : les sportifs de haut niveau. Pour rappel, un sportif de haut niveau, c'est qui se consacre à 100% à son sport et qui laisse tout le reste de côté, surtout quand il vit dans une dictature où obtenir des médailles est tellement important pour communiquer sur le nationalisme que l'État met tout en œuvre pour que le sportif puisse s'abstraire des contingences matérielles.
Prenons deux sports reposant uniquement sur la force physique : le sprint (nous prendrons le 100m comme référence, mais ça marche avec n'importe quelle distance) et l'haltérophilie. Dans ces deux sports, le record du monde masculin (à catégorie de poids équivalente dans le cas de l'haltérophilie) est systématiquement largement meilleur que le record du monde féminin. En haltérophilie, un homme soulève 30 à 40 kg de plus qu'une femme. En sprint, un homme met 90 centièmes de moins qu'une femme au 100m. Ceci peut se transposer à n'importe quel sport. Et on parle de populations qui ne font que ça de la journée ! L'hypothèse de la construction sociale est donc caduque chez ces personnes. Il existe bien une différence biologique entre hommes et femmes.
Il n'est pas bien compliqué d'expliquer l'origine de ce dimorphisme sexuel. Spoiler : le dimorphisme sexuel est extrêmement répandu dans le règne animal et notamment chez les mammifères, il est quasi systématique chez les grands singes, ce qui serait surprenant serait donc que l'humain soit, comme par miracle, le seul animal chez lequel l'environnement soit la cause unique du dimorphisme sexuel.
Ce dimorphisme sexuel n'est pas exclusivement physique. La sélection naturelle a favorisé les mâles les plus agressifs, car ils étaient plus en mesure de se battre pour les femelles. Il n'est donc pas étonnant de retrouver, chez les hommes, une moindre sensibilité (cognitive) au danger et une plus grande agressivité. Après, selon le contexte, on donnera différents noms à cette tendance à la prise de risque : courage, témérité, bêtise et encore plein d'autres. Tout ceci est bien entendu amplifié par l'environnement social, mais les bases sont à chercher dans les noyaux de nos cellules, pas dans la société.
À partir du moment où l'on admet qu'il existe un dimorphisme sexuel sur les plans physique et intellectuel, il devient assez logique d'admettre qu'on retrouvera plus d'hommes dans les métiers faisant appel à la force physique et/ou à la prise de risque, et par effet de miroir, plus de femmes dans les métiers sans prise de risque ni force physique.
Un dernier point : on pourrait croire, à la lecture de ce texte, que j'argumente en faveur de la discrimination à l'embauche. Rien ne saurait être plus faux, et pour une raison simple : il peut y avoir des moyennes différentes par sexe sur une performance donnée, il existe toujours des variations autour de cette moyenne, et l'entraînement permet d'amplifier cette variation. Reprenez la page des records féminins : le record féminin pour le 100m est de 10s49. Je ne suis pas sûr de courir le 100m en moins de 20 secondes. De même, le record féminin pour ma catégorie de poids en haltérophilie est de 155 kg. Je ne pense pas pouvoir soulever 50 kg. Il est donc crucial, au moment du recrutement, d'évaluer l'individu présent sur la tâche pour laquelle on recrute, et non de se baser sur d'hypothétiques moyennes par sexe, couleur de peau ou n'importe quelle catégorie prédéfinie : la variation à l'intérieur du groupe est quasiment toujours supérieure à la différence des moyennes des groupes.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: Oui
Posté par Liorel . En réponse au journal Misogynie et discrimination à l'embauche. Évalué à 10.
Justement, les choix sont-ils réellement socialement construits ? C'est une vraie question. Il ne me semble pas que les différences homme-femme puissent se réduire à des différences environnementales et/ou sociales, il y a de vraies différences biologiques.
Prenons pour exemple une catégorie de population où tous, peu importe le contexte, s'efforcent d'atteindre la performance maximale : les sportifs de haut niveau. Pour rappel, un sportif de haut niveau, c'est qui se consacre à 100% à son sport et qui laisse tout le reste de côté, surtout quand il vit dans une dictature où obtenir des médailles est tellement important pour communiquer sur le nationalisme que l'État met tout en œuvre pour que le sportif puisse s'abstraire des contingences matérielles.
Prenons deux sports reposant uniquement sur la force physique : le sprint (nous prendrons le 100m comme référence, mais ça marche avec n'importe quelle distance) et l'haltérophilie. Dans ces deux sports, le record du monde masculin (à catégorie de poids équivalente dans le cas de l'haltérophilie) est systématiquement largement meilleur que le record du monde féminin. En haltérophilie, un homme soulève 30 à 40 kg de plus qu'une femme. En sprint, un homme met 90 centièmes de moins qu'une femme au 100m. Ceci peut se transposer à n'importe quel sport. Et on parle de populations qui ne font que ça de la journée ! L'hypothèse de la construction sociale est donc caduque chez ces personnes. Il existe bien une différence biologique entre hommes et femmes.
Il n'est pas bien compliqué d'expliquer l'origine de ce dimorphisme sexuel. Spoiler : le dimorphisme sexuel est extrêmement répandu dans le règne animal et notamment chez les mammifères, il est quasi systématique chez les grands singes, ce qui serait surprenant serait donc que l'humain soit, comme par miracle, le seul animal chez lequel l'environnement soit la cause unique du dimorphisme sexuel.
Ce dimorphisme sexuel n'est pas exclusivement physique. La sélection naturelle a favorisé les mâles les plus agressifs, car ils étaient plus en mesure de se battre pour les femelles. Il n'est donc pas étonnant de retrouver, chez les hommes, une moindre sensibilité (cognitive) au danger et une plus grande agressivité. Après, selon le contexte, on donnera différents noms à cette tendance à la prise de risque : courage, témérité, bêtise et encore plein d'autres. Tout ceci est bien entendu amplifié par l'environnement social, mais les bases sont à chercher dans les noyaux de nos cellules, pas dans la société.
À partir du moment où l'on admet qu'il existe un dimorphisme sexuel sur les plans physique et intellectuel, il devient assez logique d'admettre qu'on retrouvera plus d'hommes dans les métiers faisant appel à la force physique et/ou à la prise de risque, et par effet de miroir, plus de femmes dans les métiers sans prise de risque ni force physique.
Un dernier point : on pourrait croire, à la lecture de ce texte, que j'argumente en faveur de la discrimination à l'embauche. Rien ne saurait être plus faux, et pour une raison simple : il peut y avoir des moyennes différentes par sexe sur une performance donnée, il existe toujours des variations autour de cette moyenne, et l'entraînement permet d'amplifier cette variation. Reprenez la page des records féminins : le record féminin pour le 100m est de 10s49. Je ne suis pas sûr de courir le 100m en moins de 20 secondes. De même, le record féminin pour ma catégorie de poids en haltérophilie est de 155 kg. Je ne pense pas pouvoir soulever 50 kg. Il est donc crucial, au moment du recrutement, d'évaluer l'individu présent sur la tâche pour laquelle on recrute, et non de se baser sur d'hypothétiques moyennes par sexe, couleur de peau ou n'importe quelle catégorie prédéfinie : la variation à l'intérieur du groupe est quasiment toujours supérieure à la différence des moyennes des groupes.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.