Posté par arnaudus .
En réponse au journal web.
Évalué à 3.
l'État est tenu par des règles très strictes
En théorie, c'est vrai. En pratique, certains remettent ça en question, principalement sur deux points : (1) il existe des services de l'État (services secrets, cabinets peu officiels, ou simplement police qui cherche des infos sans qu'elles soient opposables judiciairement) qui ne respectent pas les règles, et (2) au gré du vent, les parlementaires votent des lois qui limitent le respect à la vie privée, et les contrôles existants (conseil constitutionnel, cour Européenne des droits de l'Homme, etc) ne sont pas assez efficaces.
Le problème du point (1), c'est que ça laisse le champ libre aux fantasmes (on ne peut pas prouver que 1 est faux, donc de toutes manières, quelqu'un qui est persuadé d'avoir la DGSI sur le dos, on ne peut pas lui faire entendre le contraire), et que (2) est surtout un argument politique, puisque le conseil constitutionnel justifie ses décisions, et que de toutes manières c'est difficile d'imaginer qu'ajouter des contrôles aux contrôles puisse améliorer la situation.
La question de la vie privée est très précisément celle-ci. Si une personne mal intentionnée apprend que tu as tapé
C'est là où tu me perds un peu. A priori, les informations dont on parle ne sont accessibles que par trois groupes de personnes : (i) toi par l'intermédiaire de ton compte, (ii) le tiers qui te fournit le service, (iii) l'État via des requêtes légales. Il faut imaginer que tu te fasses pirater ton compte, ou que le tiers revende tes données à des indélicats, ou un scénario peu probable ou un peu bancal, pour que ces données fuitent dans la population.
Au final, l'État ne peut pas faire grand chose a priori, à part d'interdire ou d'encadrer strictement le stockage de données personnelles (avec tous les inconvénients pratiques que ça peut avoir, comme retaper son adresse à chaque fois qu'on commande un truc...). A posteriori, la justice peut mener une enquête pour identifier le fautif et le condamner, mais le mal est fait. Bref, c'est sûr que si Google ne stockait pas ces données, personne ne pourrait les avoir. Mais même si elles sont stockées, il existe quand même des garde-fou pour éviter que tout le monde connaisse tout de tout le monde...
[^] # Re: Le petit XKCD du jour
Posté par arnaudus . En réponse au journal web. Évalué à 3.
En théorie, c'est vrai. En pratique, certains remettent ça en question, principalement sur deux points : (1) il existe des services de l'État (services secrets, cabinets peu officiels, ou simplement police qui cherche des infos sans qu'elles soient opposables judiciairement) qui ne respectent pas les règles, et (2) au gré du vent, les parlementaires votent des lois qui limitent le respect à la vie privée, et les contrôles existants (conseil constitutionnel, cour Européenne des droits de l'Homme, etc) ne sont pas assez efficaces.
Le problème du point (1), c'est que ça laisse le champ libre aux fantasmes (on ne peut pas prouver que 1 est faux, donc de toutes manières, quelqu'un qui est persuadé d'avoir la DGSI sur le dos, on ne peut pas lui faire entendre le contraire), et que (2) est surtout un argument politique, puisque le conseil constitutionnel justifie ses décisions, et que de toutes manières c'est difficile d'imaginer qu'ajouter des contrôles aux contrôles puisse améliorer la situation.
C'est là où tu me perds un peu. A priori, les informations dont on parle ne sont accessibles que par trois groupes de personnes : (i) toi par l'intermédiaire de ton compte, (ii) le tiers qui te fournit le service, (iii) l'État via des requêtes légales. Il faut imaginer que tu te fasses pirater ton compte, ou que le tiers revende tes données à des indélicats, ou un scénario peu probable ou un peu bancal, pour que ces données fuitent dans la population.
Au final, l'État ne peut pas faire grand chose a priori, à part d'interdire ou d'encadrer strictement le stockage de données personnelles (avec tous les inconvénients pratiques que ça peut avoir, comme retaper son adresse à chaque fois qu'on commande un truc...). A posteriori, la justice peut mener une enquête pour identifier le fautif et le condamner, mais le mal est fait. Bref, c'est sûr que si Google ne stockait pas ces données, personne ne pourrait les avoir. Mais même si elles sont stockées, il existe quand même des garde-fou pour éviter que tout le monde connaisse tout de tout le monde...