• # un de plus

    Posté par . En réponse au journal Votre rapport à l’anglais ?. Évalué à 2.

    anglais appris à l'école pour moi. En fin de scolarité, relativement à l'aise à l'écrit, très hésitant à l'oral (je passais probablement 50% de mon temps en colle d'anglais à dire "heuuuuuu" en cherchant mes mots).
    Après une bonne quinzaine d'années d'anglais en contexte pro (lecture quotidienne de docs, de code, de slashdot/osnews/hackernews), avec des interactions régulières à l'oral en anglais, ça va. Je sais que je ne choisirais pas toujours des structures de phrase d'un anglophone natif, que mon accent est un peu chelou, et que j'aurais du mal à comprendre certains accents très marqués, mais c'est largement suffisant.

    Un prof d'anglais m'a dit un truc qui m'a beaucoup débloqué par la suite. Alors que j'étais planté depuis 2 minutes en colle parce que je ne trouvais plus le mot anglais pour "mouton", il finit par me demander le mot en français, et il me dit un truc du genre : "quand vous ne vous souvenez plus d'un mot précis, utilisez des périphrases. Par exemple, vous pourriez dire l'animal qui produit de la laine, ou l'animal qui fait bèèèè". Ça m'a fait réaliser que le plus important, c'est d'être compris avant d'être correct. Et il y a pleins de façons de dire un truc, tant qu'on a pas besoin d'être super précis.

    Sur la question de l'accent, ce n'est pas un point prioritaire. Par contre, si certains mots qu'on prononce sont systématiquement mal compris, ça vaut le coup de passer 5 minutes à apprendre à les prononcer correctement. Sauf pour le mot "error", j'ai abandonné, je suis pas foutu de le prononcer correctement. Vive "mistake" :)

    Il y a un moment ou, pour être vraiment à l'aise, il faut commencer à penser en anglais. Pour moi, c'était une idée assez abstraite jusque ça se mette en place presque inconsciemment. Pour ça, il faut arrêter de penser en français, puis de traduire en anglais. J'ai l'impression que connaître des expressions idiomatiques (des formulations toute faites qui n'ont de pas de traduction littérale en français), ça aide. Je recommanderais aussi de lire des livres en anglais (perso, j'ai commencé à lire le disque monde de Terry Pratchett en anglais parce que je voulais améliorer mon anglais, et que je savais que ça me plairait probablement). À moins qu'on se retrouve à ne pas comprendre du tout ce qui se passe, je pense qu'il ne faut pas s'arrêter pour consulter un dico à chaque fois qu'on ne comprend pas un mot. Au bout d'un moment, on va assimiler le sens (ou plutôt les différents sens) des mots et des expressions par le contexte (comme on a appris sa langue maternelle), sans qu'ils soient attachés à une traduction française précise.

    Je pense aussi que le fait d'avoir des phrases pré-écrites, ça t'aide probablement au niveau du stress, mais ça ne t'aide pas à penser en anglais. Par contre, prépare et prends tes notes pour la réunion en anglais.

    L'anglais à l'oral est aussi plus informel qu'à l'écrit. J'ai enrichi mon anglais informel en parlant avec des anglophones, en lisant des commentaires d'internautes sur des sites anglophones (genre slashdot), et écoutant des discussions entre anglophones (par exemple des podcasts sur des sujets qui m'intéressent).

    Pour finir ce long commentaire, quand tu as un doute sur ta compréhension, reformules ce que tu as compris pour vérifier si t'as bon (c'est un conseil aussi valable pour le français en fait :D )