Ce qui n'est pas le cas général du tout. Puisqu'on parlait des "délires" clientélistes des élus locaux, on peut parler de la mode actuelle du tramway partout : l'impact environnemental de la mise en œuvre est délirant, pour un bénéfice modéré en termes d'efficacité (ça remplace le plus souvent des réseaux bus existants).
bilan environnemental bien supérieur par habitant qu'à un campagnard lambda
Bof. Faut regarde la vue d'ensemble aussi. Le campagnard lambda, il va moins souvent au théâtre/cinéma/concert (parce qu'il n'y en a pas trop près de chez lui), c'est donc autant d'occasions où sa voiture reste au garage. Il prend généralement moins facilement l'avion (pour des raisons similaires), n’achète pas forcément autant de gadgets électroniques (quoique depuis Amazon...), passe ses week-ends à entretenir sa maison plutôt qu'à aller loin de chez lui, etc...
Tu oublies que les immeubles sont intéressants pour le chauffage pour deux autres raisons (dont bénéficie le gars au RDC) : moins de surface de contact avec l'extérieur (car pas de toit sauf pour le dernier étage, rarement 4 façades direct pour chaque appartement), donc moins de perdition, mais aussi volume à chauffer plus faible par habitant donc moins coûteux à chauffer.
Ouép, mais en échange on chauffe tout le monde au minimum acceptable par le plus frileux (enfin le plus frileux avec poids au réunions de copro, mais dans la vraie vie c'est quand même les retraités qui commandent dans ce genre d'instance). C'est souvent beaucoup plus que ce que l'habitat individuel moyen s'offre comme luxe. Et ça n'est pas une vue de l'esprit : je crève de chaud dans la plupart des appartements où je vais. Et les occupants parfois aussi, quand je vois comment certains ouvrent grand en hiver.
Vu ce qu'un bus, tram ou rame plein permet d'économiser en une fois, il peut faire quelques passages à vide que cela reste positif environnementalement parlant. Le bilan citadin sur cet aspect est indéniable (d'autant qu'en général en heure creuse, il y a moins de véhicules qui tournent à vide que de véhicules pleins en heure de pointe).
En tissu très urbain, oui. Sur du un peu moins dense (i.e. banlieue et grande banlieue), c'est beaucoup moins net : tes heures creuses sont beaucoup plus creuses, sans pour autant te permettre d'interrompre complètement le service. Et tes distances aggravent l'usure de ton matériel et ton rythme de renouvellement. Et alourdissent d'autant ton bilan : tes bus partent au rebus avec beaucoup moins de km/personne que les lignes parisiennes intra-muros (pour prendre un exemple concret).
C'est pas pour rien que beaucoup (trop?) d'agglomérations moyennes ont essayé de mettre en œuvre du transport à la demande - pour se rendre compte après, parfois, que beaucoup trop d'usagers confondaient avec "taxi municipal".
[^] # Re: T'aimes pas le maire
Posté par Larry Cow . En réponse au journal Taxe béton Nicolas Hulot. Évalué à 3.
Ce qui n'est pas le cas général du tout. Puisqu'on parlait des "délires" clientélistes des élus locaux, on peut parler de la mode actuelle du tramway partout : l'impact environnemental de la mise en œuvre est délirant, pour un bénéfice modéré en termes d'efficacité (ça remplace le plus souvent des réseaux bus existants).
Bof. Faut regarde la vue d'ensemble aussi. Le campagnard lambda, il va moins souvent au théâtre/cinéma/concert (parce qu'il n'y en a pas trop près de chez lui), c'est donc autant d'occasions où sa voiture reste au garage. Il prend généralement moins facilement l'avion (pour des raisons similaires), n’achète pas forcément autant de gadgets électroniques (quoique depuis Amazon...), passe ses week-ends à entretenir sa maison plutôt qu'à aller loin de chez lui, etc...
Ouép, mais en échange on chauffe tout le monde au minimum acceptable par le plus frileux (enfin le plus frileux avec poids au réunions de copro, mais dans la vraie vie c'est quand même les retraités qui commandent dans ce genre d'instance). C'est souvent beaucoup plus que ce que l'habitat individuel moyen s'offre comme luxe. Et ça n'est pas une vue de l'esprit : je crève de chaud dans la plupart des appartements où je vais. Et les occupants parfois aussi, quand je vois comment certains ouvrent grand en hiver.
En tissu très urbain, oui. Sur du un peu moins dense (i.e. banlieue et grande banlieue), c'est beaucoup moins net : tes heures creuses sont beaucoup plus creuses, sans pour autant te permettre d'interrompre complètement le service. Et tes distances aggravent l'usure de ton matériel et ton rythme de renouvellement. Et alourdissent d'autant ton bilan : tes bus partent au rebus avec beaucoup moins de km/personne que les lignes parisiennes intra-muros (pour prendre un exemple concret).
C'est pas pour rien que beaucoup (trop?) d'agglomérations moyennes ont essayé de mettre en œuvre du transport à la demande - pour se rendre compte après, parfois, que beaucoup trop d'usagers confondaient avec "taxi municipal".