Il y a aussi quelque chose de fondamental à retenir, c'est qu'une Porsche, quel que soit son prix de vente final, représente à l'unité un coût non négligeable à sa fabrication. Lorsque la compagnie a investi du temps et des matières premières dans la fabrication d'un exemplaire du véhicule, si celui-ci est volé, l'entreprise a réellement perdu l'argent investi dans sa production.
Dans le cas du logiciel, si un soft est piraté, il y manque à gagner mais pas perte sèche. S'il faut vendre 5000 licences d'utilisation de ce soft pour le rentabiliser, une copie piratée ne fera pas augmenter le prix de revient: L'éditeur rentrera quand même dans ses frais à la 5000ème licence concédée même si un million de copies pirates ont circulé entretemps. Le constructeur automobile, lui, devra répercuter le coût de la voiture volée sur le prix de tout les autres exemplaires.
Evidement, c'est toujours pas une raison pour pirater. A l'époque, cela se pouvait se comprendre parce que le besoin avait été créé et que l'alternative n'existait pas encore réellement. Avec l'explosion du logiciel libre, plus d'excuse :-)
Mais c'est aussi pour cela que les propositions du style « Rabais en licences sur l'informatique destinée à l'éducation » sont encore plus pernicieuses qu'elles ne le paraissent déjà:
Non seulement, l'échantillon gratuit à la sortie des écoles, c'est la technique des dealers de drogue, mais l'éditeur peut se permettre de diffuser 2000, 5000 ou 10000 copies gratuites si cela lui permet de garder le marché initialement prévu: Cela ne lui coûtera pas 1$ de plus ... spécialement si les mises à jour ne sont pas proposées aux mêmes conditions. Et ce, justement parce que le pirate moyen n'est pas en soi un client potentiel !
Si un type cambriole Porsche parce qu'il n'as pas les moyens de s'acheter ses voitures, c'est un VOL.
Si le même type pirate un logiciel parce que 500 c'est trop cher, c'est de la FRAUDE.
Ce sont deux notions différentes, et pas jugées de la même façon. Le problème c'est que très peu de gens sont au fait de ces subtilités, même au sein du système judiciaire. Et tant que cela durera, les éditeurs peu scrupuleux continueront à essayer de récupérer le beurre et l'argent du beurre ...
[^] # Re: La BSA aide GNU/Linux
Posté par Obsidian . En réponse à la dépêche La BSA aide GNU/Linux. Évalué à 7.
Dans le cas du logiciel, si un soft est piraté, il y manque à gagner mais pas perte sèche. S'il faut vendre 5000 licences d'utilisation de ce soft pour le rentabiliser, une copie piratée ne fera pas augmenter le prix de revient: L'éditeur rentrera quand même dans ses frais à la 5000ème licence concédée même si un million de copies pirates ont circulé entretemps. Le constructeur automobile, lui, devra répercuter le coût de la voiture volée sur le prix de tout les autres exemplaires.
Evidement, c'est toujours pas une raison pour pirater. A l'époque, cela se pouvait se comprendre parce que le besoin avait été créé et que l'alternative n'existait pas encore réellement. Avec l'explosion du logiciel libre, plus d'excuse :-)
Mais c'est aussi pour cela que les propositions du style « Rabais en licences sur l'informatique destinée à l'éducation » sont encore plus pernicieuses qu'elles ne le paraissent déjà:
Non seulement, l'échantillon gratuit à la sortie des écoles, c'est la technique des dealers de drogue, mais l'éditeur peut se permettre de diffuser 2000, 5000 ou 10000 copies gratuites si cela lui permet de garder le marché initialement prévu: Cela ne lui coûtera pas 1$ de plus ... spécialement si les mises à jour ne sont pas proposées aux mêmes conditions. Et ce, justement parce que le pirate moyen n'est pas en soi un client potentiel !
Si un type cambriole Porsche parce qu'il n'as pas les moyens de s'acheter ses voitures, c'est un VOL.
Si le même type pirate un logiciel parce que 500 c'est trop cher, c'est de la FRAUDE.
Ce sont deux notions différentes, et pas jugées de la même façon. Le problème c'est que très peu de gens sont au fait de ces subtilités, même au sein du système judiciaire. Et tant que cela durera, les éditeurs peu scrupuleux continueront à essayer de récupérer le beurre et l'argent du beurre ...