Je vais préciser ma pensée.
Des inégalités par rapport aux métiers, tu en as des tas. La couleur de peau, le genre, la nationalité, l'origine sociale...
Quand je dis, en France, que je suis allé voir le docteur, il statistiquement (et dans l'imaginaire des gens) c'est probablement un homme, blanc, caucasien de nationalité française, de religion catholique ou athée. Peut être même brun avec des cheveux mi-long.
Donc, pour lutter contre les inégalités, il faudrait que systématiquement je dise que je suis allé voir mon médecin noir de nationalité belge de sexe féminin ? Et quand on ne sait pas (car on parle du cadre général) il faudrait parler des médecins hommes/femmes/entre-deux noirs/blancs/jaunes/rouges et lister les 192 nationalités reconnues, lister toutes les religions et déclinaisons possibles ?
Car en fait, faire des agriculteur.ice.s cela revient à faire ça, juste pour le genre. Pourtant le problème est plus générique que cela (le genre n'est pas la seule cause discriminatoire) et il n'y a pas de possibilité que la langue règle cette question de manière simple et élégante.
Je pense sincèrement que cette atrocité ne mène à rien à part polariser le débat et se préoccuper de faux problèmes. Le seul truc qui fait sens, selon moi, c'est la règle de proximité pour l'accord qui serait simple, élégant et logique.
D'autant plus que, ces artifices linguistiques, ne règlent pas la problème de la langue orale (tu prononces cela comment ?), ni le fait que cela induit des difficultés supplémentaires pour la lecture de certains (en particulier ceux qui utilisent des logiciel d'assistance vocale ou de lecture braille, ou encore les dyslexiques).
[^] # Re: pluriel optionnel
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au journal Écriture inclusive, comment la France a encore perdu une belle occasion de devenir leade(r|use).. Évalué à 10.
Je vais préciser ma pensée.
Des inégalités par rapport aux métiers, tu en as des tas. La couleur de peau, le genre, la nationalité, l'origine sociale...
Quand je dis, en France, que je suis allé voir le docteur, il statistiquement (et dans l'imaginaire des gens) c'est probablement un homme, blanc, caucasien de nationalité française, de religion catholique ou athée. Peut être même brun avec des cheveux mi-long.
Donc, pour lutter contre les inégalités, il faudrait que systématiquement je dise que je suis allé voir mon médecin noir de nationalité belge de sexe féminin ? Et quand on ne sait pas (car on parle du cadre général) il faudrait parler des médecins hommes/femmes/entre-deux noirs/blancs/jaunes/rouges et lister les 192 nationalités reconnues, lister toutes les religions et déclinaisons possibles ?
Car en fait, faire des agriculteur.ice.s cela revient à faire ça, juste pour le genre. Pourtant le problème est plus générique que cela (le genre n'est pas la seule cause discriminatoire) et il n'y a pas de possibilité que la langue règle cette question de manière simple et élégante.
Je pense sincèrement que cette atrocité ne mène à rien à part polariser le débat et se préoccuper de faux problèmes. Le seul truc qui fait sens, selon moi, c'est la règle de proximité pour l'accord qui serait simple, élégant et logique.
D'autant plus que, ces artifices linguistiques, ne règlent pas la problème de la langue orale (tu prononces cela comment ?), ni le fait que cela induit des difficultés supplémentaires pour la lecture de certains (en particulier ceux qui utilisent des logiciel d'assistance vocale ou de lecture braille, ou encore les dyslexiques).