Comme écrit dans les dernières lignes de l'article, cette étude ne permet pas d'expliquer les disparités existant au sein même des deux catégories de langues (genrées ou non genrées sexuellement).
Comme tu le dis la corrélation n'est qu'apparente : Là où je vois des disparités c'est dans la culture, pas dans la grammaire des langues. Et ce qui est frappant dans cette page liée c'est que les dix premiers pays sont à 90% d'une culture germanique et que les 10 derniers sont tristement tous d'une culture islamique.
Je pense que le même article utilisé par des sites conspirationnistes islamophobes aurait eu une conclusion bien différente.
De mon côté, je dirais plutôt que la question n'est pas résolue.
Du mien, je pense qu'il existe effectivement un impact mais que ses implications sont bien peu de choses comparés à d'autres aspects qui fait que je considère que ce battage médiatique et cette énergie dépensée sont au déficit de mesures parfois applicables rapidement et aux conséquences immédiates qui déplacent à coup sûr le curseur vers davantage d'égalité homme/femme (deux exemples en tête : la différence de prise en charge sociale de la contraception féminine et des protections menstruelles comparées au préservatif masculin et au Viagra).
En gros, il y a des luttes et des injustices bien plus importantes à régler autant du côté législatif que du côté des mentalités et qui rentrent dans le cadre des revendications des deux premières vagues féministes.
il me semble que très peu de promoteurs de l'écriture inclusive se basent sur ça.
Certainement par simple ignorance pour les moins renseignés qui tournent en vase clos dans leur bulle militante et peut-être parce que c'est un argument en défaveur de leur croyance.
Ça fait vingt ans que les facs des USA s'intéressent à ces questions psycho-sociales d'une manière partisane et biaisée (en essayant de prouver que leurs théories sont vraies, au lieu de chercher à démontrer l'inverse) et avant que ça ne soit arrivé en France, la rhétorique a eu de nombreuses voix d'opposition lui permettant par expérience de s'affiner et d'éviter les incohérences. Le discours et les stratégies militantes sont désormais bien rodées dans le féminisme de la troisième vague.
Le principe de l'écriture inclusive n'est pas d'effacer les préjugés sexistes mais de représenter les femmes à égalité des hommes par le biais de la langue écrite en présupposant justement que les mentalités sont crées par la langue.
Lis simplement l'introduction du site du manuel d'écriture inclusive : « Pour faire véritablement changer les mentalités, il faut agir sur ce par quoi elles se construisent : le langage. »
C'est exactement l'hypothèse de Sapir-Whorf appliquée au sexisme.
Et pour info, j'ai pris le premier lien que m'a sorti Qwant en cherchant "écriture inclusive".
J'ai l'impression que cet argument est simplement là pour caricaturer le débat.
De mon point de vue, il est là plutôt pour en montrer la vacuité.
La langue maternelle et la plus utilisée étant la langue orale (ou signée), pas du tout la convention écrite qui en plus est très différente de l'oral pour le cas du français, l'écriture inclusive ne pourrait de toute façon pas avoir l'impact de l'oral.
Par contre ce que les études pratiques sur l'hypothèse de Sapir-Whorf montrent bien c'est que dans le cadre où elle se vérifie (par exemple, sur les couleurs), l'éducation peut tout à fait prendre le pas sur les limitations de perception que peut procurer la langue des testés.
[^] # Re: tout a fait
Posté par Anonyme . En réponse au journal L’écriture neutre. Évalué à 5.
Comme écrit dans les dernières lignes de l'article, cette étude ne permet pas d'expliquer les disparités existant au sein même des deux catégories de langues (genrées ou non genrées sexuellement).
Comme tu le dis la corrélation n'est qu'apparente : Là où je vois des disparités c'est dans la culture, pas dans la grammaire des langues. Et ce qui est frappant dans cette page liée c'est que les dix premiers pays sont à 90% d'une culture germanique et que les 10 derniers sont tristement tous d'une culture islamique.
Je pense que le même article utilisé par des sites conspirationnistes islamophobes aurait eu une conclusion bien différente.
Du mien, je pense qu'il existe effectivement un impact mais que ses implications sont bien peu de choses comparés à d'autres aspects qui fait que je considère que ce battage médiatique et cette énergie dépensée sont au déficit de mesures parfois applicables rapidement et aux conséquences immédiates qui déplacent à coup sûr le curseur vers davantage d'égalité homme/femme (deux exemples en tête : la différence de prise en charge sociale de la contraception féminine et des protections menstruelles comparées au préservatif masculin et au Viagra).
En gros, il y a des luttes et des injustices bien plus importantes à régler autant du côté législatif que du côté des mentalités et qui rentrent dans le cadre des revendications des deux premières vagues féministes.
Certainement par simple ignorance pour les moins renseignés qui tournent en vase clos dans leur bulle militante et peut-être parce que c'est un argument en défaveur de leur croyance.
Ça fait vingt ans que les facs des USA s'intéressent à ces questions psycho-sociales d'une manière partisane et biaisée (en essayant de prouver que leurs théories sont vraies, au lieu de chercher à démontrer l'inverse) et avant que ça ne soit arrivé en France, la rhétorique a eu de nombreuses voix d'opposition lui permettant par expérience de s'affiner et d'éviter les incohérences. Le discours et les stratégies militantes sont désormais bien rodées dans le féminisme de la troisième vague.
Le principe de l'écriture inclusive n'est pas d'effacer les préjugés sexistes mais de représenter les femmes à égalité des hommes par le biais de la langue écrite en présupposant justement que les mentalités sont crées par la langue.
Lis simplement l'introduction du site du manuel d'écriture inclusive : « Pour faire véritablement changer les mentalités, il faut agir sur ce par quoi elles se construisent : le langage. »
C'est exactement l'hypothèse de Sapir-Whorf appliquée au sexisme.
Et pour info, j'ai pris le premier lien que m'a sorti Qwant en cherchant "écriture inclusive".
De mon point de vue, il est là plutôt pour en montrer la vacuité.
La langue maternelle et la plus utilisée étant la langue orale (ou signée), pas du tout la convention écrite qui en plus est très différente de l'oral pour le cas du français, l'écriture inclusive ne pourrait de toute façon pas avoir l'impact de l'oral.
Par contre ce que les études pratiques sur l'hypothèse de Sapir-Whorf montrent bien c'est que dans le cadre où elle se vérifie (par exemple, sur les couleurs), l'éducation peut tout à fait prendre le pas sur les limitations de perception que peut procurer la langue des testés.