Je tiens à préciser que quoi qu'il arrive, le logiciel est destiné, si il est publié à être publié sous licence libre. Pour autant, je considère que tout travail (utile) mérite salaire: la qualité de la publication dépendra de l'aide reçu.
Le paradigme habituel du logiciel libre, c'est de publier tôt et souvent ; tu ébauches un projet, tu partages ton code, et une communauté se forme autour du code si le projet est intéressant, pour l'amener à maturité. Pour la plupart des projets, le bénéfice du mainteneur du logiciel est assez faible, à part la reconnaissance de la communauté et le plaisir de disposer du logiciel que tu souhaites. Les bénéfices sont quand même indirects, je pense par exemple que de maintenir un beau logiciel libre reste une ligne très intéressante sur un CV, et qu'éventuellement ça peut aussi permettre d'en vivre plus directement (un logiciel populaire peut attirer des dons).
J'ai l'impression que ce que tu proposes, c'est un nouveau paradigme qui est apparu avec les campagnes de financement participatif. Est-ce qu'il y a des exemples qui ont vraiment fonctionné? Personnellement, je pourrais envisager de faire un don pontuel à un projet en développement que j'utilise régulièrement, par exemple. Par contre, je me vois mal donner de l'argent à un projet "futurement" libre pour lequel il n'existe qu'un cahier des charges.
Je comprends bien que le problème de fond, c'est le financement du logiciel libre. Jusqu'ici, les modèles économiques restent fragiles et réservés à des logiciels particuliers (par exemple, ceux avec lesquels ont peut vendre du service). Beaucoup de logiciels libres sont développés bénévolement, ou par des contributeurs salariés. L'idée de "vendre" le développement d'un logiciel libre paraît logique du point de vue du développeur, mais elle est illogique du point de vue de l'utilisateur, à qui tu demandes de payer pour un logiciel qui n'existe pas, alors qu'il a à disposition des logiciels (peut-etre imparfaits) qui existent déja et qui sont disponibles gratuitement.
Tu peux considérer que tout travail mérite salaire, ça n'en fait pas un mantrâ miraculeux qui va te rapporter des sous. Moi je considère que les professeurs méritent plus de respect, que les SDF devraient avoir un toît, que tous les enfants du monde devraient avoir à manger, etc. La question n'est pas de savoir ce qui devrait être, c'est d'arriver à trouver un système pour arriver à cet objectif. Et là, j'ai juste l'impression que tu ne te donnes pas les moyens d'atteindre cet objectif (ou, pour être plus précis, tu ne donnes pas aux autres les raisons rationnelles pour te permettre d'atteindre cet objectif).
PS: sur le fond, le projet reste intéressant. À mon avis, plus la compatibilité avec bash sera maintenue, plus la possibilité de faire une transition douce motiverait les utilisateurs à faire le changement.
# mmmhhh
Posté par arnaudus . En réponse au journal Gufo: un langage de shell moderne!. Évalué à 10. Dernière modification le 07 décembre 2017 à 11:10.
Le paradigme habituel du logiciel libre, c'est de publier tôt et souvent ; tu ébauches un projet, tu partages ton code, et une communauté se forme autour du code si le projet est intéressant, pour l'amener à maturité. Pour la plupart des projets, le bénéfice du mainteneur du logiciel est assez faible, à part la reconnaissance de la communauté et le plaisir de disposer du logiciel que tu souhaites. Les bénéfices sont quand même indirects, je pense par exemple que de maintenir un beau logiciel libre reste une ligne très intéressante sur un CV, et qu'éventuellement ça peut aussi permettre d'en vivre plus directement (un logiciel populaire peut attirer des dons).
J'ai l'impression que ce que tu proposes, c'est un nouveau paradigme qui est apparu avec les campagnes de financement participatif. Est-ce qu'il y a des exemples qui ont vraiment fonctionné? Personnellement, je pourrais envisager de faire un don pontuel à un projet en développement que j'utilise régulièrement, par exemple. Par contre, je me vois mal donner de l'argent à un projet "futurement" libre pour lequel il n'existe qu'un cahier des charges.
Je comprends bien que le problème de fond, c'est le financement du logiciel libre. Jusqu'ici, les modèles économiques restent fragiles et réservés à des logiciels particuliers (par exemple, ceux avec lesquels ont peut vendre du service). Beaucoup de logiciels libres sont développés bénévolement, ou par des contributeurs salariés. L'idée de "vendre" le développement d'un logiciel libre paraît logique du point de vue du développeur, mais elle est illogique du point de vue de l'utilisateur, à qui tu demandes de payer pour un logiciel qui n'existe pas, alors qu'il a à disposition des logiciels (peut-etre imparfaits) qui existent déja et qui sont disponibles gratuitement.
Tu peux considérer que tout travail mérite salaire, ça n'en fait pas un mantrâ miraculeux qui va te rapporter des sous. Moi je considère que les professeurs méritent plus de respect, que les SDF devraient avoir un toît, que tous les enfants du monde devraient avoir à manger, etc. La question n'est pas de savoir ce qui devrait être, c'est d'arriver à trouver un système pour arriver à cet objectif. Et là, j'ai juste l'impression que tu ne te donnes pas les moyens d'atteindre cet objectif (ou, pour être plus précis, tu ne donnes pas aux autres les raisons rationnelles pour te permettre d'atteindre cet objectif).
PS: sur le fond, le projet reste intéressant. À mon avis, plus la compatibilité avec bash sera maintenue, plus la possibilité de faire une transition douce motiverait les utilisateurs à faire le changement.