« [...] pourquoi les professeurs des écoles devraient maîtriser parfaitement le changement de base [?] »
Ce n'est qu'un exemple. Maîtriser le changement de base permet de comprendre les algorithmes derrière les techniques opératoires. Celui qui n'a pas compris le système des bases ne comprend pas notre système de numération ; partant il est condamné à ânonner des règles qu'il ne peut expliquer.
Au contraire en l'ayant compris il sait répondre à des questions du genre :
* Pourquoi additionne-t-on les dizaines avec les dizaines et le unités avec les unités.
* Pourquoi fait-on des retenues dans les opérations ?
* Pourquoi n'apprendre les tables de multiplications et d'addition que jusqu'à 9x9 et 9+9 respectivement ?
* ...
C'est un peu une illustration de ce que signifie « un peu de recul » (au moins dans la tête des responsables académiques puisque c'est précisément un élément du programme du concours CRPE).
« Je ne comprends pas pourquoi il ne serait plus question de pédagogie ... »
Comme vous le soulignez très justement il y a la question des coûts qui n'est précisément pas ontologique.
Selon moi la raison serait-à rechercher dans les finalités. Dans les classes secondaires on a des élèves. L'objectif de l’enseignant est de les élever. Il recherche à ce que tous les enfants acquièrent les fondamentaux. D'où la pédagogie.
Dans le supérieur, ce sont des étudiants. Étudier est leur métier. Leur présenter les savoirs et compétences de leur branche est l'objectif de leurs enseignants. Cela n’exclut pas une certaine recherche didactique. D'autant que les objectifs chiffrés à l'université sont en terme de pourcentage de réussite.
Nonobstant regardons les objectifs : celui primordiale de la prépa est de sélectionner les meilleurs éléments (la finalité est un concours), le classement de la prépa en terme de qualité et donc de taux de réussite n'est qu'un objectif secondaire. De même l'objectif des études supérieures en général n'est-t-il pas plus de reconnaître un certain niveau de compétences aux futurs professionnels plutôt que de bichonner des élèves ?
Voilà qui se discute. Et peut-être que le terme ontologique est un peu fort en théorie. C'est du moins ainsi que je comprends votre raisonnement.
Je m'inscris en faux par rapport à ce point de vue. Les étudiants sont (et doivent être) responsables de leur propre réussite. Ils doivent donc devenir indépendant, passer du stade de l'élève à celui de citoyen à part entière. Le statut d'étudiant, c'est un peu la chrysalide du papillon. Un état transitoire au cours duquel la pédagogie disparaît rapidement pour laisser la place à l'appropriation responsable des connaissances. Trop chercher à complaire et à emmener tous les apprenants d'un groupe devient rapidement contre-productif.
[^] # Re: Aigreur, quand tu nous tiens
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal ils l'ont voulu, ils l'ont obtenu, et ils l'ont dans le baba.... Évalué à 2.
Ce n'est qu'un exemple. Maîtriser le changement de base permet de comprendre les algorithmes derrière les techniques opératoires. Celui qui n'a pas compris le système des bases ne comprend pas notre système de numération ; partant il est condamné à ânonner des règles qu'il ne peut expliquer.
Au contraire en l'ayant compris il sait répondre à des questions du genre :
* Pourquoi additionne-t-on les dizaines avec les dizaines et le unités avec les unités.
* Pourquoi fait-on des retenues dans les opérations ?
* Pourquoi n'apprendre les tables de multiplications et d'addition que jusqu'à 9x9 et 9+9 respectivement ?
* ...
C'est un peu une illustration de ce que signifie « un peu de recul » (au moins dans la tête des responsables académiques puisque c'est précisément un élément du programme du concours CRPE).
Comme vous le soulignez très justement il y a la question des coûts qui n'est précisément pas ontologique.
Selon moi la raison serait-à rechercher dans les finalités. Dans les classes secondaires on a des élèves. L'objectif de l’enseignant est de les élever. Il recherche à ce que tous les enfants acquièrent les fondamentaux. D'où la pédagogie.
Dans le supérieur, ce sont des étudiants. Étudier est leur métier. Leur présenter les savoirs et compétences de leur branche est l'objectif de leurs enseignants. Cela n’exclut pas une certaine recherche didactique. D'autant que les objectifs chiffrés à l'université sont en terme de pourcentage de réussite.
Nonobstant regardons les objectifs : celui primordiale de la prépa est de sélectionner les meilleurs éléments (la finalité est un concours), le classement de la prépa en terme de qualité et donc de taux de réussite n'est qu'un objectif secondaire. De même l'objectif des études supérieures en général n'est-t-il pas plus de reconnaître un certain niveau de compétences aux futurs professionnels plutôt que de bichonner des élèves ?
Voilà qui se discute. Et peut-être que le terme ontologique est un peu fort en théorie. C'est du moins ainsi que je comprends votre raisonnement.
Je m'inscris en faux par rapport à ce point de vue. Les étudiants sont (et doivent être) responsables de leur propre réussite. Ils doivent donc devenir indépendant, passer du stade de l'élève à celui de citoyen à part entière. Le statut d'étudiant, c'est un peu la chrysalide du papillon. Un état transitoire au cours duquel la pédagogie disparaît rapidement pour laisser la place à l'appropriation responsable des connaissances. Trop chercher à complaire et à emmener tous les apprenants d'un groupe devient rapidement contre-productif.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace