À ce sujet, je me demande si les américains et les européens se comprennent bien. Après avoir parcouru un nombre impressionnant d'articles et de vlogs de la part de ceux qui veulent qu'on défende cet animal (削除) en voie de disparition (削除ここまで) disparu qu'est "la neutralité du net", j'en ai vu d'autres qui n'étaient pas nécessairement en panique: Bryan Lunduke et Luke Smith, tous deux des américains. Sans pour autant prendre parti pour l'un ou pour l'autre camp, ces deux derniers points de vue sont plutôt intéressants.
Le premier s'étonne de ce qu'un bruit énorme est fait autour de "la neutralité du net"... alors que les DRM, qui sont une menace bien plus pesante sur la liberté d'accès à l'information, sont passés sans vraiment faire de vague dans le monde informatique. Mozilla les a même adoptés avant même qu'ils ne soient standardisés! Et si seulement la moitié des militants pour la neutralité du net s'étaient opposés aux DRM de la même manière, on n'aurait peut-être pas ces ignominieuses EME pondues par le W3C (une organisation à but non lucratif, qui plus est) — je ne fais citer B. Lunduke.
Le second présente un aspect du net que nous connaissons bien: au lieu de tous payer pour avoir la même bande passante, quel que soit le service qu'on consulte, il sera désormais possible pour un fournisseur d'accès de facturer plus pour un service qui demande plus de bande passante ou de volume. Par exemple, un "consommateur" de services vidéos, dont la bande passante est plusieurs ordres de grandeur supérieure à celle d'un site sans vidéo et sans audio, comme Twitter, Facebook, entre autres (et dans la majorité des cas), devra payer davantage. Un abonné qui n'utilise pas ou peu ces services pourrait payer moins — en tous cas il n'a pas de raison de payer plus cher qu'un autre. La modulation du prix en fonction de la bande passante ou du volume permet justement aux fournisseurs d'accès de mieux financer et adapter leur infrastructure.
N'est-ce pas justement de dernier mode de fonctionnement qui est d'application chez nous, en Europe? Les formules d'abonnement dont le prix dépend du débit et/ou du volume, c'est ce que nous avons.
Donc si c'est ça toute l'argumentation autour de la neutralité du net, je comprends pas bien ce qui fais mousser les Américains. Et je vois encore moins la relation avec la neutralité du net...
# C'est quoi au fait la "neutralité du net" ?
Posté par FantastIX . En réponse à la dépêche Revue de presse de l’April pour la semaine 50 de l’année 2017. Évalué à 5. Dernière modification le 19 décembre 2017 à 12:41.
À ce sujet, je me demande si les américains et les européens se comprennent bien. Après avoir parcouru un nombre impressionnant d'articles et de vlogs de la part de ceux qui veulent qu'on défende cet animal
(削除) en voie de disparition (削除ここまで)disparu qu'est "la neutralité du net", j'en ai vu d'autres qui n'étaient pas nécessairement en panique: Bryan Lunduke et Luke Smith, tous deux des américains. Sans pour autant prendre parti pour l'un ou pour l'autre camp, ces deux derniers points de vue sont plutôt intéressants.Le premier s'étonne de ce qu'un bruit énorme est fait autour de "la neutralité du net"... alors que les DRM, qui sont une menace bien plus pesante sur la liberté d'accès à l'information, sont passés sans vraiment faire de vague dans le monde informatique. Mozilla les a même adoptés avant même qu'ils ne soient standardisés! Et si seulement la moitié des militants pour la neutralité du net s'étaient opposés aux DRM de la même manière, on n'aurait peut-être pas ces ignominieuses EME pondues par le W3C (une organisation à but non lucratif, qui plus est) — je ne fais citer B. Lunduke.
Le second présente un aspect du net que nous connaissons bien: au lieu de tous payer pour avoir la même bande passante, quel que soit le service qu'on consulte, il sera désormais possible pour un fournisseur d'accès de facturer plus pour un service qui demande plus de bande passante ou de volume. Par exemple, un "consommateur" de services vidéos, dont la bande passante est plusieurs ordres de grandeur supérieure à celle d'un site sans vidéo et sans audio, comme Twitter, Facebook, entre autres (et dans la majorité des cas), devra payer davantage. Un abonné qui n'utilise pas ou peu ces services pourrait payer moins — en tous cas il n'a pas de raison de payer plus cher qu'un autre. La modulation du prix en fonction de la bande passante ou du volume permet justement aux fournisseurs d'accès de mieux financer et adapter leur infrastructure.
N'est-ce pas justement de dernier mode de fonctionnement qui est d'application chez nous, en Europe? Les formules d'abonnement dont le prix dépend du débit et/ou du volume, c'est ce que nous avons.
Donc si c'est ça toute l'argumentation autour de la neutralité du net, je comprends pas bien ce qui fais mousser les Américains. Et je vois encore moins la relation avec la neutralité du net...