La technique optique est plus compliquée que la technique acoustique. En effet, plus d'options sont disponibles. Avant toute chose, il est tout d'abord nécessaire d’avoir sous la main au moins deux images dont on veut quantifier les champs de déformation.
Par exemple, supposons que nous avons pris des images au cours d'un essai mécanique de wedge splitting dont voici la schématisation. wedge splitting.
Cet essai mécanique consiste à fendre un morceau de matière (on parle d'échantillon). L'animation suivante montre les deux images obtenues et que l'on souhaite comparer grâce à la corrélation d'image. Le but est, par exemple, d'identifier le chemin de fissuration.
Configuration
La capture suivante montre le formulaire qu'il est nécessaire de remplir dans l'application mechamatic. Beaucoup d'options sont disponibles. Un bouton d'aide en haut à droite est disponible pour guider l'utilisateur et expliquer ces différentes options.
Une fois le formulaire rempli et la zone de corrélation choisie (la zone en jaune sur la figure ci-dessous), on obtient la capture suivante.
Il faut ensuite choisir si l'on souhaite lisser les résultats ou non. Pour ce type d'essai, il est préférable de ne pas lisser les données car l'on veut mettre en évidence la fissure.
Le calcul de corrélation est donc prêt à être lancé. Pour cela, il suffit de cliquer sur le bouton Compute DIC.
Résultats
Après un petit moment d'attente les résultats sont prêts. Ceux-ci se déclinent sous forme de diagrammes interactifs qui montrent une cartographie des champs de déformations. La capture ci-dessous montrent le champ de déformations obtenu. Cette carte permet de mettre en évidence la fissure du matériau.
Il est également possible d'obtenir des animations qui montre le champ de déplacement. Une possibilité intéressante est la possibilité d’exagérer ces déplacement. Par exemple, l'animation ci-dessous montre le champ de déplacement projeté sur une grille et exagéré d'un facteur 100.
Là on voit encore mieux la fissuration. On peut même observer un phénomène de crack branching, c'est à dire, une fissure principale qui se séparent en plusieurs sous-fissures. C'est très intéressant d'observer et de mettre en évidence ces phénomènes pour le mécanicien des matériaux.
Enfin, il est également possible de télécharger un ensemble de fichier csv qui compile les différents résultats obtenus. L'intérêt est alors pour l'utilisateur de pouvoir traiter les résultats bruts avec son outil numérique préféré : libre office calc, gnuplot, matplotlib... et même le non recommandable excel
À ma connaissance, il n'existe pas d'outil de ce type, c'est à dire libre, simple et disponible en ligne.
[^] # Re: Screenshots pour la partie optique
Posté par omc . En réponse au journal Mechamatic de la méca pour tous !. Évalué à 10.
La technique optique est plus compliquée que la technique acoustique. En effet, plus d'options sont disponibles. Avant toute chose, il est tout d'abord nécessaire d’avoir sous la main au moins deux images dont on veut quantifier les champs de déformation.
Par exemple, supposons que nous avons pris des images au cours d'un essai mécanique de wedge splitting dont voici la schématisation.
wedge splitting.
Cet essai mécanique consiste à fendre un morceau de matière (on parle d'échantillon). L'animation suivante montre les deux images obtenues et que l'on souhaite comparer grâce à la corrélation d'image. Le but est, par exemple, d'identifier le chemin de fissuration.
Configuration
La capture suivante montre le formulaire qu'il est nécessaire de remplir dans l'application mechamatic. Beaucoup d'options sont disponibles. Un bouton d'aide en haut à droite est disponible pour guider l'utilisateur et expliquer ces différentes options.
Une fois le formulaire rempli et la zone de corrélation choisie (la zone en jaune sur la figure ci-dessous), on obtient la capture suivante.
Il faut ensuite choisir si l'on souhaite lisser les résultats ou non. Pour ce type d'essai, il est préférable de ne pas lisser les données car l'on veut mettre en évidence la fissure.
Le calcul de corrélation est donc prêt à être lancé. Pour cela, il suffit de cliquer sur le bouton
Compute DIC.Résultats
Après un petit moment d'attente les résultats sont prêts. Ceux-ci se déclinent sous forme de diagrammes interactifs qui montrent une cartographie des champs de déformations. La capture ci-dessous montrent le champ de déformations obtenu. Cette carte permet de mettre en évidence la fissure du matériau.
Il est également possible d'obtenir des animations qui montre le champ de déplacement. Une possibilité intéressante est la possibilité d’exagérer ces déplacement. Par exemple, l'animation ci-dessous montre le champ de déplacement projeté sur une grille et exagéré d'un facteur 100.
Là on voit encore mieux la fissuration. On peut même observer un phénomène de crack branching, c'est à dire, une fissure principale qui se séparent en plusieurs sous-fissures. C'est très intéressant d'observer et de mettre en évidence ces phénomènes pour le mécanicien des matériaux.
Enfin, il est également possible de télécharger un ensemble de fichier csv qui compile les différents résultats obtenus. L'intérêt est alors pour l'utilisateur de pouvoir traiter les résultats bruts avec son outil numérique préféré : libre office calc, gnuplot, matplotlib... et même le non recommandable excel
À ma connaissance, il n'existe pas d'outil de ce type, c'est à dire libre, simple et disponible en ligne.