Dire « j’ai choisi l’attribution de 66 € du budget de l’État » ou « tu as privé l'État de 66 € de recettes » est factuel. De même que « _ l'État m'a permis de choisir l'attribution de 66 € de son budget, le privant ainsi de 66 € de recettes librement utilisables, en raison de la législation qui a été mise en place sur la fiscalisation des dons manuels par les particuliers ».
Ben non, je pense que la troisième affirmation comme la première sont factuellement fausses. Un tas de choses est déductible de l'impôt sur le revenu (l'achat de fenêtres ou les « frais réels » par exemple), il n'est pour autant pas juste d'affirmer que l'achat de 6 fenêtre double-vitrage en pvc rouge est imputable au budget de l'état, ni que l'état t'a permis de choisir d'attribuer X € de son budget à ton carburant. La seconde est incomplète, visait surtout à inverser la perspective.
Par contre rien ne dit que cela affaiblisse l'économie : l'argent des dons est utilisé pour financer des salaires de permanents associatifs, payer des charges d'associations (électricité, réseau, local, etc.), etc. bref est injecté dans l'économie exactement comme si l'État avait payé des traitements de fonctionnaires, commandé une prestation privée ou acheté des biens (sans compter qu'il aurait pu juste l'utiliser pour rembourser des intérêts de la dette...).
Ben oui, j'ai pas dit que l'argent disparaissait du circuit économique mais que verser des salaires de manière précaire et partielle (comme c'est le plus fréquent dans l'associatif) plutôt que de manière garantie et pleine (comme c'est le plus fréquent dans la fonction publique) ça affaiblissait l'économie. Les fonctionnaires, ils ont l'argent qui tombe tous les mois, ils peuvent faire leur boulot. Les asso, elles sont obligées de reposer sur les dons ou les financements publics, et ces derniers se font de plus en plus « en mode projet ». Et comme leur survie en dépend, elles passent une part non négligeable de leur temps à chercher des sous, quitte à monter des projets bidons, plutôt qu'à se concentrer sur leur travail de fond. Or si les asso sont détournées de leurs missions et les gens qui y travaillent vivent dans l'incertitude du lendemain, on peut considérer que cela affaiblit l'économie. Après tu envoies un fonctionnaire (qui a un statut, pas un contractuel) et un salarié d'asso avec son CUI négocier n'importe quel prêt auprès d'une banque, dans un cas ça va mieux se passer que dans l'autre. Là encore, si les banques prêtent pas ou prêtent à des gens qui ne peuvent rembourser, on peut considérer que cela affaiblit l'économie.
Ceci étant dit je suis intéressé par des hyperliens vers des discussions sur les effets des dons manuels défiscalisables
[^] # Re: dit autrement, j’ai choisi l’attribution de 66 € du budget de l’État
Posté par thamieu . En réponse à la dépêche Dons aux associations, épisode 6. Évalué à 3.
Ben non, je pense que la troisième affirmation comme la première sont factuellement fausses. Un tas de choses est déductible de l'impôt sur le revenu (l'achat de fenêtres ou les « frais réels » par exemple), il n'est pour autant pas juste d'affirmer que l'achat de 6 fenêtre double-vitrage en pvc rouge est imputable au budget de l'état, ni que l'état t'a permis de choisir d'attribuer X € de son budget à ton carburant. La seconde est incomplète, visait surtout à inverser la perspective.
Ben oui, j'ai pas dit que l'argent disparaissait du circuit économique mais que verser des salaires de manière précaire et partielle (comme c'est le plus fréquent dans l'associatif) plutôt que de manière garantie et pleine (comme c'est le plus fréquent dans la fonction publique) ça affaiblissait l'économie. Les fonctionnaires, ils ont l'argent qui tombe tous les mois, ils peuvent faire leur boulot. Les asso, elles sont obligées de reposer sur les dons ou les financements publics, et ces derniers se font de plus en plus « en mode projet ». Et comme leur survie en dépend, elles passent une part non négligeable de leur temps à chercher des sous, quitte à monter des projets bidons, plutôt qu'à se concentrer sur leur travail de fond. Or si les asso sont détournées de leurs missions et les gens qui y travaillent vivent dans l'incertitude du lendemain, on peut considérer que cela affaiblit l'économie. Après tu envoies un fonctionnaire (qui a un statut, pas un contractuel) et un salarié d'asso avec son CUI négocier n'importe quel prêt auprès d'une banque, dans un cas ça va mieux se passer que dans l'autre. Là encore, si les banques prêtent pas ou prêtent à des gens qui ne peuvent rembourser, on peut considérer que cela affaiblit l'économie.
Idem.