Il y a un plaisir sadique chez ces personnes qui écrivent dans cette forme pestilentielle et malfaisante.
C'est avec ce même sadisme qui fait que d'aucuns traversent lentement la chaussée avec un regard en coin pour épier la réaction du conducteur impatient. C'est la recherche de ce plaisir cruel qui fait que des administrations reçoivent de courageuses lettres citoyennes pour dénoncer leurs voisins.
C'est aussi ce voisin qui te fait une leçon de morale pour une haie trop haute, ou encore ce gars qui conspue une jolie fille pas habillé à son goût.
Cette haine de soi se transforme en haine misanthropique.
Ces illustres inconnus faisant troupeaux veulent à tout prix imposer leurs empreintes à une société qu'ils détestent mais dont ils profitent à fond.
Ils rompent ainsi la monotonie de leur solitude en se satisfaisant de cet minuscule ersatz de militantisme.
Dans ma campagne, on les appelle des chieurs. Bien évidemment, le combat n'importe peu, ils sont de (presque) tous les combats, ils ne manqueront pas l'occasion de t'accuser de réactionnaire alors que tu n'aspires qu'à vivre pénard.
[^] # Re: Écriture
Posté par ckiller . En réponse à la dépêche Dernière ligne droite pour l’appel à conférencier·e du PHPTour 2018. Évalué à -7.
Il y a un plaisir sadique chez ces personnes qui écrivent dans cette forme pestilentielle et malfaisante.
C'est avec ce même sadisme qui fait que d'aucuns traversent lentement la chaussée avec un regard en coin pour épier la réaction du conducteur impatient. C'est la recherche de ce plaisir cruel qui fait que des administrations reçoivent de courageuses lettres citoyennes pour dénoncer leurs voisins.
C'est aussi ce voisin qui te fait une leçon de morale pour une haie trop haute, ou encore ce gars qui conspue une jolie fille pas habillé à son goût.
Cette haine de soi se transforme en haine misanthropique.
Ces illustres inconnus faisant troupeaux veulent à tout prix imposer leurs empreintes à une société qu'ils détestent mais dont ils profitent à fond.
Ils rompent ainsi la monotonie de leur solitude en se satisfaisant de cet minuscule ersatz de militantisme.
Dans ma campagne, on les appelle des chieurs. Bien évidemment, le combat n'importe peu, ils sont de (presque) tous les combats, ils ne manqueront pas l'occasion de t'accuser de réactionnaire alors que tu n'aspires qu'à vivre pénard.