Je pense que tu n’as pas lu ce que j’ai écrit (ou trop rapidement, en tout cas).
Si je t'ai lu et tu n'es pas plus convaincant que Bortzmeyer pour justifier ta conclusion suivante :
Le propos est simple : le standard ne fournit pas les outils pour gérer convenablement le choix automatique de la langue.
Le standard fournit un moyen pour négocier la langue du contenu entre le client et le serveur. Il permet de ranger les langues par ordre de préférence en en mettant certaines à égalité : tel est le moyen donné au client pour exprimer ses préférences. À partir de cela, le serveur détermine la langue qu'il considère la plus adaptée en fonction des préférences du client : soit il les prend en compte, soit il en fait abstraction et renvoie toujours le même document.
Toi, tu donnes l'exemple du MSDN qui pour les versions françaises te renvoie de la traduction automatique alors que tu préférerais la version anglaise. Premièrement, rien dans le protocole ne t'empêche de lui dire cela : je préfère la version anglaise à la version française. Ce qu'il y a, c'est que les navigateurs définissent une valeur de l'en-tête Accept-Language globale pour tout les sites : rien ne les empêche de permettre une paramétrisation par domaine, le problème est côté client. Deuxièmement, si Microsoft considère qu'une version traduite automatiquement est suffisante, c'est leur choix, mais cela révèle aussi un manque de sérieux du côté de l'éditeur.
Cela dit, si tu as une solution technique pour gérer le cas d’utilisation que j’ai décrit (qui n’implique pas d’aller cliquer sur un petit drapeau ou choisir manuellement dans un menu de langue), je pense qu’elle intéressera beaucoup de gens :).
Si tu fais références à ton cas : « préférer la VO si elle est dans la liste des langues suivantes », il suffirait d'adapter la sémantique du facteur de qualité par rapport à ce que propose la RFC. Selon la RFC, un en-tête de la forme Accept-Language: da, en-gb;q=0.8, en;q=0.7 signifierait (note bien le conditionnel, would dans la version anglaise) : je préfère le danois, mais j'accepte l'anglais britannique ou tout autre forme d'anglais. Il suffirait que le serveur considère le danois et l'anglais britannique comme équivalent pour le client (même facteur de qualité de 0.8) et décide de renvoyer ce qu'il considère être la VO de son document dans ce cas. L'en-tête signifierait alors : danois ou anglais britannique peu m'importe, sinon toute autre forme d'anglais. Ce qui me semble d'ailleurs plus sensé : sinon quel intérêt de rajouter un facteur de qualité et d'ordonner des classes de langue et non des langues.
Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.
[^] # Re: Et nous ?
Posté par kantien . En réponse à la dépêche Un nouveau logiciel : WemaWema !. Évalué à 3.
Si je t'ai lu et tu n'es pas plus convaincant que Bortzmeyer pour justifier ta conclusion suivante :
Le standard fournit un moyen pour négocier la langue du contenu entre le client et le serveur. Il permet de ranger les langues par ordre de préférence en en mettant certaines à égalité : tel est le moyen donné au client pour exprimer ses préférences. À partir de cela, le serveur détermine la langue qu'il considère la plus adaptée en fonction des préférences du client : soit il les prend en compte, soit il en fait abstraction et renvoie toujours le même document.
Toi, tu donnes l'exemple du MSDN qui pour les versions françaises te renvoie de la traduction automatique alors que tu préférerais la version anglaise. Premièrement, rien dans le protocole ne t'empêche de lui dire cela : je préfère la version anglaise à la version française. Ce qu'il y a, c'est que les navigateurs définissent une valeur de l'en-tête
Accept-Languageglobale pour tout les sites : rien ne les empêche de permettre une paramétrisation par domaine, le problème est côté client. Deuxièmement, si Microsoft considère qu'une version traduite automatiquement est suffisante, c'est leur choix, mais cela révèle aussi un manque de sérieux du côté de l'éditeur.Si tu fais références à ton cas : « préférer la VO si elle est dans la liste des langues suivantes », il suffirait d'adapter la sémantique du facteur de qualité par rapport à ce que propose la RFC. Selon la RFC, un en-tête de la forme
Accept-Language: da, en-gb;q=0.8, en;q=0.7signifierait (note bien le conditionnel, would dans la version anglaise) : je préfère le danois, mais j'accepte l'anglais britannique ou tout autre forme d'anglais. Il suffirait que le serveur considère le danois et l'anglais britannique comme équivalent pour le client (même facteur de qualité de0.8) et décide de renvoyer ce qu'il considère être la VO de son document dans ce cas. L'en-tête signifierait alors : danois ou anglais britannique peu m'importe, sinon toute autre forme d'anglais. Ce qui me semble d'ailleurs plus sensé : sinon quel intérêt de rajouter un facteur de qualité et d'ordonner des classes de langue et non des langues.Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.