Même en vivant au fond de l’Amazonie sans internet tu ne peux plus éviter le tracking.
Le tracking ne se limite pas aux fichiers logs des serveurs que tu visites, il y a aussi toutes la partie automate et IOT (exemple les bancontacts *1), les trucs communautaires (OpenStreetMap, Pokemon Go), les drones et satellites (petit exemple avec les drones chinois), se que les gens postent à ton propos sur les réseaux sociaux et ce même si tu leur interdis.
*1 la ville de Liège se sert du tracking des payements pour créer des maps des déplacements des consommateurs à l'intérieur de la ville
La question est : est-ce possible et souhaitable qu'aucune activité ne puisse générer du tracking ? Par exemple il semble évident dans les télécoms et le système bancaire qu'on puisse identifier qui a fait quoi et quand. Car techniquement tu n'as pas le choix (après tu peux supprimer ces données au fur et à mesure, bien entendu, mais en soit le tracking est techniquement obligatoire).
Puis le tracking a de bons côtés, la question est de son usage, de la granularité et éventuellement de l'anonymisation. Par exemple, en Belgique comme tu le soulignes, Orange a aussi fourni au gouvernement des informations sur les déplacements de ses utilisateurs de zone à zone pour un évènement donné (donc granularité au niveau de la ville, pas du bâtiment).
Ces données sont essentielles pour comprendre les flux de la population au sein des villes et des pays. Pour notamment mieux anticiper certains évènements qui rameutent du monde (ce qui demande de l'organisation) mais aussi pour dimensionner le service public (par exemple les transports aux communs) aux besoins réels. Si par exemple on observe un flux particulier le samedi en terme de trajets, peut être que la ville peut décider d'y ouvrir une ligne de bus ou autre. Sans le tracking tu seras bien moins précis et faudra faire des expérimentations coûteuses et délicates pour vérifier.
Bref, le tracking de la population a aussi des effets positifs. Mais le tout doit être fait dans un cadre qui limite les dérives possibles. De toute façon si tu ne veux pas être tracké, je pense que la meilleure solution est de se passer des solutions techniques qui en dépendent.
[^] # Re: Argument solide
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal web. Évalué à 4.
La question est : est-ce possible et souhaitable qu'aucune activité ne puisse générer du tracking ? Par exemple il semble évident dans les télécoms et le système bancaire qu'on puisse identifier qui a fait quoi et quand. Car techniquement tu n'as pas le choix (après tu peux supprimer ces données au fur et à mesure, bien entendu, mais en soit le tracking est techniquement obligatoire).
Puis le tracking a de bons côtés, la question est de son usage, de la granularité et éventuellement de l'anonymisation. Par exemple, en Belgique comme tu le soulignes, Orange a aussi fourni au gouvernement des informations sur les déplacements de ses utilisateurs de zone à zone pour un évènement donné (donc granularité au niveau de la ville, pas du bâtiment).
Ces données sont essentielles pour comprendre les flux de la population au sein des villes et des pays. Pour notamment mieux anticiper certains évènements qui rameutent du monde (ce qui demande de l'organisation) mais aussi pour dimensionner le service public (par exemple les transports aux communs) aux besoins réels. Si par exemple on observe un flux particulier le samedi en terme de trajets, peut être que la ville peut décider d'y ouvrir une ligne de bus ou autre. Sans le tracking tu seras bien moins précis et faudra faire des expérimentations coûteuses et délicates pour vérifier.
Bref, le tracking de la population a aussi des effets positifs. Mais le tout doit être fait dans un cadre qui limite les dérives possibles. De toute façon si tu ne veux pas être tracké, je pense que la meilleure solution est de se passer des solutions techniques qui en dépendent.