C'est vrai que c'est à la fois mieux qu'un DRM, mais à la fois très critiquable car si une copie numérique se retrouve dans la nature, il n'y a qu'un pas pour l'éditeur pour supposer que c'est nous le "coupable" (sinon à quoi servirait ce watermark).
Alors autant je peux comprendre ce type de mesure pour des choses vraiment importantes, genre en rapport avec des secrets défense, ou même des secrets d'entreprises, je sais pas. Mais là, c'est juste un livre dont il est question. Le genre de trucs qu'on trimballe en général un peu partout, et qu'on peut oublier sur un banc. Alors certes, on fera plus gaffe à une liseuse électronique, mais l'idée est là: on parle d'un livre, un des trucs censés faire part de notre culture de base, etc., pas de secrets d'états. Y a 1000 façons de s'emparer des livres numériques de quelqu'un sans qu'il s'en rende compte et on va pas s'amuser à chiffrer sa bibliothèque numérique (déjà parce qu'on a pas l'habitude de surprotéger ses livres; je connais personne qui met ses livres physique dans une armoire fermée à clé... sauf peut-être la BNF pour des livres anciens et précieux, je sais pas! Aussi parce que j'espère que c'est pas ce que les éditeurs s'attendent à ce qu'on fasse et j'aimerais pas vivre dans ce monde).
Le second truc que je vois être impliqué dans ces watermarks est que les livres numériques ne doivent absolument pas être prêtés (en l'occurrence prêter == faire une copie pour un ami, la famille, etc.). Ou alors faut être 100% sûr que la personne à qui on les prête va pas s'amuser à le reprêter derrière. Ou tout simplement, même si on est sûr que la personne est 100% de confiance, c'est tout de même un ordi de plus dont les données peuvent se retrouver contrefaites (on n'a pas que des amis libristes et paranos! Y en a qui peuvent utiliser même Windows, les pauvres!). Et plus le lien avec nous s'affaiblit, plus le risque que ça se retrouve vraiment public dans la nature est grand. Et on revient au problème précédent: on se retrouve soudain "coupable" de contrefaçon.
Pour moi, ce serait acceptable seulement si le tarif descend vraiment, et pas seulement moitié prix comme dans l'exemple de ce journal. Si le livre se retrouve à 1 ou 2 ,ドル ok. Disons que c'est du livre personne unique. Mais là, un livre à 13€ où on se retrouve craindre de le donner à lire à son meilleur pote parce qu'on en perdrait le contrôle et qu'il y a un risque légal, je trouve cela abusé.
Au moins avec les livres papiers, on achète, puis ensuite on peut se le passer entre amis, famille, etc. (certes on l'a plus après, mais souvent on s'en fiche; le plaisir de partager est plus sympa que celui de garder à tout prix un objet physique à prendre la poussière dans une bibliothèque, et qu'on relira sûrement jamais dans la plupart des cas).
Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]
[^] # Re: 7switch
Posté par Jehan (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Galère lors de l'achat d'un livre numérique. Évalué à 10.
C'est vrai que c'est à la fois mieux qu'un DRM, mais à la fois très critiquable car si une copie numérique se retrouve dans la nature, il n'y a qu'un pas pour l'éditeur pour supposer que c'est nous le "coupable" (sinon à quoi servirait ce watermark).
Alors autant je peux comprendre ce type de mesure pour des choses vraiment importantes, genre en rapport avec des secrets défense, ou même des secrets d'entreprises, je sais pas. Mais là, c'est juste un livre dont il est question. Le genre de trucs qu'on trimballe en général un peu partout, et qu'on peut oublier sur un banc. Alors certes, on fera plus gaffe à une liseuse électronique, mais l'idée est là: on parle d'un livre, un des trucs censés faire part de notre culture de base, etc., pas de secrets d'états. Y a 1000 façons de s'emparer des livres numériques de quelqu'un sans qu'il s'en rende compte et on va pas s'amuser à chiffrer sa bibliothèque numérique (déjà parce qu'on a pas l'habitude de surprotéger ses livres; je connais personne qui met ses livres physique dans une armoire fermée à clé... sauf peut-être la BNF pour des livres anciens et précieux, je sais pas! Aussi parce que j'espère que c'est pas ce que les éditeurs s'attendent à ce qu'on fasse et j'aimerais pas vivre dans ce monde).
Le second truc que je vois être impliqué dans ces watermarks est que les livres numériques ne doivent absolument pas être prêtés (en l'occurrence prêter == faire une copie pour un ami, la famille, etc.). Ou alors faut être 100% sûr que la personne à qui on les prête va pas s'amuser à le reprêter derrière. Ou tout simplement, même si on est sûr que la personne est 100% de confiance, c'est tout de même un ordi de plus dont les données peuvent se retrouver contrefaites (on n'a pas que des amis libristes et paranos! Y en a qui peuvent utiliser même Windows, les pauvres!). Et plus le lien avec nous s'affaiblit, plus le risque que ça se retrouve vraiment public dans la nature est grand. Et on revient au problème précédent: on se retrouve soudain "coupable" de contrefaçon.
Pour moi, ce serait acceptable seulement si le tarif descend vraiment, et pas seulement moitié prix comme dans l'exemple de ce journal. Si le livre se retrouve à 1 ou 2 ,ドル ok. Disons que c'est du livre personne unique. Mais là, un livre à 13€ où on se retrouve craindre de le donner à lire à son meilleur pote parce qu'on en perdrait le contrôle et qu'il y a un risque légal, je trouve cela abusé.
Au moins avec les livres papiers, on achète, puis ensuite on peut se le passer entre amis, famille, etc. (certes on l'a plus après, mais souvent on s'en fiche; le plaisir de partager est plus sympa que celui de garder à tout prix un objet physique à prendre la poussière dans une bibliothèque, et qu'on relira sûrement jamais dans la plupart des cas).
Film d'animation libre en CC by-sa/Art Libre, fait avec GIMP et autre logiciels libres: ZeMarmot [ http://film.zemarmot.net ]