• [^] # Re: Singulier, pluriel, faut savoir !

    Posté par . En réponse au journal [Jeu] Parser de l'écriture inclusive.. Évalué à 2.

    Je disais :

    dès qu'on désire parler de façon un peu subtile/avec des constructions un peu complexes.

    Tu répondais :

    dès qu’on désire n’être compris que d’une élite en fait ?

    Non. Je me fais parfaitement comprendre de gens anglophones, et oui, je parle et j'écris sans doute mieux (au sens de la grammaire et de l'orthographe) qu'une bonne partie de la population US pour le dialecte de l'anglais dont se servent les académiques. Ça ne veut pas dire que je parle « mieux » en termes de subtilité dans la langue, et ce, quel que soit le type de population à qui je m'adresse. De plus, il n'y a pas un anglais, mais plusieurs dialectes de l'anglais. L'anglais appris à l'école (je parle du cas US que je connais un peu mieux que le cas UK) est l'anglais « formel » et celui attendu pour écrire ses rédactions, devoirs, etc. Mais il existe différents dialectes hérités des siècles précédents qui, justement contrairement à ce que certains élitistes voudraient faire croire, sont tout aussi valides (mais ont émergé dans des contextes sociaux et géographiques différents de ceux qui rédigent les manuels1 ).

    Par exemple : « We don't need no education », « I can't get no satisfaction », etc., sont des vers qui m'auraient valu une mauvaise note en cours d'anglais, mais pourtant même si ces formulations trahissent une certaine origine sociale, ça ne veut pas dire qu'elles ne sont pas valides. Il serait facile de faire le parallèle avec l'argot, le verlan, etc., qui sont parlés dans certains quartiers ou certaines banlieues, ou cités, mais selon moi les deux seuls « vrais » dialectes qui existent en français sont le français québecois et le français de métropole 2 (les quelques différences de langue entre le français de Suisse ou Belgique me semblent tellement mineurs que ça n'en fait pas des dialectes selon moi, mais je ne suis pas linguiste).

    Bref. Pour revenir à ta question : non, je ne parle pas de constructions de langage élitistes, mais bien du parler de tous les jours qui peut être bien plus subtil que ce que tu laisses entendre. Et non, je n'ai pas d'exemple à te donner, là, maintenant, tout de suite, parce que je baigne tellement dans la langue anglaise US que je ne m'en rends plus forcément compte (il aurait fallu qu'on discute de ça il y a 4-5 ans, lorsque c'était encore relativement « nouveau » pour moi).


    1. Par exemple certains dialectes sont hérités de l'esclavage aux USA, mais pas que. Il y a aussi le dialecte anglais hérité des migrants irlandais, etc.

    2. Et même ça pourrait être remis en question si on considère les DOM-TOM.