• [^] # Re: J'ai jeté un oeil...

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Next, la web-série sur les risques d’effondrement de notre civilisation, et le monde d’après. Évalué à 4. Dernière modification le 10 novembre 2017 à 19:00.

    Je te conseille de lire «l'âge des low tech» pour te rendre compte que non, tu ne veux pas du 100% renouvelable

    On dit la même chose, mais je le formule souvent un peu différemment : j'insiste plutôt sur le fait que le "renouvelable" dont on parle dans les médias n'est en réalité ni propre ni renouvelable car la seule chose "renouvelable" est la source d'énergie elle-même (vent/soleil) mais pas les matières qui servent à la capter ou à la stocker (terres rares / neodyme, lithium, etc. sachant que les panneaux PV et les éoliennes ont aussi des durées de vie limités). Et quand on veut faire passer ça à l'échelle (pour des ordres de grandeurs comparables à ce qui se pratique aujourd'hui sur du charbon/nucléaire) il devient évident que ça ne marche pas.

    Evidemment on souhaite 100% de renouvelable à terme (par définition ce qui n'est pas renouvelable n'est pas durable à long terme). Sauf que le "vrai" renouvelable est celui dont on est sorti à la révolution industrielle (traction animale et à voile, outils simples et réparables, moulins à vent, bois-energie, agriculture pastorale, plantes médicinales, etc.) et il y avait de bonnes raisons à cela : la densité d'énergie est considérablement moindre (et pour rappel il y avait quand même à l'époque quelques famines et maladies pour une population mondiale pourtant 7 fois plus faible... donc ça ne se fera pas dans la joie et la bonne humeur comme certains semblent le penser).

    Un livre que j'aime beaucoup est celui de McKay "L’énergie durable — Pas que du vent !", notamment parce qu'il essaie d'éviter les parti-pris idéologique (techno X == "bien", techno Y == "mal") mais plutôt à se concentrer sur des chiffres (pour chaque scenario, c'est la dose qui fait le poison...).