justement il existe une structure qui centralise de l'argent pour des projets, la Linux Foundation, qui pourrait facilement se lancer là-dedans.
C'est là je pense que tu te trompes.
Plein d'argent, c'est quand même à relativiser. Pour une structure qui a autant de projets en son sein, d'utilisateurs et autant de partenaires industrielles, c'est je trouve un très petit budget. La petite PME dans laquelle je bossais en brassait sans doute plus par année.
L'autre problème, comme cela a été souligné, c'est que la Linux Fondation emploie peu de personnes techniques (des développeurs ou mainteneurs). Donc il faudrait quelqu'un se dévoue pour mobiliser des employés pour aider les chercheurs. La Linux Fondation ne peut pas le faire, elle n'a pas l'effectif pour.
C'est le soucis du fait que la communauté Linux, dans son ensemble, est très décentralisée. L'avantage est que cela facilite l'intégration de travail extérieur (on peut par exemple parler de certaines entreprises qui ont du code libre mais qui ont un très grand contrôle sur le code). L'inconvénient est en effet que cela rend des décisions plus difficiles à mettre en œuvre car personne n'a la légitimité d'imposer des décisions.
Tout cela est au final assez simple, ça demande juste un peu de travail (pour coordonner le tout il faut des gens non-techniques, qui peuvent être payées pour ce boulot comme la Linux Fondation embauche ou sous-traite déjà du travail) et surtout de la bonne volonté.
Mouais, cela demande quand même d'évaluer la recherche, sa pertinence, les ressources nécessaires, de comprendre aussi les rouages suivant le pays en question (je pense qu'un dossier de recherche en Chine ce n'est pas les mêmes règles qu'aux USA, qu'en France, etc.). Personnellement, je ne trouve pas cela simple, je dirais même qu'il faudrait des employés compétents sur la question ce qui nécessite de les trouver, les embaucher, etc.
En soit oui, rien d'impossible, mais le manque de centralisation de cette communauté rend cela difficile si aucun partenaire industriel ne force la main ou prend cela en charge en grande partie.
Ça a un impact, mais comme je l'ai dit, c'est une goutte d'eau.
Pour une fondation avec moins de 50 personnes, envoyer l'un de ses membres les plus influents pendant 1 an, ce n'est pas si négligeable que cela.
C'est amusant car tu te plains (à juste titre) du manque de budget public dans la recherche ce qui pose notamment des soucis pour que chacun puisse voir les conf de son milieu et à côté tu dis qu'envoyer un an à l'étranger un employé cela ne sert à rien et n'est pas une décision importante. Car l'opération, je doute qu'elle a été gratuite.
Encore une fois, c'est de la recherche en systèmes; il y a des chercheurs qui contribuent à Linux dans ce domaine et c'est très bien. Moi je parle de recherche en qualité logicielle (test et analyse de code), et là c'est beaucoup moins clair—à part Coccinelle.
C'est déjà bien que la recherche soit impliquée dans le cœur du métier du noyau, non ? C'est la preuve que malgré tout, le noyau peut récolter et assimiler les résultats de certaines recherches. La qualité du noyau (je dirais même la qualité logicielle au sens large), honnêtement, c'est assez récent comme problématique (moins de 5-10 ans), les choses se mettent en place et les progrès sont malgré tout importants.
Je pense que ceci explique en partie pourquoi Linux a du retard sur d'autres entreprises par rapport à cette problématique.
Pour Mozilla, ce n'est pas très compliqué de dire à l'un de ses employés "si tu veux, on te paie pour aller pendant une semaine à la conférence machin qui t'intéresse, et quand tu discutes avec des gens là-bas, dis-leur bien qu'on est intéressé par le fait de financer des collaborations". Ce ne serait pas très compliqué pour la communauté Linux de faire la même chose.
C'est très différent et je suis étonné que tu ne voies pas le soucis.
Dans un cas c'est un employé, dans l'autre, ce sont des membres d'une communauté. Tu ne gères pas cela de la même façon. Si demain Mozilla veut financer une recherche sur Rust, elle peut forcer des employés à bosser dessus. La Linux Fondation peut juste inciter quelqu'un de le faire, mais ne peut pas forcer cette personne. Et c'est plus facile aussi de finance des gens affiliés à toi. Donc faut que cette personne soit un employé ou membre.
[^] # Re: Le cerveau n'est pas logique
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal Pourquoi la recherche en langages de programmation ?. Évalué à 4.
C'est là je pense que tu te trompes.
Plein d'argent, c'est quand même à relativiser. Pour une structure qui a autant de projets en son sein, d'utilisateurs et autant de partenaires industrielles, c'est je trouve un très petit budget. La petite PME dans laquelle je bossais en brassait sans doute plus par année.
L'autre problème, comme cela a été souligné, c'est que la Linux Fondation emploie peu de personnes techniques (des développeurs ou mainteneurs). Donc il faudrait quelqu'un se dévoue pour mobiliser des employés pour aider les chercheurs. La Linux Fondation ne peut pas le faire, elle n'a pas l'effectif pour.
C'est le soucis du fait que la communauté Linux, dans son ensemble, est très décentralisée. L'avantage est que cela facilite l'intégration de travail extérieur (on peut par exemple parler de certaines entreprises qui ont du code libre mais qui ont un très grand contrôle sur le code). L'inconvénient est en effet que cela rend des décisions plus difficiles à mettre en œuvre car personne n'a la légitimité d'imposer des décisions.
Mouais, cela demande quand même d'évaluer la recherche, sa pertinence, les ressources nécessaires, de comprendre aussi les rouages suivant le pays en question (je pense qu'un dossier de recherche en Chine ce n'est pas les mêmes règles qu'aux USA, qu'en France, etc.). Personnellement, je ne trouve pas cela simple, je dirais même qu'il faudrait des employés compétents sur la question ce qui nécessite de les trouver, les embaucher, etc.
En soit oui, rien d'impossible, mais le manque de centralisation de cette communauté rend cela difficile si aucun partenaire industriel ne force la main ou prend cela en charge en grande partie.
Pour une fondation avec moins de 50 personnes, envoyer l'un de ses membres les plus influents pendant 1 an, ce n'est pas si négligeable que cela.
C'est amusant car tu te plains (à juste titre) du manque de budget public dans la recherche ce qui pose notamment des soucis pour que chacun puisse voir les conf de son milieu et à côté tu dis qu'envoyer un an à l'étranger un employé cela ne sert à rien et n'est pas une décision importante. Car l'opération, je doute qu'elle a été gratuite.
C'est déjà bien que la recherche soit impliquée dans le cœur du métier du noyau, non ? C'est la preuve que malgré tout, le noyau peut récolter et assimiler les résultats de certaines recherches. La qualité du noyau (je dirais même la qualité logicielle au sens large), honnêtement, c'est assez récent comme problématique (moins de 5-10 ans), les choses se mettent en place et les progrès sont malgré tout importants.
Je pense que ceci explique en partie pourquoi Linux a du retard sur d'autres entreprises par rapport à cette problématique.
C'est très différent et je suis étonné que tu ne voies pas le soucis.
Dans un cas c'est un employé, dans l'autre, ce sont des membres d'une communauté. Tu ne gères pas cela de la même façon. Si demain Mozilla veut financer une recherche sur Rust, elle peut forcer des employés à bosser dessus. La Linux Fondation peut juste inciter quelqu'un de le faire, mais ne peut pas forcer cette personne. Et c'est plus facile aussi de finance des gens affiliés à toi. Donc faut que cette personne soit un employé ou membre.