• [^] # Re: pluriel optionnel

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Écriture inclusive, comment la France a encore perdu une belle occasion de devenir leade(r|use).. Évalué à 10.

    Quand je dis "un docteur", je ne dis PAS "un docteur blanc", il n'y a, dans "un docteur", AUCUN qualificatif qui est associé à l'évaluation de la couleur de la peau.
    Par contre, il y a bel et bien le terme "un" qui, on ne peut pas le nier, relève du genre.

    Quand je dis un docteur, je ne précise pas le genre du docteur. Cela peut être potentiellement une femme, un homme. On n'en sait rien car en français le neutre c'est le masculin. C'est toi qui interprètes cela comme cela véhicule le genre de la personne alors qu'en réalité cela ne véhicule que le genre du mot docteur qui est masculin.

    Ce n'est donc pas un problème de langue mais de son interprétation. Problème qui me semble plus culturel.

    Et de même, si je dis un docteur, sans précision de la couleur de peau, presque tout le monde pensera à un blanc. Pourtant c'est véhiculé par rien. Pourquoi donc on devrait forcer le fait de véhiculer le genre de la personne ? Cela ne me semble pas très cohérent.

    D'autres ont montré ici que certains métiers, comme les estafettes, sont pourtant interprétés par une personne masculine par défaut malgré un genre de mot féminin.

    Bref, il n'y a absolument aucun indice que ce matraquage linguistique aide en quoi que ce soit la cause féminine, les contre exemples que cela n'a pas d’incidence semblent trop nombreuses sans exemple en face pour étayer son efficacité supposée.